‹ Questions philosophiqueChapitre 154 sur 193 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

8,699 18ri,b75

» Les individus attachés à l'exploitation du sol, en y oompraiaBt lc< domestiques de fermes, forment près des deux dnquîèines du noBbrp total des accusés ; mais il est bien évident que, dans la populalioB tolak, les laboureurs forment plus des deux cinquièmes. La catégorie la ph» nombreuse, après celle des cultivateurs, est celle des ouvriers charf» de mettre en œuvre les produits du sol ; elle comprend près du qort du nombre total. Viennent ensuite celles des domestiques ittacbés à h personne et des commerçants, à peu près égales en nombre.

9 La catégorie des accusa appartenant aux inrofessions libéfaks, fonctionnaires et agents de la force publique, est la première pv le nombre proportionnel élevé des accusés jugés pour des crimes omtarf les personnes. Elle en présente 410 sur iOOO. Après elle se place, son ce rapport, la classe des cultivateurs, 408 sur iOOO.

» Les deux catégories qui présentent, au contraire, le nombre fnportionnel le plus faible d'accusés de crimes contre les peraoïmet ni la septième : les commerçants (470 sur iOOO), et la dernière : gensnv aveu (225 sur 1000). Les autres catégories s'écartent peu de la propo^ tion moyenne de tous les accusés, sans distinction : 318 acciués Jf crimes contre les |)crsonnes, et 682 accusés de crimes contre les propriétés sur 1000. »

Analyse des doeumenU reateUtù par le tercw d» statistique du ministère de /ajHilîot.

•Mai wvnmnm m accusia. — 1826 a I8û0

« Ne sachant ni lire ni écrire 102,B32 (554 fnr lOOD!

» Sachant seulement lire, ou lire et écrire imparfaitement 57,188 (309 fnr IOOO)

» Sachant assez bien lire et écrire pour s'en servir utilement 19,618 (106 mr 1000}

» Possédant une instruction supérieure à ce dernier degré, c'est-à-dire pouvant tirer parti de leurs connaissances pour gagner leur vie. 5,737 ( 31 lur liOO]

TOTAUX 185,073 (IOOO)

Analyse des domments ret^ueillis par le bureau de sMUifÊi du mxnxsti^i'e de la justice.

iftnras BT lOÈMÈn. ^ i826 a 1845

I* Pendant les vingt années écoulées de 1826 à 1845, il est entré dans les maisons centrales du royaume, pour y subir une détention de deux y cinq, dix, quinze ans et même plus, 35,932 femmes, parmi lesifuelles 1648 n'avaient pas atteint letse oui; c'est une moyenne annuelle de 1800 (1796).

• 2* Dans le même espace de temps, il est sorti des mêmes maisons centrales environ 26,000 femmes (soit par an 1300);

9 3* Sur ce nombre de libérées, un quart (23 sur 100) retournent en prinHi pour de nouveaux méfaits ; quelques-unes rentrent dans leurs familles ou trouvent à se placer; plusieurs renoncent au monde et se cfiD^acrent à la vie religieuse. Le reste revient à ses mauvaises habitudes. Btaucoifp enfin périssent de misère.

BRNoisTON DE cHATEArNsuF. Mémoire sur la conditicn des fdtnmes et des jeunes filles détenues et libérées.

ABUS il l^nPUtOIIIUIT

Les chiffres suivants prouvent quel abus on fait de l'emprisonnement, sjjis calculer les conséquences de cette peine sur le moral et la mortalité de ceux qu'elle a frappés :

On a arrêté à Paris, pendant l'année 1852, 21,316 personnes dont 19,605 en flagrant délit.

Sur ce nombre de 21,316, il y a eu 6228 garçons mineurs et 581 tilles mineures.

Ainsi, les enfants sont au nombre de près de 7 mille sur 21 mille, et forment, par conséquent, le tiers dea personnes arrêtées à Paris dans le cours de chaque année.

Mais ce sont pour de légères fautes que ces enfants sont arrêtés chaque jour. Il est constaté par la statistique que, parmi les Î1,3I6 individus arrêtés, il y avait 6414 vagabonds, 2698 mendiants, 1396 imtividui» sans asile, c'est-à-dire que l'on a arrêté, en 1852, 10,508 citoyens qui n'ont commis ni crime ni délit.

