‹ Questions sur le mariage [microforme]Chapitre 33 sur 36 · VINGT-SIXIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

VINGT-SIXIÈME QUESTION

Quelles sont les règles prescrites pour l'administration du Sacre- .ment de mariage, pour la Messe des époux et pour la Béné diction nuptiale ?

RÉPONSE

Le St. Concile de Trente, le Rituel etle Miss:l Romains, l:s décrets de la S, Congrégation des Rites, les décrets du IT. Conc. Prov, de Québec, et la Théologie de St. Liguori vont nous diriger,

ans cette Réponse, qui ne sera qu'un résumé pratiqu: de tout ce que nous avons puisé à ces sources sacrées,

10. Les paroissiens doivent être avertis qu'en général ceux ‘qui

veulent se marier devront aller d'avance faire écrire les bans, et à a A 0 dr noch ts à di

ne pas attendre au dimanche et jusqu’à l'heure de la messe ; parce ue le Curé n’a plus alors le temps de faire ce que lui prescrit le Rituel avant la publication des bans.

20. Les pères des époux doivent, autant que possible, venir avec leurs enfants mettre les bans à l’église. C’est alors que le Curé ayant tout son temps à lui, prend toutes les informations nécessaires, comme au Rituel, pour s'assurer s’il n'y aurait pas des empêchements au mariage, Aussi doit-il suivre à la lettre ce que prescrit, pour cet examen, le Rituel, par ces paroles: Parochus admonitus,etc. Rien de plus capable de bien diriger le Pasteur, dans l’accomplissement d’un devoir si important, que cetadmirable préambule. Pour mieux connaître toutes choses, il pourra interroger tantôt en commun et tantôt en particulier, et les parents et les en. fants.

30. S'il y a quelqu'empêchement de parenté. affinité ou autre dont il faille solliciter la dispense auprès de l’Evêque, il ne publiera les bans que lorsque cette dispense aura été obtenue.

40. Il donnera au garçon une lettre de supplique, dans laquelle il exposera à l’Evêque les raisons pour et contre cette dispense ; et lui recommandera de se présenter lui-même à l’Evêque ou au Vicaire-Général, parcequ’un autre que lui ne ferait pas l'affaire.

5o. Avant de publier les bans, ou avant d'envoyer les parties à l’Evêque pour solliciter quelque dispense, il y aurait toutes sortes de bonnes raisons de les entendre en confession ; et il y aurait surtout celle de Jeur épargner la peine de retourner à l’Evêque, pour quelque dispense d'empêchement occulte, s’il s’en découvrait plus tard. Il faut donc tâcher de les mettre tous sur le pied de se confesser avant tout, et comme préparation nécessaire à la publication des bans. Que de bonnes raisons on a à leur donner, pour les amener suaviter et fortiter à cette pratique !

60. Il est une autre recommandation à faire aux époux, c’est de ne pas aller seuls à la vilis, soit pour demander leur dispense, soit pour faire leurs préparatifs de nocos. Si absolument la fille doit être du voyage, elle devrait être du moins accompagnée de son père ou de sa mère, qui devrait avoir l’ordre sévère de ne pas la perdre de vue.

70. Lorsqu'il y a quelque rumeur de charivaris, à l’occasion de certains mariages, le Curé doit hardiment et fortement élever la voix pour prévenir ce désordre, qui est contre les bonnes mœurs, et outrage en même temps la justice et la charité. Aussi faut-il, dans les avis que l'on donne à ce sujet, ne pas manquer de dire que tous ceux qui participent à quelque charivari, sont obligés solidairement à rendre tout l'argent que l’on a coutume d’ex-

torquer, en pareille occasion, et de réparer tous les autres dommages qui ds s’en suivre.

80. Conformément à ce qui est prescrit au Rituel, le Curé, en prenant les bans, Rae aux époux, en présence de leurs parents, de ne pas demeurer dans la même maison, et même de ne plus se fréquenter, mais seulement de se voir le jour, pour le contrat de mariage, les préparatifs de noces et autres cause légitimes.

