LIVRE SDaÛfE
âmes de 20 à 40 ans forment plus de la moitié de lation ; on compte 122 jeunes gens de 16 à 20 ans, iUards sexagénaires ou septuagénaires. Les eam" minent plus de la moUii de$ forçatê : au 1*' janyier 1 en comptait 4,595 nés dans les campagnes, 2,452 » Tilles, 643 d'origine étrangère, savent ni lire ni écrire ; 2,990 ne le surent qu*imnt; 91 seulement ont reçu une instruction supé- QStruction primaire.
s chiffres officiels, ce qui firappera tout lecteur îst le rapprochement suivant : sur 7,600 condamivaux forcés, il n*y en a que 1,96S qui le soient à ; donc, sauf défalcation de la mortalité, 5,725 à respiration de leur peine, d'être des eondamnis dr des libérés.
iront dans la société.
0 condamnés aux travaux forcés, voilà donc 5,725 \ émérites, docteurs es crimes !
ippose que sur ce nombre de 5,725 libérés, il y en ont le repentir ait visité la conscience, et qui aient igne avec la ferme résolution de fuir toute tentaoccasion de tomber en récidive : comment distinces 1,000 libérés, vraiment dignes d'intérêt et de des 4,725 autres libérés sortis du bagne plus cri- Is n'y étaient entrés? ) question :
repousse, que deviendront-ils?
e question :
nt de travail que pour un seul travailleur, vous iréscntor deux hommes : Tun irréprochable dans Tautre racheté par son repentir, mais repris de [uel de ces deux hommes la préférence devra-t-elle
e question :
iH de M. Réranger (de la Drôme), à la Chambre
constate en ces termes la progression du nombre
mte prugrcssion dca délits est une vérité à laqueUe on ne r les yeux.
» En moins de vingt ans, il y a eu augmentation de DMÎtié dam le» préventions déférées aux tribunaux correctionnels.
» Mais ce <]ui est de plus en plus affligeant, c'est raeeroisteniBit continuel et en quelque sorte régulier des récidives; cet aocroisaeaeil se manifeste, tant parmi les accusés de crimes que parmi les prêtent de délits. »
La peine de Temprisonnement est donc condamnée par rexpérienec ; il est prouvé qu'elle n'amende pas et qu'elle n'intimide point.
L'abus que l'on fait de l'emprisonnement (I), en le prodiguant ainsi qu'on le prodigue pour des contraventions insignifiantes et des délits imaginaires, n'est pas une des moindres causes qui concourent au relâchement des liens socianx. G*est avec raison que Montesquieu a dit : « Souvent un législateur ({ui veut corriger un mal ne songe qu'à cette correctioD; ses yeux sont ouverts sur cet objet et fermés sur les inconvénients, n Cet abus ferait regretter le temps, qui nons parait barbare, où la comfwsition était à peu près l'unique peine écrite dans la loi salique, ainsi que Ta imprimé M. Guizot.
Sous le régime actuel, }cs frais de justice s'élèvent à plus de 12 millions (2). Dans la réforme pénale que j'expoee, réforme dont toutes les parties se lient, les déiùs^ je ne dis pas les crimeSy au lieu de cnùter à TÉtat, lui rapportent^ car ils se traduisent tous en amendes et en dommages-intérêts, conformément aux anciens usages constatés par Montesquieu.
Aucun problème social n'est à la fois plus important et
(1) On a arrêté à Parit, pendant l'année 4852^ 21,316 personnes, dont 19,695 en llaf^raiit délit. Sur ce nombre, les garçons mineurs entraient IM)ur 6,228, (>t les fillrs mincureH pour 581, les vagibonds pour 6,414, lea mendiaiitH pour 2,698, et les individus sans asile pour 1,396, e'Mt-è"4ire que l'on a arrêté et eipoté à la contagion des priaont 10^508 individns qui n'avaient commis ui crime ni délit.
(2) Frais de justice criminelle 4,354,000
Dctctition ili's condamnés 7,660,000
Chiourmes 331,000
TOTAL ittW^é