‹ Questions sur le mariage [microforme]Chapitre 34 sur 36 · VINGT-SEPTIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

VINGT-SEPTIÈME QUESTION

Faut-il travailler à diminuer le nombre des dispenses de bans et de parenté ou affinité, et comment ?

RÉPONSE

Cette question, pour être la dernière, n'en est pas pour cela moins importante en elle-même, et dans la pratique. : Car si ce! que nous allons dire, en réponse, peut avoir, avec le temps, l'heureux effet de diminuer considérablement le nombre des digpenses, il se sera alors fait un très-grand bien, parceque plus l'os vbservera les saintes lois: de l'Eglise, dans la célébration du mariage, et plus. nos ménages serpnt heureux et bénis. : Ce sera cette intime conviction; qui pourra seule amener cet heureux résultat. Pour cela il faut souvent instruire les fidèles, de leur devoir là-dessus. À. gette fin, nous allons, en répondant À cette. question, insister

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sur les graves raisons qu'a eues l'Eglise de mettre des empêche ments au mariage.

.lo. Examinons d’abord combien l'Fslis: tient singulièrement à ce que l’on garde strictement sa discipline, relativement aux empêchements de mariage. Elle y tient tellement qu’elle frappe de nullité toutes les dispenses obtenues sans de justes raisons : ANotandum quod..…...….. declaratum fuerit expressionem causarum. earumque verificationem in dispensationibus ampositas ad validrtatem pertinere. (Bened. XIV. apud S$S. Lig. Theol. Moral. Lib. 6, Tract. 6, cap. 3, n. 1131).

20. Ceci est tellement de rigueur que si la raison pour laquelle une dispense aurait été d’abord validement obtenue, venait à cesser, avant qu'elle ait été expédiée par le Pape, ou par l’Evêque, délégué du St. Siége, le mariage serait nul (Id. Ib. n. 1132).

30. À plus forte raison, une dispense serait-elle nulle, et le mariage qui serait contracté en conséquence serait-il invalide, si on alléguait des raisons fausses, dans la supplique pour l'obtenir.

40. Or, pour que l'Eglise, qui est si bonne, inflige une peine si grave, et qu’elle s'oppose au mariage des parents et alliés, en adoptant un moyen si rigoureux, il faut qu'à ses yeux, ces mariages renferment un désordre souverainement préjudiciable, et qu’il s’en suive pour ses enfants des maux incalculables,

5o. Et, en effet, ces mariages entre parents et alliés, surtout au second degré, sont funestes à la société, comme aux particuliers, sous le rapport moral aussi bien que sous le rapport physique. La doctrine médicale vient ici justifier la sagesse de l'Eglise.

6o, Maux sous le rapport physique. Un fait bien connu de tout le monde est que chaque individu a son tempérament propre. L'un a une forte constitution et l’autre est d’une faible santé. Celui-ci est sanguin, et celui-là est nerveux. Il y a des hommes à poitrines fortes, et d’autres qui ont peine à respirer. Chacun de ces divers tempéramer.… àses avantages et ses inconvénients ; l'excès que l’on remarque dans chacun d’eux peut lui être plus ou moins nuisible.

7o. Un autre fait non moins constant, c’est qu’il y a des maladies héréditaires dans les familles ; car qui doute que les enfants ne tiennent du père ou de la mère, dans leur constitution physique ? Ils seront donc communément prédisposés aux maladies de sang, si leurs parents sont sanguins, ou à la pulmonie, si eeux qui leur ont donné la vie ont la poitrine affectée.

80. Supposons maintenant deux frères d’un tempérament sanguin, Que l’un ait un garçon et l’autre une fille qui se mettent en tête de se marier ensemble ; et que, pour ler+ ralheur, ils parvienneñt à leur but, Les enfantsquinaîtrontdece:. *:\ge devront avoir

ün tempérament excessivement prédisposé aux inflammations où congestions. Si cela est vrai des tempéraments sanguins, qui sont les plus robustes et les pluscapables par conséquent de résister aux torrents des misères humaines, qui font disparaître tant de bonnes familles, que sera-ce des tempéraments faibles, nerveux et lymphatiques ? :