Sur 21 ,316 {tersonnes arrêtées dans le cours de l'année 1852, le gouvernement convient que 10,508 n'avaient commis ni crime ni délit. Voilà dtmc, d'un seul mot, le nombre des prévenus réduit à moitié, c'é'st-à-dire au chiffre de 10,808, et parmi ceux-là il y a encore un ^and nombre d'innocents.

La statistique criminelle dit donc avec raison que le chiffre des arrestatioii< |M*ni lH>aiicnup de sa gravité (|uand on étudie la cause dediacune

ses NOTBS DU LIVRB SOIfiME

(relli'S. Elle dil : « Lo jiliis grand nombre n'a pas l'imporUnce quf Toa nniirruit cniirc. Ce sont, le p9u$ ordinairemeni, de timplcs actes 4t résistance aux agents qui font exécuter les lois, i^

AMiAf ATiai^ PAi eneuLAui, m itan m puwn

« Dans le régime créé par la circulaire du iO mai i83d, toutes le> rnnditiniis do la peine ont été transformées pour les détenus de vingt-tleux maisons centrales de France.

9 Lactmtrainte du silence^ pendant le travail en commun, est le su])plice nmouvHé de Tantale; les tâches forcées, la nourriture ilrie dans ses qualiU's restaurantes, l'absence de vin, de bière ou de tabac, dont rtiabitiido plus ou moins enracinée rend la privation atiw et lentement inortt^llc; la diminution de la quotité disponible du salairp telle, que chaque détenu ne peut ajouter plus de io centimes pir jour à sa nourriture réglementaire, et qu'il n'en a souvent que 5 ]Miur acheter li> même aliment en double de la prescription quotidienne : tel est l'ahrégc do re régime jiar circulaire, qui a iloublé la mortalité lies pri-înimiiTs. »

Dr BOCBDET.

iTtTtu pinniTuiii

« ... 11 en est du système pénitentiaire le plust perfectionné

h' la civilisîilion la jilus avancée : l'un et l'autre ne {«uvent porter qv les fruits ({u'ils jiroluisrnt. Or ce sont de tout autres fruits qne cenlà qu'on en es|HTe. Ih* là U* trouble et les mécomptes "'qu'apportent. tl.ins l4*s calculs spéculatifs des statistiques faites à l'avance, lés rémltM(< |Mivitir> «le< ((MUples rendus officiels de la criminalité de chaque iiunce.

» Piif fxemple, tous les moralistes à priori nous bercent depuis m •liMui-sii'cIt' de la pensée que l'efTel immédiat des progrès de la civilisation doit (•tn* uéi'essii ire ment dciiiminuer progressivement le nomkvf 'U-< f iiiiirs atroces cl d'accroître, en échange, les crimea d'un onlie inlVTii'ur. Or, les statistiques oflicielles constatent que c'est préeîséiii>'Ut dans li*s départements les plus progn'ssifs et les plus civiliiés. r'rst-.'i-diiv ji*s plus Hclies et les]>lus instruits, qu'il se commet le plitf «II' iTiuies «'l li's plus graves.

^ (>(> ni<*'OM'. tous |i'> rrfonuateur> pénitentiaires nous disent depuif

cinq ans : ClasM'z les di^tcnus par catégories ])<'*nales, faites-ie»

r, iuslruiM>/.if>: h., rentrée moralises dans la société, ilsi de-

LA i09fiGE unmniaBLLE ats

it des dloyeiis hoonêtes. Or, les tUUstifnes effidellee cêêsêê^ , depuis les réformes introduites dtns notre légiskrtkm péaifte los prisons, non-seulenvpiit les récidives augnentent d'ornée », mais que les détenus les phis intelUgeats leni en mè«e s plus pervers, et que ceux qui sortent avec une masse de lér -oduit de leur trataii sous les verrous, toaabeat d'atttsnl plus antant plus gravement en récidive que le chiffre de leur masee

