LIVRE QUATRieME III
ntftfes que n'a pas l'association. La corporation abrite ido eontre tonte exploitation abusive de l'homme par de ; elle protège le travail contre le capital et le capital hii-mème, puisqu'elle marque à la concurrence non le rarrivée, mais le point de départ. Elle seule peut adop- 1 mesures efficaces pour rendre insensibles les efM» du ge et inutiles les menaces de grève; elle seule, enfin, lire de ces paroles une vérité : « Le principe d'associaus largement appliqué doit régénérer le monde; en lui Mblème de l'avenir. Mais là s'arrête l'hypothèse : la
• manque à la réalisation (I). n En effet, qu'est-ce que oration, sinon Tassociation élevée à sa plus haute puis- La corporation, c'est la nation professionnelle au sein atîon territoriale. Aussi, mon avis est-il que chaque corm se grossisse en réunissant en faisceau toutes les indus- DÎ ont de l'analogie entre elles, toutes les industries de M Aunille, toutes celles qui mettent en œuvre la même
• ou qui se servent des mômes instruments de travail ; Mlles, enfin, qui sont à la corporation ce que les moment au corps, ce que les petits ruisseaux sont aux granières. Ce serait un moyen de faire disparaître diverses
de chômage qui n'existent que parce que certaines •ies sont trop morcelées. Dn exemple va faire com- «ma pensée : L'hiver, le maçon des villes est condamné I de son épargne au lieu de vivre de son travail; c'est it l'hiver, au contraire, que les fumistes, qui ont chômé ont le plus occupés. Le maçon ne pourrait-il être fo- 'hiver? le fumiste ne pourrait- il être maçon l'été? Le ige est un risque; comme tous les risques, il peut être, étude approfondie de ses causes, considérablement lé. Que de risques ont déjà disparu, uniquement parce l'en est rendu exactement compte et qu'on a porté la « où régnait l'obscurité I Ce que la précieuse invention ampe Davy a réalisé dans Tordre physique, il faut le r dans Tordre moral.
y a pas lieu de craindre que les corporations deviennent
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trop puissantes : plus elles seront puissantes, moins des seront multipliées ; moins elles seront nombreuses et ploséDfi seront modérées dans leurs exigences ; car en groupant des intérêts divers, ces intérêts se feront équilibre entra et tendront à composer une juste moyenne. Ce ne aeiapai seulement une manière d'éteindre beaucoup de riyalités, ce sera aussi le moyen de diminuer considérablement finùi risques et peines.
Je viens d'exposer sommairement l'avantage que présetterait, au point de vue du travail et des travailleurs, l'exi»tence des corporations; il me reste maintenant à montrer l'avantage qu'elles offriraient au point de vue de la liberté des peuples.
En adoptant pour la commune, pour TËtat, pour la corporation, pour chaque corps d'association, le même mode de constitution, le même centre de gravité, le même axe de rotation, qu'ai-je cherché? J'ai cherché à tirer du chaos social toutes les forces qui s'y trouvent, afin qu'elles se fassent réciproquement contre-poids et se tiennent toutes par elles-mêmes en parfait équilibre.
C'était avec raison que Napoléon, premier consul, disait ao conseil d'État :
« Je vois bien un pouvoir législatif et un pouvoir administratif; niiis le reste de la nation, qu'est-ce? Des grains de sable. Il faut jeter daas le sol des blocs de granit sur lesquels nous élèverons un nouveau sjfstème.»
Par l'indépendance des communes et l'existence des co^ porations se protégeant mutuellement, l'État, si considérable que soit la force armée mise à sa disposition, est contena dans son orbite sans qu'il y ait désormais lieu de craindra qu'il en puisse sortir. Au-dessus de l'État, au-dessus des CGtOr munes, au-dessus des corporations plane la justice, qui n'cS* elle-même que la première et la plus puissante des corporations, parmi lesquelles elle occupe le rang qu'occupe le soi^ parmi les planètes, qui ne luisent qu'en réfléchissant ^ lumière. Dans cet ordre d'idées, les cultes et les université redeviennent ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être, d* libres corporations vivant chacune des fruits de ses travaux ^