‹ Questions philosophiqueChapitre 89 sur 193 · LE DROIT CONVENTIONNEL · texte numérisé non relu

LE DROIT CONVENTIONNEL

• Lw lois deTnienl àtre des eomventiêmt faites /t&rvmeni eoire des bommet Ubru, •

DECCANU. Dei (fWite »i «fet pMes.

• Dani une démocratie, il n'y a Uea, en dernière •Dalyee, ni à oonetitotion, ni à gocrerneaient. La politique dont on a écrit tant de volninee et qni liût la spécialité de tant de grande génies, la politique se réduit à un simple contrat de garantie motoelle de citoyen à citoyen, de commune à OMnmnne, de pro?inee à proriaoe, de peuple à peuple, variable dans ses srtides suivant la matière, et révocable ad libittm à l'inflni. •

raouonoM. Contradieti<m» éœnomifmet.

D. Ou*esi-ce que le droit conventionnel?

R. C'est le moyen nouveau (rexclure les maîtres, sulistitiie au droit ancien de les subir, et au droit moderne de les choisir.

D. Comment une nation peut-elle agir sans gouvernement?

Hb Comme la terre tourne sans roues, et comme l'homme marche sans lisières.

D. Mais une nation n*est ni un astre céleste, ni un Être vivant?

R. Non; une nation est un t'tre collectif qui agit d'après les lois qui lui sont propres.

D. Mais quelles sont ses lois?

R. Les plus simples. Pour les connnîti*o, il suffit de savoir ler ce qui est essentiellement indivisible de ce qui est

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«ssoiiiielloment individuel, ce qui est nécessairement public iU\ iM» qui est naturellement privé.

I). Miiis n'est-ce pas là précisément que la difficulté comnionce? Conmiont tracer cette ligne de démarcation sans U>mbor dans l'arbitraire ?

H. En vous posant à vous-même les simples questions que je vous adresse : Chaque citoyen peut-il, pour défendre sa personne ou sa propriété, entretenir une armée? — Non. Donc. Tamiée est Tun des membres du corps social. Ce qui est vrai pour Tannée est également vrai pour la marine, qui lmUè^o âc cuuunerce national, car chaque citoyen ne peut ivas entretenir une escadre. Ce qui est vrai pour Tarmée et la marine est pareillement vrai pour la voie publique, car chaque oito\Tn ne peut posséder une fraction de route nationale, un bout de chemin communal.

D. II est facile de limiter ainsi ce qui est indivisible, mais t^t-il aussi facile de limiter ce qui est individuel?

H. Tout aussi facile et par le même moy(.*n, en continuant do vous poser à vous-même ces simples questions : Chaque citoyen, être pensant, a-t-il le droit d'avoir une croyance religieuse, scientifique, politique, littéraire ou artistique, siins que riitat, être non pensant, intervienne et la règle? — Assurément. Donc, la liberté; de croire, de penser, de parler, d'apprendre ou d'enseigner est Tune des facultés de l'Être indinduel, faculté que n'a aucun droit de limiter TÉtre collectif.

D. Ne pouvez-vous préciser plus nettement votre pensée?

II. L*Étre collectif est celui qui fait et possi'de ce que ne peut pas faire et posséder TÈtre individuel; rÈtre individuel est celui qui fait et possède ce que ne peut pas faire et posséder ri^tre collectif. En conséquence de ce principe, rien de ce qui peut se faire par la puissance individuelle ne doit se faire par la puissance indivisible.

D. Définissez la puissance indivisible.

H. (iC qui protège relativement la faiblesse individuelle et l'indépendance nationale, ce qui ne peut être divisé sans être détruit.

I). Définissez la puissance individuelle.

U. Ce qui ne peut être prot<''gé Scins être diminué.

D. Décompusez la puissance indivisible.

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