90, Maintenant, connaît-on quelque remède à ces maux physiques, qui finiraient par nous enlever de bonnes et nombreuses familles ? Oui, et l'Eglise nous le fait découvrir, dans le eroissement des familles, par le mariage entre étrangers. Car c’est une chose bien connue que, lorsque les époux ont un tempérament différent, leurs:enfants s’en ressentent et ont un tempérament mixte, un tempérament tempéré, pour nous servir d’une expression des plus justes, dont les anciens se servaient, pour désigner un composé dans lequel entraient, en une heureuse proportion, les quatre tempéraments élémentaires. Ces différents tempéraments, en s’alliant si étroitement par le mariage, se communiquent leurs forces et leurs avantages, qui tempèrent les vices naturels des constitutions maladives,

100. Ainsi, on peut prendre pour accordé que les parents qui se marient ensemble, surtout les cousins germains, se communiquent nécessairement leur prédispositions aux maladies de familles, avec le danger imminent de les aggraver ; tandis que, si les étrangers s'unissent par de bons mariages, il se fera une si salutaire fusion de leurs tempéyaments que les constitutions vicieuses des uns se corrigeront et s’amélioreront par les tempéraments sains des autres.

110. Maux sous le rapport moral. Il n’y a pas à douter que les passions humaines n'aient comme leur siège dans la tempérament physique, qui les favorise et les alimente plus ou moins, quoique toujours, avec la grâce, l’homme soit libre et capable de les dominer. Et en effet,chacun, selon son tempérament,est naturellement porté, soit à la paresse, soit à la colère, soit à la sensualité ou à pos de ces funestes penchants, qui forment en nous le foyer

e la -concupiscence, et font de notre corpsun corps de péché et de mal. D'un autre côté, il est des tempéraments qui paraissent faits pour les vertus : l’un est naturellement doux et pacifique ; l’autre est ardent et généreux. Maintenant n'est-il pas évident que si ces divers tempéraments s'unissent par des mariages bien assortis, la douceur des uns modérera la trop grande vivacité des autres, et qu'il se fera ainsi, sous le rapport moral, un assortiment de caractères, qui pourra contribuer grandement au bonheur des familles ?

120. Le développement des facultés. intellectuelles est, d’un autre côté, dû en partie à la conformation physique, à cause des

Yiaisons si étroites qui existent entre le corps et l'âme. Aussi, remarquez-vous que généralement: l'intelligence est peu développée chez certains tempéraments, tandis qu’elle l’est plus ou moins chez d’autres. Car il y a certainement de la différence, sous le rapport intellectuel ou moral, entre le- sanguins et les lyaphathiques entre les bilieux et les nerveux.

140, Or, c’est par le croissement des familles que la Divine Providence entend apporter remède à ce mal moral et intellectuel,

comme au mal physique qui se corrige par l'alliance conjugale entre

étrangers. Car c'est un des moyens humains auquel elle a recours pour resserrer de plus en plus les liens spirituels qui doivent unir la grande famille de toute une Paroisse, afin d'y faire -régner la paix et la charité. Et en effet, il est facile de : comprendre que plus il s’y trouve de familles alliées par le mariage, et plus iky a d'union et de prospérité,

150. Si donc chacun écoute la voix de ia raison, comme celle de la Religion, quand il est temps pour lui de se donner une compagne, il se pénètrera de la nécessité de faire un bon choix, pour que cette femme, par son bon caractère, puisse d’abord foire on bonheur, et ensuite lui donner, par la nature de son tempérament, des enfants qui soient bien constitués sous le rapport physique et moral. Car son bonheur sera durable, il n’y a pas à ea dlouter, si cette épouse est pure, douce et industricuse, et si les enlauts qu'elle lui donne sont intelligents, robustes et vertueux. Ainsi, ce jeune homme qui se prépare au mariage, ne doit donc passe laisser aveugler un la passion, quand il lui faut faire un choix d'où dépend son bonheur ici-bas, et peut-être aussi dans l’autre vie. Or, s'il consulte Dieu, et qu’il écoute sa raison, ce sera sans doute parmi les étrangers qu’il trouvera cette femme unique, qui lui est destinée par la Divine Providence, cette femme qui a été créée pour lui, qui est pour lui un présent du Ciel, qui sera la femme fort: dont le St, sprit s'est plu à nous faire le portrait; cette femme enfin, qui, dans les desseins de Dieu, doit faire son bonheur.