: que notre civilisation actuelle et la réforme actodle de nos lont telles, qu'elles doivent nécessairement amener ce ré-

tie semée n'a jamais produit de bon grain... fe savons-nous pas que la moyenne des accuséi traduits an- •nt sur les bancs de nos cours d'assises reste enfermée comme cadre invaria ble, et que le rapport du chiffre des années à la population est, annuellement et constamment, de i accusé ^ on 4500 habitants ! « La jiart des prisons, des fers et de aud semble fliée, pour la société, avec autant de probabflité I revenus du gouvernement, » a dit à ce sujet M. Quételet. e anné«>y dit M. Guerry, voit se reproduire le même nombre de , dans le même ordre^ dans les mêmes régions; chaque dasae mes a sa dtstributinn particulière et invariable par sexe, par ir saison ; tous sont accompagnés, dans des proportions pa* , de fait^ accessoires, indifférents en apparence, et dont rien nVxpliqne le retour, de telle sorte que le produit annuel des « ou des impf>ts, dans les diverses |iarties de la France, ne t être évalué d'avance avec plus de précision, de certitude, que ihre des vol^, des meurtres et des assassinats. » Une chose pKcablr eni^ore, c'est que la totalisation du chiffire des crimes ue année ne r<*çoit aucune augmentation de raei*roissement lives. Aiuiii, qu'il y ait, dans une année, plus de liOO réclqu'il y vn ait, dans une autre année, moins de ^00, la somme s rrinifs dt* cliaciino do rcs deux années n'en présentera |>as niénit' chifTro ()ro(N>rti(»nnel en fin de compte... »

MOBKAr-ciiRjsTOPBE. Dtcttonnairr de CÊwnomie politique, t. II, p. 693.

eMiiTMi ils uiiais

cun sait qu'une des gramles difficultés de la réforme pénitenest la queMtian de savoir ce que Ton fera du prisonnier à l'esde AU ptMuc. Dans l'élat actuel àeê choses, rien de plus triste

^\ NOTES DU LIVRE SmËME

\\w la |)osition du libéré qui veut vifre d'une manière hononble.A [Hmet sorti de prison, il se retrouve en face d'une société qui leredomr. qui le fuit ot l'expulse tout à la fois. Veut-il embrasser une caimt. rhacun s'empresse de la lui fermer. Veut-il entrer dans une maoafktiire, ses camarades, dès qu'ils connaissent sa {Misitiony le chassent iiupitoyablement, et, ^ce à la malheureuse direction donnée à la surveillance de la haute police, grâce à la malice et à la cupidité dr se* anciens compagnons de ])rison, il est sur d'être bientôt découvert. Dès lors, sa seule ambition, son seul moyen de salut doivent être de cacbrr sa faute et de vivre seul du produit de son travail solitaire. Or, quel est le résultat du travail, qu'il est organisé dans le quartier des hommes ? C'est d'apprendre au détenu un état qu'il ne pourra phb exercer, dès qu'il sera libéré ; c'est de le rendre propre à cette vie de» manufactures qui est son plus grand danger. Cest donc fort à tort que. Jusqu'à présent, on a mis la question de budget à la place de la question de moralisation, et qu'on s'est plus préoccupé du travail pendani la détention qu'à l'expiration de la peine. Veut-on en effet que les libérés puissent reprendre leur place dans la société? Veut-on diminwr le nombre des récidives? Qu'on apprenne alors aux condamnés uo métier que plus tard ils pourront exercer seuls, dans leurs famille», dans leurs cliambres ; qu'on leur fasse faire l'apprentissage de ces élib où les Iravailleurs n'ont de rapports qu'avec le public ou le maître qui les emploie; qu'on multiplie daas les ateliers les métiers de tiaserands, les tours; qu'on y augmente le nombre des tailleurs, des oordomiîtfi. des ébénistes, et on aura fait un pas très-grand dans la solution de U diflicile question qui nous préoccupe en ce moment. Pour maînt#mr dans la p«Mite diflicile du bien l'homme qui s'en est déjà écarté, il ne suffît pas (le lui donner un bon conseil, ni même de lui laisser le lonvenir d'une sévère punition ; il faut encore lui donner les moyens «le vi\Te et de gagner honorablement le pain dont il a besoin. »

AD. BADooN. Maûon de Ctoinxnix. — Ajumaîri de k r/ian/^ 1. 1, p. 4I2-H3.

