Quelles sont les épousailles qui obligent en consience
Ce sont celles qui ont Les conditions suivantes :
Sponsalia sunt promissio voluntaria, deliberata, et mutua, si. gno sensibili expressa, futuri matrimonii inter personas jure habiles
20. Quelles sont celles qui se trouvant nulles, n'obligent point.
Les épousailles n’obligent pas 1. Siquis non habuerit animum
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devant Dieu, s’il était contracté avec quelqu’empêchement dirimant ; enfin que ceux qui.s’obstineraient à ne pas vouloir faire valider leur mariage, déclaré nul. par l'Eglise, sous prétexte que la loi des hommes le reconnaîtrait pour. bon, ne seraient aux yeux de Dieu que de malheureux concubinaires..........,....................
À l'instruction, il faudra ajouter de fortes et bonnes leçons, en faisant réparer publiquement le scandale donné par ceux qui auront fait ces mariages frauduleux, nuls et sacriléges, ehaque fois qu'il séra possible de le faire prudemment. Ce sera toutefois à l'Evêque à déterminer le temps et la manière de faire ces, réparatinns de scandale, dont. on a donné plus haut la formule.
DIX-HUITSÈME QUESTION.
Quelles Règles suivre pour préparer les jeunes gens à recevoir vatr vent et licitement lé Mariage ?
RÉPONSE
Tout le monde eomprend que le bonheur domestique dépend d’un bon mariage, et que c'est ordinairement en faisant ce mariage béni de Dieu et de l'Eglise que nos jeunes gens se fixent pour toujours dans la pratique dü bien, et qu’ils deviennent en même temps des citoyens respectables. ‘Il en faut conclure que rien n’est plus important pour le curé, comme pour le confesseur, que de travailler avec un zèle infatigable à empêcher que leurs paroissiens ou leurs pénitents ne fassent des mariages nuls et sacriléges.
Nous indiquons ici quelques règles pratiques qui, appliquées a vec prudence, et d’une manière nniforme, ne peuvent manquer de procurer le plus grand bien dans tout le Diocèse,
Règles pour rendre les Mariages Saints.
10. Entretenir ceux qui ont fait leur première Communion dans le fréquent usage des Sacrements, par toutes les pieuses industries qu'inspire le zèle du salut des âmes,
20. Veiller soigneusement à ce que les fréquentations, qui ont coutume de précéder le mariage, soient honnêtes; et pour cela qu'elles se fassent sous les yeux des parents; qu’elles ne soient pas de longue durée ; qu’elles ne se prolongent pas trop tard dans la auit ; et que l’on ne s’y permette aucune liberté malhonnête,
30. [nsister souvent au confessionnal et en chaire, sur la nécessité, pour les jeunes gens, de demander à Dieu la grâce de ne pas se tromper en choisissant un état de vie, et en faisant choix des
personnes avec lesquelles il leur faudra demeurer inséparablement unis jusqu’à la mort.
40. Revenir si souvent à la charge sur ce point essentiel que les garçons demeurent intimement convaincus qu’une des grandes grâces que Dieu puisse leur accorder, c’est de leur donner des épouses vertueuses, modestes et industrieuses ; et qu’ils ne doivent rien négliger pour mériter une si grande faveur, dont ils peuvent se faire quelqu’idée en considérant d’un côté le bonheur des bons et de l’autre le malheur des mauvais ménages qu’ils ont sous les yeux.
5o. Recommander aux parents de veiller soigneusement à ce que leurs enfants ne se laissent pas surprendre par des amitiés volages et insensées, qui finissent par les perdre. Pour cela qu’ils soient fermes à ne pas souffrir, dans leurs maisons, des réunions dangereuses, et à ne pas permettre que-leurs garçons commencent à fréquenter les filles presqu'’aussitôt après leur première commurnion. Îls ne devraient pas non plus les favoriser dans leurs courses de jour et de nuit, en faisant des dépenses excessives pour leur procurer chevaux, voitures, etc. Il faut que les Curés, dans leurs instructions, et surtout, dans celles de la première communion, fassent bien comprendre aux jeunes gens que c’est là un abus criant et un désordre ruineux pour eux et pour leurs parents.
