RÉSUME
L'aatonomie universelle, c'est la libeiié Umitée par k réciprocité.
La propriété univeraelle, c'est le droit de conquête par le travail; c'est le travail glorifié; c'est l'oisiveté déchue; c'est la propriété légitimée par son origine et par ses œuvres.
Le décime universel, c'est l'épargne individuelle élevée à sa plus haute puissance par l'épargne collective ; c'est la misère, entretenue par la charité impuissante, abolie par le salaire suffisant; c*est l'abîme entre la pauvreté et le luxe comblé et nivelé par le bien-être.
Le douaire universel, c'est Tégalité des enfants devant la mère (I) ; c'est la fin du vieux monde et la naissance du monde nouveau; c*est Thonmie ne valant plus par ses ancêtres, mats valant exclusivement par ses œuvres; c'est la titukitkm héré-
(1) Voir, d-afirèt, la utsuti dans lb maeiaOK, ov VÈaujrt dks
CKTAlnS BKVMCT LA MIBIIB.
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ditaire faisant place à rillustration personnelle) le privilège de la naissance^ à Toniversalité de l'élection, raristooratie à la démocratie, et la république oniverselle à la monarchie séculaire.
L'instruction universelle, c'est le règne exclusif de la supériorité individuelle et de l'obéissance volontaire; c'est l'antorité personnelle détrônant l'autorité traditionnelle; c'est la Im vivante succédant à la loi écrite; c'est la civiUsation devenant partout l'unique constitution; c'est la force immatérielle dominant la force matérielle; c'est le pouvoir n'étant plus, de nom et de fait, que le savoir*
La justice universelle, c'est la Justice arrachée à Tesdavage de la Politique et reprenant au-dessus de celle-ci le rang qui loi appartient; c'est la condamnation de la Fèrce sous tous ses noms : guerres et conquêtes, révolutioni eididatoies, superstitions et nécessités, crimes et délits arbitraires; c'est la justice mutuelle vouant au blâme, au mépris, A l'exécration de chaque pays et de chaque siècle tout acte qui a blessé la conscience publique.
Le suffrage universel, c'est le Monde politique ayant tronté son axe et Tordre social ayant trouvé sa loi ; c'est le droit présumé de lu capacité succédant au prétendu droit de l'hérédité; c'est, partout où il y a un intérêt collectif, l'intérêt du plus grand nombre admiiâstré par l'Élu du nombre le plus grand.
L'inscription universelle, c'est le contrôle réciproque des hommes |)ar les choses et des choses par les honines; e'tat
BttOMÉ t07
l'ordre moral établi par Tordre maiériel; c'eal l'ordre durable fondé sur la poblioité au Uea de Tordre préeaire mainteno par k oompretsioii.
La pacification universelle, c'est le risqne de guerre anéanti par Tassorance mutuelle internationale, et disparaissant de loi-même comme disparaît un effet qui n*a plus de cause; c*e9t la rivalité des produits succédant à la rivalité des territoires, Tart de produire remplaçant Tart de détruire ; c*est lé progrès apportant partout la liberté, et la liberté accélérant partout le progrès ; c'est le prix de revient réduit de tout ce que coûte le dispendieux entretien des aimées permanentes; c'est cooaéquenunent pour moins de travail plus de bian-ètre.
L'assurance universelle, c'est Tassocîation avee tous ses avantages sans les inconvénients de la communauté; c'est Tapplicatàon successive de tous les progrès à l'anéantissement graduel de tous les risques; c'est le caprice destitué par le calcul; c'est l'arbitraire remplacé par l'absolu; c'est le mal traduit mathématiquement en risques dans Tordre social comme dans Tordre physique, le mal scruté et combattu non dans ses effets, mais dans ses causes; o'est, enfin, la répression, qui n'a jamais su inventer que des peines, se réfugiant dans le passé et livrant l'avenir à la prévoyance, qui» de Tétude des probabilités, a réussi à faire une science exacte, science qui ouvre Tère de la politique universelle, edenoe dont les trois termes seront :
UBKHTÉ, PUBUGiri, UHITÉ.
La liberté mutuelle est la loi commune. L'Etat, être abstrait et collectif, n'a le droit de régir et de régler que ce qui est nécessairement màtmiible^ conséquem-
«M RBSMÈ
nwnt inrfroù, essentiellemeot eolleetif, exclosÎTement pMe.
Nul ne peut être coatraiot de rester dus l'indiviaioii.
Tout ce qui est individuel est libre.
DoDC :
La parole est libre.
L'imprinitiric est libre.
L'enseignement est libre.
L'association est libre.
Les cultes sont libres.
Les conventions sont libiiîs.
Les conventions sont la loi des parties.
Les codes indiquent à l'inexpériencfl des hommes les formules consacrées par l'expérience des siècles. Ils iudiquenlc: ne prescrivent pas.
\jc- crime ou le délit commis a pour peine le crime ou 1'dMit coHstaté.
Le ilommagu cduaé a puur peine to dommage réparé.
Les cnfiinls sont égaux devant lii mère.
La mère est responsable du sort <lc ses enfants.
La malemité oRrant seule la certitude nécessaire an dniil de succéder, TËtat ne garantit le droit de succéder qu'au descendants et ascendants de la ligne maternelle.
La probabilité du risque règle le taux de la prime.
La prime volontaire Eiboiit l'impôt forcé.
he payement et l'encaissement de la prime d'assurance générale sont le contrat Ubrement et réciproqaemeDt conclu, entre riodividu souverain et l'État souverain.
Tout fonctionnaire dont un fonctionnaire supéiÎMir n'est pa» responsable est élu.
Tout fonctionnaire élu n'est respoDsaMe de ses actes que devant la justice élective et le suffrage universel.