NEUVIÈME OBJECTION
Que deviendra la propriété patrimoniale?
RÉPONSE
Qle subira, dans sa transmission par voie de sueceasion, lee
mgomeats et les modifications qui seront les conséquences nouv<>l ordre de choses. Que cet ohangements soient plus moins profonds, le »ol en discontinuttra^t-il d'Mre possédé el tivé? Non. Eh bien, n'est-ce pas là ce qui est essentiel?
Qu'importe à la société que le sol soit aux mains de tdt |K-
sesseurs ou de tels autres ?
Écoutez ce que dit, à ce sujet, Montesquieu :
tt La loi naturelle ordonne aux pères de nourrir leurs entait; ■■ elle ne les oblige pas de les faire héritiers. Le partage des biens, IsiIb sur le partage, les successions après la mort de celui qui a en oe pr tage, tout cela ne peut avoir été réglé que par la société, et, pv eoîiéquenty par des lois politiques ou ciioles.
V 11 est vrai que Tordre politique ou dril demande aouwnt ^hi enfants succèdent aux pères, mots il nt t exigé poi fOi^Mvs.
» Maxime générale : nourrir ses enfants est une obligation da M naturel, Uut donner sa suceesMU eet wm ot^aHon dm dreA cM« politique. De là dérivent les différentes dispositions sur les bèlanb te les différents pays du monde. Elles suivent les loisciyfles ou poliliqv de chaque pays. » (1)
Écoutez ce que dit Pascal :
« Vous tenez, dites-vous, vos richesses de vos ancêtres, nisis n'fst-or pas par mille hasards que vos ancêtres les ont acquises? Vous imapaiivous que ce soit par quelque voie nouvelle que ces biens ont pasK dr vos ancêtres à vous? (^la n'est pas véritable. Cet ordre n'est fnidé fK sur la seule volonté des législateurs, qui ont pu avoir de bonnes laiiaBr pour rétablir, mais dont aucune certainement n'est prise d'un droit naturel que vous ayez sur ces choses. S'il lui avait plu d'ordonner qw CCS biens, après avoir été possédés par les pères durant leur viSp rKsv^ neraient à la république après leur mort, vous n'auriez aucun siqcl àt vous en plaindre.
» Ainsi, tout le titre par lequel vous possèdes votre bien n'est pasv titre fondé par la nature, mais sur un ôlablissenient humain. Un tour d'imagination dans ceux qui ont fait les lois vous aurait pau\TC, et ce n'est que cette rencontre du hasard qui vous a fait avec la fantaisie dos lois qui s'est trouvée favorable à cet égard, qoi vous met en possession de tous ces bien>i. » (i)
(f) MONTESot'ncu. EtprU des lois, livre xivi, chapitra vi. (2) PASCAU Partie I, art. xn.
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^ 6coQtes ce que dit Vauvenargaes :
«Qui t fût les partages de la terre, il ce n'est li force! Toute foccnpttîoii de la jostice esta maintenir les lois de la Tiolenee. » (i)
Ce qui importe à la société, c'est que tons ses membres acquièrent la plénitude de leur développement physique et intellectuel. A cette condition, la société sera certaine que la terre à son tour atteindra à son plus haut degré de culture et de fécondité. La terre n*est qu'un instrument de travail. Linstrument de travail doit-U passer avant on après l'éducation do travailleur?