‹ Questions philosophiqueChapitre 67 sur 193 · HD · texte numérisé non relu

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t(^s contre les esclaves, mais de les étendre aux hommes lîtires poar los4iiic.ls ou plutôt contre lesquels on ne les eût jamais faites. » (I)

« On exécute un criminel. Son supplice devient un spectacle poar la plu|>art de ceux qui y assistent ; un petit nombre renvisag«)ni avec une pitié mêlée d'indignation. Que résulle-t-il de ces deux sentimeDts? Uien moins que la terreur salutaire que la loi prétend inspirer... Il arrive au s(>ectc<clc d'un supplice la même ciiose qu'au spectacle d*ai drame; et coriimo l'avare retourne ù son coffre^ l'homme violent et injuste retourne à ses injustices.

» Semblable au\ fluides, (jui, par leur nature^ se mettent toujours au niveau de ce qui les entoure, l'àme s'endurcit par le spectacif renouvelé de la cruauté. Les supplices, devenus fréquents, efTnvrat moins, parce (}u'on sliahitue à leur horreur, et les passions, toujours actives, sont, au bout de cent ans, moiiss retenues par les roues et les gibets qu'elles ne Tétaient auparavant \)^t la prison. Sup[)Osons dem nations où les (»cines soient pro[iortionnées aux crime^, quecheil'uae le ]»lus grand supplice soit l'eschivage per[>étuel, et chez l'autre la roue: j'ose avancrer que cliatiine de ces nations aura une égale terreur du supplice au delà duquel elle n'en connaît point. Et s'il y avait uie raison t>our transporter dans la première les châtiments en usage dans la deuxième, la niên^' raison conduirnit à accroître pour celle-ci II cruauté des supplices, en passiint insensiblement de la roueàdea tourments phisleni.^ vi plus étudiés, et enfin aux derniers raffinements de cette science biirbare.

» On ne peut nier que l'atrocité des peines ne soit directement o|ipo.v'e au bien [tublic et au but même (prt>lle se propose, celui d'emp^* cher les crimes... Plus le châtiment sera l<Trible, plus le coupable osera pour l'éviter. Il accumulera les forfaits pour se soustraire à la punition due à un seul, et la rir/tietir des lois multipliera lt$ fTÛMf, en punissant trop sévèrement lt> criminel. Les pays et les siècles où l'im nntt>n us«tgc les [ilus barbares sup|>lice.>/'6</e/i' loujou $ iléthoftorH fmr irs I lus monstru'iiSfS atmctts. . . tle n'est point pî*r la rigueur des aupplices cpi'on prévient phi< sùn nient les ciimcs, mais par la certitude de ia pHnitinn.

p Tout législateur sage doit chen^ier plutôt h enq>^cher le mal qu'à le réparer, jxiistju ui:e Ironne iégiblation n'est que l'art de procurer aux iionunes W [>lus grand iûen-être [lossible et de les garantir do toutes les |H>ines (|u on peut leur ôter, d'après le calcul des biens et des maux

«le i-elle vie.

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