90. L'heure des mariages ayant été fixée par l'Evêque, les parties doivent se faire un devoir d’être rencues à l’église à +» ps. Pour ne point s’exposer à l'inconvénient de manquer à l'heure, il ne faudra pas attendre le jour de la noce pour passer le contrat de mariage. Il ne faudrait pas non pius que ce contrat se fit le Dimanche, Car ce se.ait donner du scandale à la paroisse, et attirer par la profanation de ce jour saint, la malédiction de Dieu sur son ménage.

100. Pour ce qui est de ia célébration du mariage, le Pasteur en relèvera autant que possible la solennité, dans l'intention d’inspirer à tous ses Paroissiens une profonde vénération pour un Sacrement, qui attire tant de bénédictions célestes sur les époux, quand ils y sont bien préparés. Mais il faut se bien garder de tout ce qu: ne servirait qu'à nourrir la vanité des nouveaux mariés, ou faire croire à quelque motif d'intérêt chez les Ministres de

Dieu.

110. On fera bien de conserver l’usage de deux cierges, d’un tapis et de quelques chaises pour les époux et les témoins. Il faut avoir soin de faire placer ces témoins de manière qu'ils puissent entendre les promesses mutuelles que se donnent les époux, et en rendre témoignage au besoin. On doit donc les avertir d'y donner une grande attention, puisqu'ils sont, comme le Curé, témoins nécessaires. On pourrait, à cette Messe, chanter de pieux cantiques avec l'accompagnement de l'Orgue, s’il yen a un, Car toutes ces choses font de vives impressions ; et les époux se souviendront toute leur vie d’u : jour qui fut pour eux si saint et si joyeux. Ils aimeront à en faire l’anniversaire, chaque année, par quelqu’exercice de piété, par exemple, en entendant la messe et y communiont,

120. On observe, pour la Messe et la Bénédiction nuptiale, ce que rxescrit le Missel, le Rituel et l'Ordonnance Episcopale du 23 Janvier 1857 (page 26 et 27). Nous remarquerons seulement ici eu passant: lo. que la couleur des ornements àla Messe sponso et spons@ est la blanche ; 20. que l’on dit la Préface propre du temps ou de la fête, s’il y en a une ; 30. que, dans le temps prohibé, on ne fait aucune mémoire de la dite Messe, quoique

fon ait fait un mariage auparavant ; 4o. que la Messe du mariage: cède à celle d’une sépulture qui se ferait ce jour-là, quand il.n'y a qu'un Prêtre; 5o. qu'il est à désirer que les époux .communient à la Messe du mariage, selon la rubrique; mais.qu'ils doivent dans ce cas bien veiller sur eux, pour ne.pas se dissiper durant la noce, .et s’exposer ainsi à perdre les grâces de leur communion et de leur mariage ; 60. que si, pour des raisons. graves, les parties étaient mariées à la maison, elles devraient venir à l’église, le plus tôt possible, pour y entendre la Messe et recevoir la Bénédiction nuptiale; 7o. que la Bénédiction se donne à la Messe du jour, quand on ne peut pas dire celle pro sponso et sponsâ, pourvu que ce ne soit pas dans le temps prohibé. :

130. Si l’on était dans l’usage d'aller après le mariage, à l’auberge, pour y boire et y danser, il faudrait. s'élever avec force contre ce désordre , qui doit être justement regardé comme un scandale donné par des gens qui viennent de recevoir ur grand Sacrement, ou qui ont assisté à une cérémonie religieuse si. capable € : faire de vives impressions chez ceux qui ont de véritables sentiments de foi et de piété. basé Fa

140. Les noces sont assez souvent l'occasion de dépenses folles etruineuses. Il faut travailler à les régler souage rapport, comme sous celui de la moralé, afin que le jour des noces ne puisse jamais être, pour les époux et leurs familles, un jour de regret et de deuil.

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