ETTRi SI U PimUGITi

« L'inspection, en Angleterre, s'abstient de toute action sur la diiô-

pline, sur la dirertion de l'école, et pourtant son influence est tmaii^

rable ; plus considérable sur les destinées générales de renseignement

qu'en France même, où cependant elle a directement la main sur lr>

»ersonnes. J'expliquerai ce phénomène par un mot ; Les jugiwiBh par-

en Angleterre iont punurs. L'inspection se borne à constater, i

i'r, à discuter des résultats, cela est vrai ; mais pour témoin et

pour juge de ses appréciations^ elle a la puissance la plus redoutée :

EOQàiiB RENDU. De rimtrucliùn primaire à Londres.

Attnuio Honnui m ntiiTi u waua

m Les ArteHschUa russes forment une compagnie d'assurance mutuelle de probité. Ils répondent les uns pour les autres et restituent, à irais communs, les valeurs que l'un d'eux pourrait soustraire. »

GOLoviifs. iccmmk poHtiqui, p. 309.

LIVllE SEPTIÈME

ABHlflITUTIOII BOSPnAUiUI El FIAKI

Il y a on Fruncti il33 administrations hospitalières établies djib 1130 communes, savoir : 87 dans los chefs-lieux de dépaitemcBli, 253 tlans les chefs-lii'ux d'arrondissement, :)07 dans les chefs-Ueui de canton et VX\ dans les t*ommunos rurales.

Ces 1^3 administrations liospiUilières dirigtmt 1270 établîssenMBts : 3^9 hôpitaux, 109 hospices, 734 hôpitaux-hospices, c'est-à-dire ayal le double caractère d'hôpital pour les malades et d'hospice pour iteevoir les vieillards, les iniirmes incurables, les orphelins et les cnteb trouvés.

38 administrations hospitalii'res manquent des ressources suffisant», et sont obligées dv. fairi' traiter à domicile les mahides qui rédamnl leur assistance.

Il reste encore, m Francis 15o6 cantons tlépourvusde ces étaUiiiSmenth, et il faudrait au moins fK) millions pour en créer un das chafpie eant«)n.

La (piotité ii«s dons t^t legs faiLs oflicieilement aux pauvres a été, lit' iH\H) à {H.'t, «le i22,:H4,80<) fr., non compris les dons manuebet h'S dons et legs autorisés par les [iréfets.

I^^s revenus des hôpitaux «4 hospia>s ont été, en 1847, dr

!)4,in>,i»r)0 fr. hO c. Les propriétés foncières figurent dans oellr

snmnif pour li,41:2,:wl fr. 4Uc. brut, (pie le prélèvement des liai»

•éduil à 1 1 ,'i\i I ,H7S fr. 'M\ r. net ; i«\s rentes sur IKtat, pour 7,29:i,ISI fr.

et It'.N suliVt*nlion> conuiiunales, pour 8,307,U!i'i fr. 08 c.

«iste une graiide disproportion dans la rc|iartition de la

f.B DeCIME UNIVERSEL 307

Tftwmm entre les H 33 admimifllntioiit hespitalières. Sur ce bre, 93 seulement ont plus de 100,000 fr. de recettes onlinaires et èdcnt ensemble 38 tniHioiM de revenus, tandis que S93, plus de la ié, n'ont pas iselément f 0,000 fr. de reoetiM annueMei, ou an- Ue)f, 700,000 fr.

. Coquerel, dans son rapport sur le projet de loi sur TassiataBce ique, présenté à l'Assemblée consthuanle, signale les faita anhrvits, ficHient à l'appui de ces inégalités :

Tel hôpital, dans une ville de 2500 Énea, poasède 9t,0CX) fr. de nos, et reçoit 7 malades par an; la comnune voiaine, portant le le nom, n'a point d'hôpital. Dana le même déparlenMnt, une 1 ville de 1700 âmes a un hôpital dent lea revoma d^^aieent OOfr. »

adminiatration hospitalière de Pana eat la plus riche de lootea; efeoua ordinaires «élèvent à 12»ti904ta fr. 70 c; à Lyon, ils târ MOt la somme de 2;279,090 fr. 04 c

