‹ Questions politiquesChapitre 1 sur 10 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

J'ai écrit c$Yp!uu>e^«ai838uCt.lb9.9i Je viens de le relire pour le corriger. Je n'y ai corrige que des virgules et des fautes de français. Mes idées sont restées les nTOrnësTCesTalls aussi, en leur ensemble. Les vices "^de^olre constitution nationale cl les terreurs de notre esprit national, qui me semblent devoir entraîner assez prochainement la disparition de notre pays, n'ont ni passé, ni diminué. Les juehiues motifs d'espérer, que je n'ai point dissiiiulés sont restés aussi les mômes et n'ont diminué 4ue dans une très faible mesure. On trouvera donc ici mon état d'esprit de 1898 et de 1902. Avec le volume qui fait suite à celui-ci et qui le complète : les Problèmes politiques du temps présent^ on aura, [)our ce qu'elle vaut, toute ma pensée sur les choses l>olitiques de ce commencement de siècle. J'ai promis «luc, ces deux volumes contenant toutes mes idées -sentielles, je n'en publierai pas un troisième sur

II PRKFACE

les qucplions pollLiijLics. On lient rarement ces promesses-là. Il est probable que je donnerai au public, sous le titre de Discussions politiques, un troisième volume, où je reviendrai, pour éclaircissement ou réponses à objections, sur les questions diverses traitées dans les deux premiers, mais le fond de toutes mes réflexions est, ores et déjà, dans les Questions politiques et dans les Problèmes politiques. Je souhaite qu'on les lise, qu'on les étudie et qu'on les discute. Le pire défaut, en face de la Sphinx, serait l'indifférence. Ce n'est pas, du moins, celui qu'on me reprochera. Qu'on me pardonne tous les autres en considération de Tabsence de celui-ci.

Mars 1902.

Luiiii \oilà un Imnime (jui sait ce que la Franco voulait en 1780.

Je crois bien qu'il est le premier, tout simplement.

Tout le monde a parlé de l'esprit de la Révolution

française, les uns parce qu'ils avaient lu le Moniteur^

s antres parce qu'ils avaient lu les comptes rendus

lu club des Jacobins, les autres parce qu'ils avaient

lu les mémoires do Baudot, et les autres parce qu*t7s

faicnt la fille de Nccker. Ce n'est pas mauvais d'être

lans une de ces conditions-là, non; mais enfin c'est

peut-être encore meilleur de se parler ainsi à soi-

iiiriiH' : « Ce (jue la France voulait en 1789, l'a-t-elle

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