‹ Questions philosophiqueChapitre 84 sur 193 · LIVRE ffEOVI&lfE Ii · texte numérisé non relu

LIVRE ffEOVI&lfE Ii

risque qu'on vient de supposer serait-il à oraindre, semit-il lohable, aerait-il possible ? Qniconqne se sera rendu exaete* ent compte de ce mécanisme, où toutes les lois de la fifnivitam ont été étudiées et appliquées, répondra, sans hésiter :

Sf Ton s'étonnait de trouver si souvent écrit sur les pages an livre politique le mot mécanisme^ je répondrais à cette marque en disant que la puissance nationale me paraît »pelée à se simplifier par les mêmes moyens que ceux auxwkê la puissance industrielle est redevable de tous lea prête qa'clle a accomplis, depuis un demi-siècle, sous le réme de la liberté.

Prmmèrt période : L'honune fait tout ; la machine ne fait ui; elle n'existe pas encore.

Période intermédiaire : L'homme et la machine se partagent tâche par moitié.

TroiwHme période : h^^ machines font tout; les hommes ne at pins rien, car ils n'ont plus qu^à mettre en mouvement les ftchines lorsqu'elles se sont arrêtées, ou qu'à rattacher le fil rsqu'il s'est brisé.

Même sort est réservé à la puissance nationale :

Première période : L'homme est tout ; les institutions ne sont m ; elles n'existent pas encore. C'est la monarchie tradition- De.

Période intermédiaire : L*hommc et les institutions se partant la tilcho par moitié. C'est la monarchie constitution- De.

Troisième période : Les institutions seront tout, l'homme ne n plus qu*un modeste conducteur de machines ou qu*un nple rattacheur de fil. Ce sera la période de la République iverselle.

La société est à la recherche de son mécanisme ; dès qu'elle ura trouvé, Gouvernement sera un mot qui n*aura plus de us que dans le passé. Au lieu de dire le /-'oif?'OtV, on dira le voir ; au lieu de dire V Autorité^ cm dira la Suptrioriié. La trtr mututUe sera la loi commune. Il n'y aura pas, il n*y aura

3^^ I/AITONOMIE UNIVERSEIJ.E

plus besoin d'autre loi que celle-là. Honnis les cas où il y aura lieu de délibérer et de voter sur un intérêt nécessairement indivisible, conséquemment indivisj essentiellement toiiectif, exclusivement public , la majorité n'imposera plus, n'aura plus le droit arbitraire d'imposer sa volonté à la minorité. 11 n'y aura plus de pouvoir législatif, car il n'aura plus de raison d*être; il n'y aura plus qu'une administration publique de lu cuose publique.

Lorsque le suffrage universel n'aura qu'à viser un bat marqué droit et clairement devant lui, il n'y aura plus à craindre qu'il commette d'écarts, car en fit-il, qu'il aurait le moyen de les réparer presque aussitôt qu'il les aurait commis.

Lorsque le suffrage universel aura à élire un maire d'État, et que ce maire d'État sera exclusivement radministrateor de la CHOSE publique, le suffrage universel apprendra, par l'élection de 6000 maires de communes, qu'il faut se garder de nommer un dilapidateur ou un ambitieux ; il nommera donc le meilleur administrateur qui se sera révélé, et les moyens de se révéler, pour un bon administrateur, ne manqueront plus dès que l'administration communale s'exercera dans toute sa liberté et dans toute sa responsabilité.

Lorsque le suffrage universel aura à élire un juge d*État, un juge suprOme, individualisant, personnifiant la conscience publique, un grand juge, devant lequel seront judiriquemeot portées les accusations de forfaitures, le suffrage universel, par l'élection de 6000 juges de paix, apprendra quelles garanties préalables d'impartialité il devra demander au caractfîro do celui qui rendra la justice ad non de u

Page 1