QUATORZIÈME QUESTION
Comment faut-il agir énvers la Partie Catholique, gnand il est certain que la Partie Protestante n'a pas été baptisée, et qu'ainsi leur Mariage est nul ?
RÉPONSE
S'il n’y a pas lieu d’espérer que ce protestant non baptisé se fasse catholique, l’on sollicitera une dispence de disparité de culte, pour revalider son mariage avec une catholique, dans je cas où il voudrait renouveler son gonsentement. Sinon l’on demandera en même temps une dispense in radice.
En attendant qu’il soit possible de réhabiliter ce mariage, on suivra envers la partie catholique cette ligne de conduite tracée par St. Ligouri (Praxis Confessarii, No. 8). Si quis (inquit) matrimonium contraxisset invalidnm propter aliquod occultum impedimentum, et in bona fide maneret, et contra periculum subesset infamiæ, scandali ac incontinentiæ, si manifestaretur matrimomii nullitas,tunc Confessarius debet eum in sua bona fide relinquere, donec dispensationem..…....... illi obtinuerit.
Certum est qgnod, durante dubio......….. conjux dubitans ante diligentiam adhibendam ad dubium vincendum non potest repetere, sed potest et tenetur reddere alteri petenti in bona fide (Th. Mor., Lib. 6, Tract. 6 cap 2, No. 903).
Mirsnesee certo sciat (matrimonium esse nullum quia baptizata non fuit pars altera) non potest, quocumque etiam periéulo proposito, uti matrimonio (Id. ibid- No. 900). Ç |
Mais si dans ce cas, il devenait moralement impossible à la partie catholique de se séparer, et qu'il y eût pour elle un danger im-
minent d’incontinence, ou autre grave inconvénient, ne serait-ce
pas alors pour J’Evêque une raison suffisante de juger, comme on l' vu plus haut, ou que la loi cesse d’obliger, ou que le Pape en dispense ?