‹ Questions philosophiqueChapitre 53 sur 193 · I. DESTinCTIOI DE l'IOMHE PAI L'IOMMI · texte numérisé non relu

I. DESTinCTIOI DE l'IOMHE PAI L'IOMMI

■AIBAIIB. — IVaiiiiMoit H progré$ : — ODBlBB. MQLAf ACB. — Trantitkm H proçpréê : ^ niTAfll.

m. MWIIIM M ("BIBB IM l'IMOB.

ABimâiu. — TramUkn et progrés: — UflAUri.

If. OnHTATMl n l'BMDB FAIL^MOB.

vtfcOLB. ^ TroHsUim e$ pngréi : * balaibb.

La possession de Thomme par l'homine a été un progrès sur la destruction de rhomme par Thomme.

La domination de rhomme par Thomme a été un progrès sur la possession de Thommc par Thomme.

L'exploitation de Thomme par Thommc a été un progr^ sur la domination de Tbommc par Thomme.

L'instruction de l'homme par Thomme sera un progrès sur ] exploitation dcThomme par l'homme.

J'ajoute donc :

▼. WfMJmiii M L*BMnB PAI fc*

TBAfAiL. — TnmMon et progrés : — obébit.

Ce dernior progrès sera le n^gimc déflnitif de la paix entre Ici* peuples et de la liberté entre les hommes succédant aux régimes transitoires de la barbarie à la guerre» de Tesclavage au servage, de Tarbitraire à la légalité, du pécule au salaire, car le crédit esl appelé à renouveler et ii pacifier le monde.

Depuis le commencement des siècles, qu apprend-on aux peuples ? — iln leur apprend à ne battre ; on leur apprend, à ^rand*peine et à grands frais, à se conduire non en êtres supérieurs qui raisonnent, mais en ètr<*s inférieurs qui ne raisonnent pas, non en hommes policés s'entr'aidant, mais en bétcs féroces s*entr'cgurgeanl; peine et dépense qu'il suffirait de ^*épargne^ pour qu'une ère nouvelle s'ouvrit, ère qui serait la fin du règne de la force matérielle, ère qui serait h: coin* uiencement de la force immatérielle.

Kt que S4?rait-ce, si tout le temps et tuut l'argent qu'on dépenjM; ainsi à perpétuer lu barbarie au sein de lu civilisation étaient employés ù convertir les soldats eu instituteurs, If <* raM-rnes en «'*coles, les arsenaux en bibliothèques, les rou-

,^ I/INSTRUCTION 1:NIVERSELLE

*tions et les instruments de guerre en livres et en instruments d'études! Au bout d'une année, qu'a produit une armée de trois cent mille hommes ayant coûté plus de trois cenk

millions? Hicn. Qui pourrait calculer ce que rapporterait

le même capital annuellement appliqué au défrichement, à b culture et au sarclage de toute la portion encore jeune d'une nation de trente millions de têtes? Quel progrès se ferait attendre ? Quelle richesse resterait inexplorée ? Quelles difficulté? résisteraient? Que pourrait-on entreprendre?— Tout.

L'homme est ce que le font Tignorance et la misère.

L'honame est ce que le font l'instruction et le bien-fttre.

Même au temps de Platon, l'influence de la richesse sur la moralité était constatée en ces termes par l'auteur de la Réfm-

Uiçv^ ^^ ^^^ ^^' * " ^'^^^ '^ ^^ richesse que l'on doit, en grande partie, de n'être pas réduit h tromper ou à mentir, et de pouvoir, en payant ses dettes et en accomplissant les sacrifices, sortir sans crainte de ce monde, quitte envers les pauvres et envers Dieu. »

Or la société, qui, sous des peines sévères, exige qu'on la respecte jusqu'à la superstition et qui interdit qu'on ose la scruter, est-elle ce qu'il faut qu'elle soit pour que tout homme qui emploie toute sa force, toute son intelligence, retire de son int(»lligence et de sa force, utilement dépensées, de quoi senjer fructueusement, autour de lui, l'instruction et le bien-rire? Fait-elle tout ce qu'il faut qu'elle fasse pour combler, par le bien-être, l'immense gouffre qui existe entre la misère et le luxe, entre la privation et la tentation, et, en le comblant, sauver ainsi de l'avilissement, de l'abrutissement, de la prison, du bagne, de l'échafaud les victimes que ce gouffre attire h lui par le vertige qu'il leur donne?