i valeur vénale des propriétéa appartenant aux boapioea étant évaà 400 millions, et Im revenus kii milfions, il en fféauMe que l'indn capital qu'elles représentent est de S i /« pour iOO. La rédocdes baux renouvelés depuis 1848, et l'impôt de mainmerta, orée 1 loi du ÎO février 1840, ont réduit cot intérêt à t pour 100. Les néléa rurales gérées par lea adminiatrationa eUes-mèmes ne n^- ■i pas plus de 1 pour loO. la conversion du prix de tous oea imitai en achat de rentes sur l'Étati dont la perception ne coûte na frais, aurait élevé de :î à 5 1/2 pour 400 le revenu du capital t représentent, c'estrà-dire de iO millions à 27^00,000 fr. La dé- I dii personnel des employés, dea religieusea, des aervanta et des icîns absorbe à elle seule près du cinquième du revenu total des nistrations hospitalières, près de 10 millions, c'est-à-dire une ae égale aui revenus de leurs propriétés foncières, 20 pour iOO de panse totale.

1 10 millions sont partagés entre 25,îi61 agenta de toute sorte. Lo omI complet est de 31,486 individus, mais 5027 admittialrateurs Ksaent itratuiiement leurs fonctions. Les hôpitaux ai huapices de 7t ont vn tout 1 26,000 lits, c'est donc un «npfoyé pour gunfra

»st d<* |»otits hospiiws de campagne oii, pour 10, 15 ou 20 ma-

» Id maison payt', nourrit et «Mitreticnt 5, 8 ou iO religieuses, plus

3 M»rvanb!.

I \'2t\J)00 ViU ont éié occu|iéH on 1847 par 486,083 maUdes dans

>pitau\, (>t par k{i,I44 mffarmea, aliénée, etc., tUiis les hospices.

ces derniers établii»sem(Mits le nombre des femmes a été supérieur

li At^ hommes.

durée moyenne du séjour des malades à l'hôpital eat da -li jours

pour los hommes^ de 64 jours pour les femmes, de 70 jours pour h enfants.

Le prix moyen de journée que les malades coûtent à l'hôpital cA k 1 fr. 9 c; è Thospice, il est de 97 c; à Paris, œ prix s'élève, diDi k hôpitaux, à 2 fr. iO c; dans la Corri'zc, dans le Finistère^ il demi à 44 c.

U moyenne de la mortalité a été en 1847 :

Dans les hôpitaux, i sur L'i pour les hommes, i sur i2 pour les femmes, i sur 46 pour les enfants.

2i,l7<i enfants sont entretenus dans les liospioes, auxquels cbicm coûte environ 200 fr. par an. ils ne coûteraient pas iOO fr. à h csb- |)agne, placés chez des cultivateurs.

Dans la <lépcnso de l'hospice, dépense appelée à disparaître dès qw l'épargne collective aura universalisé Tassurance, se trouve iapbdtrment ot transitoirement comprise celle des enfaniê tramoiêf qui est éçh Icment ap|»elce à disparaître entièrement par la constitution du bocaui UNIVERSEL. En Prusse et en Angleterre, les enfiuts trouvés sont à h charge de la commune et de la paroisse. — Voir ce qu'a écrit M. Kirnigswarter : Légisiaiion des peuples anciens et mùdernm reUm mu enfants nés hors maiiage, p. 89 à 93.

On y lira notamment ce qui suit :

c Le Code civil du canton de Vaud fait adju{jer les enfants illégîtiiMs au père ou à la mère par la voie des tribunaux, sans que roprilMl l'enfant puisse réclamer les droits d'un enfant légitime. S'il est wiimt au père, il porte son nom et fait partie de la commune, et le pènéàt pourvoir à son entretien jusqu'à ce qu'il soit en état d'y pounoîr Mmême. Si le p<'re est absent, la mère est chargée des mêmes et à défaut de tous les deux, Veniretirn de tenfa»U tùmbê à to de la commune, sauf son recours contre eux.