160. Pour pouvoir encore mieux apprécier toutes ces raisons, considérons les maux qui résultent de ces mariages entre parents. [l est évident qu'il y a dans ces alliances, réprouvées de la nature comme de la Religion, une absence de bénédiction qui se révèle surtout par la léthalité, qui les empêche de constituer des familles durables.

170. A Genève, les mariages entre parents, sont très-fréqnant:. Le Dr. Rillet, médecin de cette ville, a voulu en bien connaître

l'influence. Or, il est arrivé, par des recherches consciencieuser, à

constater les funestes résultats de pareils mariages. Les faits qu'il rapporte sont nombreux et déplorubles,

180, L’abaissement, selon lui, de la force vitale, conséquence des alliances entre proches parents, se traduit ; lo par l'absence de conception (la stérilité) ; 20 par le retard de la conception (familles moins nombreuses) ; 30 par la conception imparfaite (fausses couches) ; 40 par des enfants incomplets (monstruosité ;) 5o par des enfants dont la constitution physique et morale est imparfaite ; 60 par des enfants plus spécialement exporés aux maladies du système nerveux, l'épilepsie, l'imbécilité, ou l'idiotie, la surdi-mntité, la paralysie et les maladies cérébrales; 7o par des enfants lymphuthiques ou scrofuleux ; 80 pour des enfants qui meurent en bas âge, dans ane plus grande proportion que d’autres ; 90 par des enfants plus sujets que d'autres à la maladie et moins aptes à résister à une mort prématurée.

190. Le Docteur Menière, Médecin de l’Institut Impériale des Sourds-et-Muets, à Paris, a fait un travail exclusivement destiné à prouver que les mariages entre consanguins sont la cause principale de la surdi-mutité. Il confirme ainsi, sous ce rapport, l’expérience du Dr. Rillet.

200. Le Dr. Henri Cotin, à l'appui de ce que vient de nous dire le Dr. Menière, constate d’autres faits qui se remarquent dans certaines vallées du Canton de Berne. Là les populations sont agoloinérées et presque sans moyen de communiquer avec les contrées voisines. Il s’en suit que les familles étant toutes alliées, les mariages de cousins germains y sont trés-fréquents. Or, c’est au

sein de ces populations isolées qui voient couler dans 1eur veines le même sang, que l’on observe dans toute sa laideur, la dégradation de l’espèce humaine, l’abatardissement de la race des enfants d’Adam. Car là règnent souverainement le crétinisme, l’idiotie, la surdi-mutité de naissance.

210. Le Dr. S. M. Bemis, Médecin aux Etats-Unis, dans une réunion médicale, tenue à Washington en 1858, donna un rapport très-intéressant sur les conséquences pernicieuses qu’entraînent après eux les mariages entre proches parents.—Les recherches assidues auxquelles s’est livré M. Bemis lui ont prouvé que 10 pour 100 de ssourds-et-muets,que 5 pour 100 des aveugles,et qu'environ 15 pour 100 des idiots, placés dans les différents établissements hospitaliers des Etats-Unis, sont issus du mariage des cousins germains.—Sur un chiffre de 787 mariages entre cousins germains, constatés par M. Bemis, ce dernier a pu se convaincre que 254 avaient produits .'es aveugles, des sourds-et-muets, des idiots, etc.—Ce Médecin : constaté, par le recensement de 1850, qu’il y avait dans l'Ohio, à cette époque, 1,828,238 âmes, et qu'il s'était fait 483 mariages entre cousins germains. De ce nombre 332 ont été stériles, ou ont produit des enfants sains, tandis que les 151 autres

ont donné naissance à une génération maladive.——Sur ces données on peut établir, en moyenne proportion, un tableau général pour les Etats-Unis dont la population était alors évaluée à 24 millions environ; et on cbtiendra les résultats suivants.Il yaura 6321 mariages entre cousins germains, dunt 3677 produisent des enfants mai venus dans la proportion suivante : 1116 sourds-et-mucts, 468 aveugles, 1854 idiots et 239 scrofuleux.