Vauvenargues a dit : u Tandis qu'une grande partie de la nation languit dans la pauvreté, l'opprobre et le travail; l'autre, qui abonde en honneurs, en commodités, en plaisirs, ne se lasse pas d'admirer le pouvoir de la politique qui fait fleurir les arts et le commerce, et rend les États redoutables.»

Montesquieu a dit : « Tant d'hommes étant occupés à faire des habits pour tin seul, le moyen qu'il n'y ait bien des gens qui manquent d'habits? Il y a dix hommes qui mangent le revenu des terres contre un laboureur, le moyen pour qu'il n'y ait pas bien des gens sans aliments? »

LIVHE CINOriÈME 12!

Qaels sfllons ont creusés ces paroles? Quelle semence ont reçue ces sillons t Quels épis a portés cette semence? Quelles gerbes ont formées ces épis? — Société, ne serais-tu donc qa*un champ aride où la parole est stérile t Est-il certain, est-il démontré que la richesse léguée aux générations par les générations suit le cours qu'elle devrait suivret La richesse qui s'amasse ainsi répand-elle la richesse ou étend-elle la misère et, avec la misère, le crime? N'y a-t-il pas un vice de répartition, un défaut do circulation, un manque d'équilibre entre la production et la consommation que l'impôt pourrait et devrait atténuer, et qu'il aggrave ?

Partout la misère apparaît à tous les yeux; avertie par Montesquieu, la société fait-elle ce que fait la nature? « La nature, dit-il, est juste envers les hommes : elle les récompense de leurs peines; elle les rend laborieux, parce qu'à de plus grands travaux elle attache de plus grandes récompenses ; mais si un pouvoir arbitraire aie les récompenses do la nature, on reprend le dégoût pour le travail, et l'inaction parait le seul bien, n

Est-il bien certain que nos lois factices ne soient pas conçues en sons inverse de cette loi naturelle ? et, dans ce cas, h qui serait-il juste d*imputer les crimes qu'elles recherchent et qu'elles punissent? 11 est passé en axiome que l'unique moyen de tarir le mal, c'est de remonter à la source. Or le mal existe, il apparaît à tous les regards, il n'est contesté par personne. Remontons donc à la source !

Qu'est^e que l'ignorance? C'est la misère immatérielle. Comment peut-on la combattre et la détruire? On peut la combattre et la détruire par l'instruction, non moins certainement que par le travail on peut combattre et détruire la misère matérielle. Ainsi donc le travail et l'instruction senties moyens par lesquels on peut tarir et la misère matérielle et la mîsière immatérielle, ces deux sources de la plupart des crimes.

Les remèdes au mal étant connus, comment la société ne les applique-t-elle pas? Qu'a-t-elle à faire de plus important et de plus urgent? Quelle mission plus haute, quel devoir plus impérieux a-t-elle à remplir? Craint-elle que l'instruction, en s'nniTersalisant, ne fasse le nivellement? Cette crainte serait fondée, qu'elle n'en serait pas moins blâmable ; mais elle est chimérique, car l'instruction est, de toutes les échelles, celle

ift r;iNSTRUCTION UNIVERSELLE

qui compte le plus d'échelons; de tons les amphithéfttre?, colui qui comporte le plus grand nombre de degrés; de toutes les pyramides, celle dont la base est la plus large et le sommet le plus élevé.