60. User de tous les moyens qu'inspire un zèle ardent pour les jeunes gens, afin de les préparer à recevoir dignement l’absolution et la sainte communion, en leur faisant comprendre que N. $. J. C., la B. Vierge et les saints Anôûtres assistent invisiblement aux noces de tous ceux qui se marient avec de bonnes dispositions, comme ils assistèrent visiblement aux noces de Cana, parce que les époux avaient mérité, par leur bonne conduite, cette faveur insigne,
To. Enfin pour obtenir ce point essentiel, se mettre dans l'usage d'exiger que les jeunes gens, qui se décident à se marier, consultent sur leur préparation au mariage, leur directeur, avant de mettre leurs bans à l’église, et même, ce qui serait encore mieux, avant d'en parler à leurs parents.
Règles pour pourvoir à la validité des mariages.
10. Donner souvent des instructions simples et familières sur la consanguinité, l’affinité, l'alliance spirituelle, l'honnêteté publique, et autres empêchements que l’on peut expliquer sans inconvénient en chaire, et le faire d’une manière que chacun puisse comprendre qu'en se mariant avec de tels empêchements on n’est pas du tout marié ; que la cohabitation n’est alors qu'un honteux concubinage ; que les enfants qui en naîtraient ne seraient que des bâtards et ne pourraient pas être les héritiers légitimes des biens de famil-
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trimonium dirimentia ullo possunt modo nostris hisce temporibus recenseri. Leges Cæsareas et jussa principum huic adversa sententiæ non moramur. Îlla namgue aut de civilibus tantum effectibus sunt intelligenda sicuti de Edicto Henrici Tertii Regis Christia-
nissimi à Ludovico XIII confirmato sentiunt prœstantes viri Lovetus in Parisiensi Senatu consiliarius, Hubertus Episcopus Vabriensis, Cabassutius, Gerbasius, Natalis Alexander aliique ; au quèm id statuant quod limites prœtergreditur sæcularis potestatis sunt omnino rejicienda. Cirçà ea quæ ad rationem pertinent Sacramentorum non Principibus sæcularibus sed soli Ecclesiæ plenu est definiendi potestas. Ea vero non solèm in Cap. Cum locum de Spons. et Mat. in Cup. Licet, et in Cap. Tua de Sponsû duorum ejusmodi matrimonia rata habuit et declaravit verum et Tridenti in Spiritu Sancio legitime congreguta eos anathemate percussit, qui falso affirmant matrimonia à filiisfamiliâs siné consensu Parentum contracta irrita esse. Nullus igitur dubio reliquus locus est super validitate prœædicti matrimonii.
Voici maintenant les règles qu’il nous faut suivre, en procédant au mariage des mineurs, pour ne jamais nous écarter des saintes règles de l'Eglise, et en même temps ne pas nous compromettre avec le pouvoir civil. Ne matr'monium (inquit. II Conc. Quebecense,) cureat effectibus civilibus, vel alia inde eveniant incommo-
10. Exiger, avant de publier les bans des mineurs, que leurs pères ou tuteurs donnent leur consentement à leur mariage, dans un écrit en bonne et dûe forme.
20. Si les mineurs n’ont point de tuteurs, autorisés par la loi à consentir à leur mariage, les adresser à la Cour par quelque homme de loi, pour qu’elle leur en donne qui soient spécialement autorisés à cette fin.
30. Lorsque les pères ou tuteurs ont de justes raisons de s'opposer au mariage de leurs pupilles, exhorter ceux-ci à se soumettre à une autorité si légitime,
40. Mais s'ils n’ont point de raisons suffisantes, il faut employer tous les moyens possibles pour les engager à condescendre au désir de ces mincurs, a leur représentant que leur opposition ne peut que faire du mal et causer du scandale.
5o. Que si rien.ne peut vaincre leur entêtement, qui n’est souvent qu'une affaire d'intérêt ou de caprice, renvoyer alors les parties à l'Evêque qui devra trouver dans sa sagesse un moyen de les empêcher de causer du scandale.
60, Que si néanmoins ces mineurs allaient se marier ailleurs in fraudem legis, il faudrait alors user de toute son autorité pour
leur faire réparer le scandale qu'ils auraient donné, en faisant un mariage nul et sacrilège, puis les marier légitimement.