Les mariages entre cousins germains sont bien plus rares aux Etats-Unis qu'en Europe. Néanmoins le travail du Dr. Bemis prouve à la fois, et qu’ils sont trop communs, et qu’ils sont malheureux.—Plusieurs Etats de l'Union, le Kentucky entr'autres, viennent de passer nne loi qui interdit formellement les mariages entre cousins germains. En présence de tant de faits déplorables, personne sans doute ne pourra trouver à redire à une telle loi, sous prétexte qu'elle gêne la liberté des particuliers.

220. Les effets déplorables qui se remarquent dans les mariages entre parents se diversifient, soit pour la forme, soit pour le degré. Ainsi, dans une famille, on trouvera un épileptique, un imbécile, un enfant retardé au point de vue physique et morale, un scrofuleux, ou un enfant qui succombera rapidement à une maladie à laquelle tout autre eût*pu résister, Dans une autre famille, on verra deux idiots ou imbéciles, et deux enfants en apparence bien portants. Dans une troisième on trouvera un enfant atteint d'une paralysie congéniale, accompagnée d'accidents épileptiformes, tandis que les autres enfants ne sont que lymphatiques. Il arrive que certaines familles résistent, dans la première génération, à l’action funeste de la consanguinité. Mais qu'il est à craindre qu’elle n’exerce sa terrible influence sur celles qui la suivront.

230. Maux pour la Société.—Ces déplorables effets produits par les mariages entre parents sont si visibles et si funestes, que les Romains, pour prévenir les maux qu'ils causaient à la société, en firent un point de loi, en défendant aux parents jusqu’au quatrième degré de se marier entr'eux.

240. Mais c'était surtout à la Religion à venir au secours de la pauvre nature humaine, en interdisant aux hommes des alliances malheureuses sous tous rapports. Aussi, voyons-nous Dieu défendre, dans l'Ancien Testament, les mariages des parents jusqu’au troisième degré.

250. Il ne faut donc plus s'étonner si l'Eglise, malgré :e relâche ment qui s’est opéré dans différentes législations humaines maintient sa discipline, en continuant à prohiber les mariages des pa rents jusqu’au quatrième degré. On sait, au reste, combien elle défendit strictement les mariages de cousins germains, dans le St. Concile de Trente.

260. St. Augustin déclare. que l'opinion publique est que ces mariages, entre parents, sont malheureux, et qu'ils doivent être prohibés,

27o. St. Grégoire le Grand, en s’efforçant de même de proscrire ces alliances entre proches parents, fait voir les dommages qu'elles causent aux familles, en les empêchant de se multiplier, pour le bonheur du particulier et la prospérité de la société, Æxperimento didicimus, dit ce saint et grand Pontife, ex tali conjugio sobolem succrescere non posse. Cette expression est d’une énergie que notre langue est incapable de reproduire. Cependant, la médecine, comme on vient de le voir, prouve à l'évidence qu'elle est exacte. Il n’est donc que trop vrai que les mariages entre parents sont l'extinction de la famille.

280. Ajoutons encore que rien n'est plus pernicieux à la famille que l’extrême différence d'âge des époux, pour eux-mêmes, . et pour leurs enfants. La conformité d'âge, surtout quand les époux ne sont pas trop jeunes, atténue les effets de la consanguinité, parce que les tempéraments se sont modifiés avec les années.

290. Il n’est peut-être pas hoïs de propos de remarquer ici en passant que les petits enfants, que l’on fait coucher avec les grandes personnes, y perdent, non-seulement pour les mœurs, mais encore pour la santé.

300. Maintenant, pour que cette réponse soit aussi complète que possible, disons quelque chose des dispenses de bans, qui sont devenues trop communes, et pour ainsi dire à la mode, chez les personnes tant soit peu aisées.