Jnstruetioti universelle n*est pas ici une expression employée pour dire : la même instruction donnée à tous. Loin de là I Telle (|ue je Tentends, instruction universelle signiflc : imiruetim nécessaire^ et rien do plus ; conséquemment, instruction gre* duée et variée selon le niveau et la diversité des aptitudes. (Certes, ce n'est pas moi qui voudrais prendre pour exemple (>rt(o instruction uniforme que TUniversité exige sous le nom de baccalauréat es lettres et de baccalauréat es sciences, véri- Uible lit de Procuste sur lequel elle mesure indistinctement lt*8 mémoires les plus inégales, étend impitoyablement les aptitudes les plus diverses. Un tel enseignement est le pire de tous les communismes, la pire de toutes les promiscuités : car (*/est le communisme et la promiscuité des intelligences. Aussi qu^*ls n'en sont pas les tristes résultats, au double point de vuo de la société et do l'individu ! Quels hommes Corme cette instruction communiste? Ne somble-t-il pas qu'en eux tout ressort soit brisé, toute spontanéité soit éteinte I Hors do chemin battu, quand il est obstrué, et il l'est souvent, ils sont incapables de s'en frayer aucun autre. Il no semble pas que ce soient des hommes se dîjûgeant par la force qui leur est propre, il semble plutôt que ce soient des machines se mou* vaut en riiison de Timpulsion reçue.

A l'exception du ]>arc de Versailles et d'une allée du jardin des Tuileries, où cette barbarie est restée en usage et en honneur, on a renoncé à Uiiller et à rogner les arbres, comme on les taillait et rognait sous Louis XIV, qui ne permettait ni à une branehi) ni fi une leuille de dépasser une autre feuille et une autre branrlii* ; liranelies et feuilles ont recouvré leur liberté, lin jour auhNi, j<* ri»»i|M*r(*, les intelligences recouvremnt la leur; pIIi-m n'MHfinnt délie assujetties h cette uniformité d'étiidi-H que riiniVfi'Hiié leur inllige, et dont celle-ci semble <ivoirf*m|ininté ridéi* «uixjiirdins dessinés par Lenôtre» Déjà les rertiflr.'itH d'étuflf'*«, qii(* n'osa supprimer aucun des ministn^H df l;i inDriairhie df« IH*'IO, nnt disparu; si petit qu*il Miit, c^estuii pus fuit versTabohlioti fl(>K grades universitairee.

A Vinstriuiim universitaire nubitituur ïinstruction nictêsaire

IJVHK CINUI IKMK I2:i

. .'t luiir .1 (iiii- : t»'ll«' <•>! lii siinji!" ri facile ivtnrnir (|ii<' l aviMiir hUist réservé d'opérer, puisque le passé n'a pas su raceomplir et que le préseot persiste à l'ajourner.

MaiSf me dit-on, quelle sera et qui déterminera la mesure de l'iostniction nécessaire? Où commencera-t-elle? où s'arrètera-l-dle?

Je réponds : Elle s'arrêtera naturellement où finira visible^ ment Taptitade de relève.

A moins d'être idiot ou inflrme, tout enfant, exercé avant rApre où sa volonté a acquis une certaine force de résistance, [leat apprendre ce qui suit :

La lecture, l'écriture, l'orthographe, la géographie, lo rnicul, le dessin linéaire, la comptabilité.

En 9P servant, pour lui enseigner à lire, à écrire, h raison<* rier, n dessiner, de cahiers ornés de planches renfermant <les notions graduées de géométrie, de mécanique, d*astronomie, de ph^-sique, d'Iiistoire naturelle, de chimie, de physiologie, d'hvfriène, Féléve amassera ainsi, presque sans effort, la ^nmme des connaissances strictement indispensables dans tontes les conditions de la vie, où il est nécessaire de se rendre riimpte II soi-même de ce qu'on a entrepris et de ce qu'on veut entreprendre.

