AYANT-PROPOS. XI
l'espérance de .conjurer l'application d'un remède législatif qui supposerait dans les art. 1075 à 1080, un vice, un mal dont nous contestons l'existence.
Nous ne nous sommes guère séparé de la jurisprudence de la Cour de cassation que sur des questions qui appartiennent encore plus au contrat de mariage qu'au partage d'ascendant.
Ce n'^st pas qu'en niant les avantages de la réforme réclamée avec instance par un savant magistrat» nous entendions aussi nier les services que l'auteur de cette réclamation a rendus par son énei^ique réaction contre les idées d'une monographie vigoureusement conçue, qui, sans doute, n'a pas réussi à rallier à sa pensée tous les ouvrages d'une date postérieure, mais qui a laissé sur eux une profonde empreinte.
 mes yeux, la science du droit doit beaucoup de reconnaissance à M. Réquier.
Autant ses critiques nous semblent impuissantes contre les solutions de la Cour de cassation, autant elles nous semblent décisives contre quelques-unes des principales théories de M. Genty.
La question de la réserve des enfants naturels avait, elle aussi, pour nous, beaucoup d'attrait. M. Merlin a dit d'elle que la doctrine des Juriscansuites, de ceux-là mêmes qui ont pris la part la plus active à la rédaction du Code, présente la contradiction la plus affligeante pour la raison et la plus embarrassante pour la justice.
Xtl AYANIVPAOfOS.
Je serais tenté d'écrire ici encore que les interprètes paraissent s'être ingéniés à prêter à la loi les combi^ naisons les plus laborieuses et les plus compliquées^ alors cependant que ses dispositions étaient d'une remarquable simplicité* Mais je suis un peu moins hardi dans mon langage, parce que je n'ai plus pour moi l'autorité de la Cour de cassation, le n'en persiste pas moins à penser que j'interprète le Gode Napoléon comme il peut., comme il doit être interprété, parce que je donne satisfaction tout à la fois au texte, à la liberté individuelle et à l'intérêt social.
Les difficultés que j'ai groupées sur le contrat de mariage, sur le caractère de la constitution de dot par les ascendants, sur l'imputation des avantages ré« sultant de l'adoption de la communauté légale, quand il s'agit de l'application de la quotité disponible de l'art. 1098, sont des plus pratiques et des plus usuelles. Les pages que je leur ai consacrées ne paraîtront h personne, c'est du moins mon espérance, faire double emploi avec ce qu'on trouve sur elles dans les traités généraux.
Sur la coUocation des droits éventuels des femmes mariées, sur la transcription des aliénations à titre gratuit et dés aliénations à titre onéreux, nous n'osons nous bercer de l'idée que nous apportons des aperçus nouveaux. Nous croyons cependant que notre travail ne manquera pas d'utilité.
Une partie de notre Étude sur les effets absolus ou