»... Quant k l'Angleterre, la loi de 1834 n'a changé en rien le cipe qui admet la recherche de la paternité, mais elle en a atténué tef rigueurs en on modifiant les conséquences. Selon cette nouvelle loi, h iiiôre est exclusivement chargée de fournir des aliments à l'entai ji»' qu'à sa seizième année ; si elle est incapable d'y pourvoir, etlff eê^ption rrtombe sur ia j}aroisfr, qui peut, en ce cas, exercer son reeoors contre le prre putatif... La commune a un recours oonire le père jnsqu'à ce que les enfants aient atteint l'âge de sept ans. »

BinrAiSAia roBUiui

^ évalue, liit M. Marbeau, au sixième de la population lolala et t, à 6 millions euYiruD> lo nombre des habitants qui ont k^

LE DËCIME UNIVERSEL 369

soin (l'èire secourus. Pour subvenir à l'entrelieo de ces 6 inillioas de misérables, ou dépense d'abord 115,444,202 fr. 50 c. dans 9,242 élablisf»emonts de bienfaisance, y compris 7699 bureaux de charité ; Tiennent ensuite les dons de la charité privée, qok peuvent être évalués à peu près à la même somme : ce qui porterait à un peu plus de 200 millions, ou à 35 fr. par tète, l'entretien de nos 6 millions de pauvres. »

MAiiBiAu. Du paupéritmê m .Franct ti du mo^fem d'y

nmédier. Compte rendu par M. G. de IL — Jaumai

du Éeommittm, L XIX, p. 306.

iosmÉi A dAnn nmaiiT m u vou m riait

« La moyenne des secours a donc été (en 1847) de 23 (r. par indigent, mais sur cette somme il faut prélever les frais généraux, qui ne s'élèvent pas à moins de 5 fr., en sorte qu'il ne reste pas phis de 18 fr. à chaque indigent, soit 5 cent par jour. »

AD. DE WATTEviLLK. Afoitiairt de VÈoommdê poHHquê eidela SUUitUquepowr 1849, p. 174.

« ... Pour que les secours des bureaux de bienfaisance soient eomplétenicait efficaces, il faudrait qu'ils fussent propertionaés aux besoins et que les bureaux de bienfaisance eux-mêmes fussent en moins grand nombre. En effet, quel bien peut opérer un établissement de bienfaisanœ qui possède pour toute ressource 8, 12, 18 ou 20 fr. de revenus? Aucun assurément Cependant un grand nombre de bureaux de blenfiaisuice sont dans cette situation financière...

» 1^ secours, pour être utile, doit être assez considérable pour relever du malheur un père de famille et le mettre à même de subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants. Ce n'est pas alors 3, 4 ou r« fr. qu'il s'agit de lui donner, mais des outils, des matières premières i|ui lui permettent de reprendre le travail. »

AD. DE wATTEviLLE. SioMIqm dts ^abHtamentê de Umftdtancê.

m Vjt qui convient surtout aux habitants des campagnes, ce qu'il faut leur donner conmic institution générale, c'est le bureau de bienfaisance, la diUribyAion des secours à dmkik. Cette insUttrtioa est celle

a70 NOTES DU LIVRE SEPTIEME

qui est iê plus en hannoiiîe avec leurs moBun, leim hÉhUnta,!* point d'honneur, leur esprit de famille, leur désir de vivre et de ■» rir au milieu de leurs enflmts.

» Des 2484 chefs-lieux de canton qui ne sont ni des pNfeelHW* des sous-préfecturesy il n'y en a qu'un tiers enviroD qui lieal um UfM ou hospice.

» Quant aux bureaux de bienfaisance ou de secours à domieUs, àsft le nombre, pour toute la France, s'élèfe à environ 7000, tons les cUp lieux de département et d'arrondissement et piesiiiie-tous les Mt lieux de canton en possèdent en vertu de la loi da 7 frimaire m (27 novembre i706). »

D' Lfi.DT. De la santé du pmpk.

fonàTiais aoRAïui n amuibu

On (Waluo à quatre cent quarante-deux mille acres de tem^rsprt' sf'Htant un capital de 1 milliard 250 millions, le montant tobd dn Uw afT«*ctés, en Angleterre, aux fondations de charité. Ges Mens pndësiMit un revenu de .^0 millions environ, et proviennent de vingt-hnl milita cent (|uarante donatitms h^partics sur tonte la surface du pajfs.