Telle est cette nécessité, que j'ai donné h la connaissance lie la comptabilité un rang qu'elle n'occupe, en France, ni dans le premier ni dans le second degré de l'instniction primaire. OniiFsinn injustifiable! car riche ou pauvre, homme ou Femme, chacun dt)it être en état de dresser, soit le bilan de ^i fortune, soit le bilan de sa gestion. Nous approchons d'un temps où la subtilité des lois n'admettra plus de distinction • ntre le propriéfaire qui vend son blé, son bétail, son vin, et !<• roMwen;ant qui achète C(* blé, ce bétail, ce vin ; où Tégalitt'^ «'«'•tablira entn* eux en droit comme en fait; où la signature ilun billet à ordre n'en fera plus varier It* caractère ; où, litfsqu'on aura consommé un acte de conmierce, on ne craindra plus dV'tre qualifié do commen;ant, comme si ce nom impliquait encore la flétrissure et lu dérogation!

nii remarquera que, dans le programme succinct qui précèdet érartant tout ce qui n'avait pas le sceau de la certitude, j ai retranché con!ié4|uemmetit ce que Ii* programme de l'instruction priniain* en France désigne et comprend suus ces deux titres :

124 i;iNSTRUCTION UNIVERSELLE

Instruction morale et religieuse;

Éléments d'histoire nationale et étrangère.

Si ce n'est pas le prêtre qui donne l'instruction religieuse, que donnera-t-il ? Il convient donc de la lui réserver exclusivement !

Enseigner à des enfants l'histoire, n'est-ce pas risquer de fausser inconsidérément leur jugement, et, si on la réduit à la chronologie, n'est-ce pas charger inutilement leur mémoire de dates et de noms? On a le temps d'apprendre l'histoire à l'Age où Ton peut se former soi-même une opinion sur les hommes et sur les événements du passé.

Ainsi réduite au strict nécessaire, on cherche en vain une objection à l'instruction que je propose de rendre universelle par tous les moyens et par toutes les méthodes les plus propres à atteindre rapidement et cerUiinement ce but.

Je compare l'instruction à un arbre.

Quelque innombrables qu'en soient les branches et les rameaux, il n'a qu'un tronc qui leur est commun. Quel sera le tronc de cet arbre? de quoi sera-t-il formé? Il sera formé de tout ce qui sera nécessaire à l'existence et à la multiplication de ses branches et de ses rameaux.

Est-il possible de se livrer à l'étude des langues mortes ou vivantes et des lettres, si l'on n'a commencé par apprendre à lire et h écrire? Non : donc l'étude des langues mortes ou vivantes et dos lettres sera, relativement à la lecture et à l'écriture, ce que la branche est au tronc.

Est-il possible d'apprendre les mathématiques et la géométrie, si l'on n'a commencé par apprendre le calcul et le dessin linéaire? Non : donc l'étude dos mathématiques et de la géométrie est, relativement au calcul et au dessin linéaire, ce que la branche est au tronc.

Est-il possible, riche ou pauvre, propriétaire ou commerçant, homme ou femme, de se rendre exactement compte des opérations d'une gestion privée ou d'une administration publique, si l'on n'a commencé par apprendre la comptabilité? Non : donc l'art d'administrer ou de gérer sera, relativement à la comptabilité^ ce que la branche est au tronc.

Aussi le tronc m'occupe-t-il exclusivement; je ne m'occupe aucunement des branches; elles se multiplieront d'ellesmêmes en aussi grand nombre que l'arbre devra couvrir

I i\hK (.iNoriKMi: i-jr;

« « -|».n-.'. Si r»'l«''V«' (jiii saura lirr rt rcriic a un»' ajititiidc r\olusive pour la littérature, celui-là ne sera pas contraint tlt; perdre son temps & pâlir sur des livres de géométrie; il ik*. sera pas contraint de faire à sa nature une violence qui, le plus souvent, n'aboutit qu'à émousser en lui le goût de Té- Uide, qu'à l'éteindre; se développant toujours dans le sens nalorel de ses dispositions, tout progrès qu*il fora le stimulera d'antantplus qu'il lui aura moins coûté. Si, au contraire, l'élève qui aura appris le calcul et le dessin linéaire a une aptitude marquée pour la géométrie et les mathématiques, celui-ci ne sera pas contraint de perdre son temps à graver machinalement et péniblement dans sa mémoire râbelle force mots latins et grecs dont plus tard il ne saura que faire, et qui, cependant, lui auront coûté à retenir infiniment plus de poine qu'il ne lui en eût fallu pour s'élever à la hauteur des théorèmes les plus difficiles à démontrer, des problèmes les plus difficiles à résoudre.

