‹ Questions philosophiqueChapitre 17 sur 193 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

L'INSCRIPTION UNIYEBSELLB

L*iiisoription oniTenelle aisigoe à chaque homme n plae«, à chaque choee ta valeur, à chaque chiffre ton rang ; c*ett la tcienee det mathématiquet appliquée à Titude de la poUliqne, avec la même certitude qu'elle ett appliquée à l'étude de l'astronomie.

L'inscription universelle, c'est la statistique rériflée; la ttatistique vérifiée, c'est l'ordre social errant ayant enfin tiooTé son axe et son oriiite ; c'est le règne des conjectures qui finit; c'est l'empire des probabilités qui commence ; c'est le caprice de la passion qui obéit et ne commande plus ; e'est la loi du calcul qui commande et n'obéit plus ; c'est l'arbitraire détruit par l'absolu ; c'est le pouvoir changé en savoir ; e'est Tère ancienne qui se ferme : l'ère des rivalités et des guerres, des partis et des révolutions ; c'est Tère nouvelle qui s'ouvre : Tère de l'unité et de la paix, de l'émulation entre tous les peuples et de la civilisation sous toutes les lones.

L'inscription universelle, c'est le compte ouvert à tout enftmt qui naît dans la commune, c'est le gnnd-livre de la population de chaque État, grand-livre où tout homme a sa page, qui s'appelle nscaimov ni vn.

C'est le nouveau blason du dix-neuvièaM siècle succédant au viei biasoe du domième siède ;

C'est le vieux régime pénal condamné par sa propre impuisscmce, radicalement réformé, heureusement détruit;

C'est le crime châtié par lui-même ;

C'est la misère ioterrogée et tarie par l'impôt :

C'est l'impôt transformé eh assurance;

C'est la prévoyance constituée par l'épargne ;

C'est l'épargne individuelle élevée à sa plus haute puissance par répargne collective ;

C'est l'État prêtant et n'empruntant plus, fécondant tout, mûrissant tout, éclairant tout, et ne s'immisçant plus dans rien.

C'est la clarté du jour succédant à Tombre de la nuit, ombre qui fait pulluler le vice et le crime, le mensonge et la fraude, la dilapidation et la misère, la dépravation et Thypocrisie, tous les excès et toutes les hontes.

L'inscription universelle, c'est l'inscription individuelle multipliée autant de fois que la commune compte d'habitants immatriculés, que l'État compte de conmiunes organisées, que le globe compte d'États civilisés.

L'inscription universelle, en immatriculant l'homme et en lai ouvrant, dans la commune où il est né, un compte constamment tenu à jour, rend les recherches aussi faciles et aussi certaines qu'elles le sont devenues lorsqu'on s'est avisé de mettre au coin de chaque rue le nom de la rue, au-deesos 4e ohaque porte le numéro de la porte, ou sur l'enveloppe de chaque lettre le nom du destinataire, le nom de rÉtat, le nom de la ville, le nom de la rue et le numéro de la maison.

Avant de tomber au rebut, quel tnyet et quels détours ne fidt pas, quels retards n'éprouve pas, quels risques ne cooit pas une lettre qui porte une indication insuffisante ou inexacte, lettre qui fftt arrivée tout droit sans retards et sans risques avec une indication qui eût été exacte et suffisante l

file qui a lieu pour on grand nombre de lettres a lieu p9ur oa niombre d'individus infiniment plus grand, individua qui, PAT rimroensiié même de leur nombre et l'épaisseur de leur obscurité, échappent dans la plupart des circonstances et das actes de leur vie à tout contr61e nécessaire.

Je connais l'objection : tik4KMMiito à imequ!uA oeotr^lt

Page 1