‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 10 sur 214 · Tome VIL · texte numérisé non relu

Tome VIL

l.XXXII

AVERTISSEMENT

que du temps qu'ils auroient commencé à se faire voir dans la capitale du Roïaume? En attendant que notre docte Censeur ail eu le crédit de faire ériger cette belle maxime en régie de Critique, nous daterons la naissance des écrits Romanciers du temps qu'ils ont été faits, sans avoir égard aux divers lieux où ils ont paru.

Celte prétendue difficulté ne diminue donc rien de la force de nos preuves. Ainsi nous sommes fondés à maintenir malgré tous les spécieux raisonnements de noire sçavant Adversaire, qu'on a employé la Langue Romance à écrire pour la postérité, longtemps avant le milieu du douzième siècle. C'est ce que nous nous flattons d'avoir mis dans un si grand jour qu'il n'y doit plus rester le moindre doute. Il n'y a pas moins d'évidence dans tout ce que nous avons dit pour montrer que la Langue Latine a été vulgaire dans les Gaules, depuis la domination des Romains, jusqu'à ce que de sa corruption s'est formée notre Langue Romancière. Voilà donc les deux points de notre Thèse invinciblement à couvert des atteintes qu'on a tenté de leur donner.

TABLE

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