Chacun n*apprenant ainsi que ce qu'il préférera apprendre et que ce qu'il sera utile qu'il sache, il y aura plus d'hommes .*tp<'*ciaux, il y aura moins d'hommes superficiels qui, ayant la pnrtention d*etre aptes à tout, ne sont en réalité aptes à rien. Ce sera un double progrès.

D*un élève qui, naturellement et sans efforts, eût pu devenir un bon littérateur, que gagne-t-on à en faire un mauvais K«*omètre, et d*un élève qui, naturellement et sans efforts, eût pu devenir un bon géomètre, que gagne-t-on à en faire un mauvais litténiteur? On y gagne dVn faire chèrement et Libtirieusement deux hommes médiocres. C'est donc à cela qu'aboutit la violence intellectuelle exercée sur la liberté des viications par la tyrannie universitaire! Mats y a-t-il lieu de s'étonner que, fabrique de médiocrité, TUniversité ne produise que médiocrité? La logique des causes s'atteste par leurs effets.

L'instruction universelle ainsi réduite h sa simple expression, il reste à examiner la question de savoir si elle devra être obligatoire ou facultative. Je réponds : Ni facultative ni iibligatoire, mais nécessaire. Aucune obligation ne contraint l'homme de manger du pain ; il a la faculté do ne pas en manger : {K)urquoi s en nourrit-il, partout où il sème et ré-

coite du blé ou de l'orge ? Parce que le pain lui est devenu nécessaire.

Rendre l'instruetion nécessaire vaut mieux que rendre rinsiruction obligatoire ; c'est plus sûr. On est moins teoté d'éluder la nécessité que la légalité. Qu'est-ce que la nécessité? C'est la loi naturelle. Qu'est-ce que la légalité? Cestla loi factice.^. Mettre fin à l'usurpation des lois factices et restituer aux lois naturelles leur empire est le but que j'ai constamment besoin de voir distinctement, afm d'être parfaitwnent sûr que je suis dans le droit chemin et que je ne m'en écarte pas.

(( Nature, dit Montaigne (i), a maternellement obseryé oeii, que les actions qu'elle nous a enjoinctes pour noire besoiog nous fussent aussi voluptueuses ; et nous y convie non-seDlement par la raison, mais aussi par l'appétit. »

Que peut-on faiic de plus sage que d'appliquer sa raison à consulter toujours la nature pour en suivre attentivement les préceptes? N'est-ce pas le plus sûr moyen de ne sortir jamais des voies de la liberté ?

Il est un âge avant lequel l'enfant ne peut être astreint aux travaux corporels sans porter atteinte à la loi do son libre et entier développement physique. La loi factice tolère cette funeste atteinte, cet odieux attentat, mais la loi naturelle ne le pardonne pas. Tôt au tard, celle-ci en demande compte à la santé individuelle^ à la longévité moyenne, à la reproduction humaine. Cet Age est précisément le plus propice aux travaux intellectuels qui exercent et fortifient la mémoire, développent et forment la raison. La nature, qui jamais ne se trompe, indique donc ici avec certitude ce qu'il y a à faire : pendant que le corps est faible, mais que l'esprit est docile, c'est le temps de semer la parole, si l'on veut que le champ soit fertile et que la récolte soit abondante. «Le champ, c'eit le monde, » a dit saint Matthieu (2), ce qui signifie qu'on doit Tensemencer. Mais toute semence, comme toute récolte, a sa

(1) Mêsau, livre III^ ohtpitrt xxii.

<S) Chapitre xni^ v. 38*

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