DIX-SEPTIÈME QUESTION
Y aurait-il quelque réparation à exiger de deux Catholiques qui vont, in fraudem legis, se marier aux Etats Unis ou ailleurs devant des Ministres ou Magistrats ?
RÉPONSE
Ces mariages déplorables deviennent de plus en plus communs, et ébranlent toutes les bases de notre société qui n’a d'appui solide que sur de bons mariages. Ils anéantissent l'autorité paternelle qui ne peut presque plus s'exercer, à cause de cette licence que prennent les enfants d’aller se marier où bon leur semble, quand de bons et religieux parents s'opposent à des alliances qu'ils jugent devoir leur être funestes. Ils énervent la discipline de l'Eglise, qui est contrainte de plier devant des caprices de jeunes gens à qui un fol amour a fait perdre la tête.
Ce qu’il y a de plus regrettable c’est que des hommes de bi cherchent à faire croire que tout mariage est valide, dès qu'il est fait selon tes lois du pays où il se célèbre, quoiqu'on n’y ait pas son domicile ; et que la présence de ses pasteurs ne fait rien à la validité de cet acte essentiellement religieux.
On peut donc craindre que les mariages clandestins ne se multiplient de jour en jour, si nos Cours de Justice finissent par les reconnaître pour valides ; et si surtout, ce qu’à Dieu ne plaise, on en vient à légaliser le mariage civil.
La seule digue puissante que nous puissions opposer à cette licence qui, comme un torrent, menace de détruire ce qui nous réste de bonnes mœurs, est la conscience du peuple et son attachément à la foi et aux pratiques religieuses.
I] faut donc, par de solides instructions, éclairer de plus en lus cette conscience de nos catholiques, afin qu'ils comprennent ien que le mariage étant un Sacrement, c'està l'Eglise à faire des lois, pour en régler l'administration ; que si la Puissance Civile fait aussi de son côté des lois concernant le contrat de mariage, ce ne peut être que pour des effets purement civils, qu'il ; n’y a aucun pouvoir humain capable de séparer e que Dieu a uni, il c’est-à-dire d'annuler un mariage contracté Lo les lois de l’K- l glise ; qu'en conséquence, lors même qu’une Cour de Justice re- d connaîtrait un mariage comme bon, cela ne le rendrait pas légitime
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contrahendh ; 2. Si noluerit sese obligare, ignorans ex promissione oriri obligationem sub mortali exequendi matrimonium ; 3. Et etiam si hanc obligationem sciret, si deesset voluntas sese obligandi ; et hoc etiamsi promissio fuerit juramento firmata. Nam Juramentum sequitur naturam promissionis, : Tenetur quidem postea ratione deceptionis damna resarcire, sed non tenetur ratione promissionis verum consensum ponere et Matrimonium contrahere, nisi intervenerit defloratio, quæ aliter resarciri nequit ; 4. Si quis fuerit deceptus, si suus error fuerit invincibilis ; 5. Si parentes sint juste inviti.