Marthe, 46 ans. Non vue
7. — Louis, 3<S ans. Exophlalmie l'as de goitre. Légère tachycardie (90). Tremble-
ment léger, niais net l.cucoplasie buccale. Réaction de Wasscrinann positive.
8. — Hélène, 36 ans. Gros goitre Ëxophtalmie Tachycardie 120. Tremblement. Ré-
• trognathisme. Réaction de Wassermann positive.
9. — Louise, 33 ans. l'as de goitre Légère exophtalmie Léger tremblement. Tachj
cardie minime (100). Nérvosisme. Surdité de l'oreille droite. Grosse hydai throse idiopathique bilatérale. Réaction de Wassermann positive.
LE GOITRE EXOPHTALMIQUE 297
10. — Marguerite, 31 ans. Pas de goitre Tachycardie 110 Exophtalmie. Tremble-
ment. Rhumatisme chronique. Rétrognathisme. Grosses déformations dentaires. Réaction de Wassermann positive.
11. — Fernande, 26 ans Pas de goitre. Exophtalmie. Tachycardie marquée. Trem-
blement (130). Plaque de leucoplasie. Rétrognathisme. Réaction de Wassermann positive.
La syphilis en effet esta la base des goitres exophtalmiques familiaux, des goitres exophtalmiques conjugaux et de la plupart de ces syndromes associés pour lesquels on avait si grand'peine autrefois à établir un lien entre le syndrome thyroïdien et le syndrome nerveux (épilepsie, myasthénie, tabès, sclérose combinée, etc.). Ce sont sans doute des syphilitiques héréditaires, ces basedowoïdes de Stern, qui ont toutes les tares des dégénérés, ne guérissent jamais, mais n'arrivent aussi jamais au syndrome complet. La syphilis héréditaire ou acquise est un des grands facteurs basedowigènes chez l'homme, chez lequel l'évolution de la maladie est souvent si grave ; elle coïncide souvent d'ailleurs avec une lésion aortique Les goitres exophtalmiques postsyphilitiques comprennent deux catégories: les syndromes de la période secondaire, facilement réductibles, et les syndromes tertiaires, plus tenaces.
Ce rôle si longtemps méconnu de la syphilis et de la tuberculose dans le syndrome de Basedow ne demande-t-il pas à être médité ? Lorsqu'on le rapproche des constatations anatomiques si intéressantes de Roussy, n'est-on point tenté de conclure que les réactions lymphoïdes et l'éosinophilie qu'il nous décrit sont la manifestation d'une action de l'une ou l'autre de ces infections qui ont une si grande affinité pour le tissu lymphoïde.
A un âge plus avancé, une troisième infection, le cancer, ne doit point être méconnue ; il est souvent la cause de ces goitres exophtalmiques à marche rapide que n'enraye aucun traitement.