310. L'Eglise, en nous instruisant là-dessus, dans son Rituel, nous fait remarquer que ce serait pour l’Evêque une raison de donner dispense d’un ou de deux bans, s’il jugeait que le mariage dût être probablement empêché par malice. Ilest des cas même où il pourrait donner dispense de trois bans. Mais alors, à moins qu'il ne juge à propos de faire autrement, il devra faire faire la publication après que le mariage aura été célébré, mais avant qu’il ne soit consommé. Et pourquoi ? Pour que sans doute ce mariage ratum et non consummatum soit dissous, s'il se découvrait de graves raisons pour cela. On voit même dans ce point de discipline, qui n’est plus en vigueur, quel est l'esprit de l'Eglise, par rapport à la publication des bans de mariage.

320. On entrera donc dans cet esprit de l'Eglise, si l’on travaille fortiter et suaviter, à diminuer, à empêcher même, s’il était possible, que ces dispenses de bans ne soient sollicitées.

330. Encore une fois, par des avis souvent réitérés en chaire, au confessional, et au catéchisme, en expliquant la doctrine du ma-

riage, il faut ramener les fidèles aux saines idées qu'ils doivent avoir là-dessus, dans leurs vrais intérêts matériels et spirituels.

340. Qu'ils comprennent bien qu'ils ne seront guère excusables devant Dieu, s'ils forcent l'Eglise de leur donner des dispenses auxquelles ils n’ont aucun droit, en menaçant cette bonne Mère de l'abandonner, pour aller ailleurs se marier devant des hommes qui, n'étant pas leurs Pasteurs, ne demandent pas mieux que de les attirer dans leurs erreurs, ou du moins de les encourager à faire de si sanglants affronts à leur Religion.

350. Qu'ils sentent intimement qu’en prenant le temps de la publication pour se préparer à faire un saint mariage, ct en se rendant dignes de faire la sainte Communion, ils obtiennent avec la bénédiction de l'Eglise, les grâces les plus abondantes, pour faire un bon ménage, et qu’une de ces précieuses bénédictions sera une heureuse fécondité, qui donnera à la société de bons citoyens, à Dieu et à la Religion de bons enfants, et au Ciel des bienheureux.

Nous présentons maintenant au Clergé ce Résumé de nos Conférences, avec la confiance que ceux qui travaillent au saint Miuistère y trouveront la solution des principaux cas, qui ont coutume de les arrêter, lorsqu'il faut procéder à quelque mariage.

Comme on l’a vu, nous nous sommes souvent appuyé sur les dé-

cisions des Congrégations Romaines, qui ont été si sagement instituées, pour assister le Souverain Pontife, dans le gouvernement de la sainte Eglise, et qui se composent de ce qu'il y a d'hommes plus savants et plus éclairés, dans la ville étrrnelle, Nous devons en même temps avouer que, tout en faisant ainsi nôtre preuve, nous nous sommes estimé heureux de faire connaître au Diocèse ces oracles sacrés qui mettent nécessairement fin à toute discus sion, selon cette admirable sentence de St. Augustin: Æoma locuta est, cuusa finita est.

Si donc, nons avons pu, dans ce Résumé, entass:r tous les principes qui nous doivent diriger, dans une matière si épineuse, nous avons atteint notre but, qui était de montrer la grande ut lité des Conférences Ecclésiastiques. Car on verra se vérifier ces paroles du II. Concile Provincial de Québ.:: Nemingm latet quanta sit ipsarum utilitas non solum ad mutuam iuter sacerdotes charita tem confovendum, sed etiam 14 ipsos in doctrinn sacr1 informandos confirmandos que. Oui, une entente cordiale entre tous les Ministres de Dieu, pour bien appliquer toutes les rézles de la sainte Eglise, afin d'être plus forts dans le combat contre les vie:s ct les erreurs, qui nous débordent de tous côtés, voilà le précieux fru't que nous en espérons recueillir. WVrhementer igitur optamus ut (lerici

ommes..…......Collationibus ecclesiasticis fideliter assistant ac strerue collaborent .

C’est ce que nous ferons, avec une ardeur toute nouvelle, sous la protection de celle qui était proclamée dans ce même Concile : Domina nostra Sancta Maria, Ecclesiæ Dei decus et firmissimunr præsidium.......…. et à laquelle, dans ces temps mauvais, nous ne devons pas nous lasser d'adresser cette ardente prière des Pères de ee Concile: Nos omnes Tibi commissos, pietate superna, hodie et per totam vitam illumina, custodi, rege et quberna. Amen.

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