On s\vA habitué, eu Angleterre, à considérer ces bien» «iiMBe en n»iiriéti*s iirivées, et les administrateurs comme des im|riéUinsàfn Ton n'aurait pas le iiroit de demander compte de leur gaatM*; Tan je- (fera de l'excès où cette réserve a été portée lorsqju'ttn nont fAi l^rand nombre de ces fondations pieuses^ qui remootMil au ne peuvent pas avoir maintenant l'emploi prévu par le doaalaîre. des fonds ont été K'giiôs pttur somier le oouvre^eu; pour édairsT, des lanternes, des rues illuminées depuis longtemps par le gu; povk tir à l'oie, p<mr des comluits de taureaux; pour chasser les cUaus fî s'iutro«luis«>nt dans les églisi's» et pour réveiller ceux qui s'y eadanMil; |Hiur fiMuler et entretenir des lêiu»series. Or, comme on ne aane phi le ciuivre-feu : vonune les combats de taureaux et le tir à raie asift iahuMiains; couiine il est interdit de pincer les gens, même sous ptéleili de les réveiller, et ronime lu l^pn' a disparu d'AngHnreen mèmetfmiK (]ne les fitrêts de chênes féconds en fdands dtmt les Saxons ■oorii»siieiit jadis irinunenses tnuipi'aux de i^nirceaux, il est évident que ki re\etius Icizucs (Hinr la guêrison de la lèpre, et le reste, reçoivent d'antre^ lieslinations. Lesquelles? c'est ce qu'enfin le gouvememenl a \oulu savoir en lS«k4.

LB EËCIMB UNIViOiSBL 171

Éitiftiîon fwbIkfiMi dM ImipieM «1 ôm tanau de ? la phipart des localités^ coiftte de SO à !I5 p«uf iOO dei avec ces 20, ces 25 pour iOO, on couvrirait bkm des abat ute dans les adminiiOratkmfi partiodièrea; et, m TaliaeBce pmimdt vefdr en aide k pêw d'infortiOMs, à piva dt niaèraa. *urs un luxe qui est inhérenl am adnlBistratMNaa poUiquaa. 'ambitimi^ Torgueil des adnnaislratews t'en mêleat : je nds mtt et je parle m praticien. On ^nt faire parler de aoi, ou * vn nom^ et l'on fait beancovp de aoitisea pour arriver à

établir en peu de anots la cfifférence qtflà j a entre faction é et celle de TaesistaBce pvblique.

les possède deux institutions : l'hospice de Sainte^xertmde ! des Ursulines, qui sont administrés, entretenus par la cbaconiptent chacun deux cents pensionnaires, aussi bien hési bien noiuris que ceux de l'hospice public de rinfirnierie l'objet de plus de soins pieux.

es deux h(»spices privés, la journée d'entretien ne dépasse times; el)(> s'élèvt* à i franc dans l'hospice public. Cette difit, je le répèle, à la nalure de l'administration publique. On iuvres à Sainte4ierlrude pour un loyer de 0000 fr. par an ; il ),000 pour le logement de 100 vieillards à Thospice de l'in- >nt la construction a exigé près de 1,580,000 francs. Au-ssi iens, il y a plus de vingt-cinq ans, quand on me fit voir cet nt, qui* la personne qui nie servait d'introducteur, après t pannurir les Ix'lles caves, les immenses galeries, les grands les fîri>ni(Ts gigantesques, attira UKm attention sur les trousrticuliènMuent sur les six chemises dont chaque vieillard 11. Je ne pus nr«>nq»èclier de n'*pondre que le scddat n'était reux et m* contentait de trois chemist^s... m autre fait :

)eu de niids, j'étais le cicérone d'un des hommes politiques lingues dt' notre é|KM|ue, qui est aujourd'hui premier mison pays, vi ji* le c(»nduisis à riiùpital Saint-Jean. Je dois le 4ildiss<*nH*nt i*st a«hnirablenient tenu ; il n'y manque absolulans aucune partie tlu service. .Nous y passâmes trob lieures. gnon >'étail fait renseigner sur tous les détails, et il en sorité de l'ordre, de la |»roprete, des soins, de l'harnionie des ices, quand niallieureus4Mnent il afM'rçut sous le vestibule du deux grandes pierre>, dont l'une fwrte en lettres d'or que

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