‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 9 sur 214 · I.XXXI · texte numérisé non relu

I.XXXI

Rois partie Chrétiens, partie Musulmans.

On ne laissa pas néanmoins de faire quelques Romans avant le temps des Croisades. C'est ce que reconnoit disertement François de la Noue dans ses discours politiques et militaires, écrits avant la lin du seizième siècle; puisqu'il comptoit qu'il y avoit alors plus de cinq cents ans qu'on se repaissoit de la vaine lecture de ces livres fabuleux. C'est ce que montrent encore plus visiblement ceux que nous venons de produire. On y voit que les Auteurs de ces histoires controuvées alloient chercher leurs Héros dans les siècles reculés, comme le neuvième, le huitième, et encore au-delà, tant par la raison qu'allègue le Président Fauehet, que parce qu'ils pouvoient plus aisément imposer à leurs Lecteurs, en supposant des événements aussi éloignés d'tux. ' Cet Ecrivain si rompu dans notre Romancerie, assi- iwj. gne encore un autre caractère, pour discerner ces plus anciens Romans. C'est, dit-il, au il n'y e.-t fait mention que d'Amiraux, de Rois de Tolède, de Saragoce, Seville, Conimbre, alors Seigneurs d'Espagne. Avec ces indices nous nous flatterions d'en découvrir encore d'autres que ceux que nous avons fait connoître, si nous pouvions examiner par nous-mêmes tous ceux qui sont conservés dans les diverses bibliothèques et les cabinets des curieux. Mais il seroit inutile d'en produire un plus grand nombre. Ceux que nous avons mis sous les yeux de nos Juges, joinls aux écrits plus sérieux, aux actes publics, aux traductions et aux poètes, le tout en langue Romance, sont pins que suffisants, pour établir ce que nous nous sommes proposé de prouver; et nous avons quelque confiance de l'avoir prouvé invinciblement.

Il n'y a qu'une espèce de difficulté, que fait naître notre subtil Aggresseur; mais qui sera prise pour un faux-fuïanl plutôt que pour une difficulté réelle. ' Il prétend, qu'on ne doit dater en France la naissance des ouvrages François, que du p' temps qu ls ont commencé à se faire voir dans la Capitate

ingénieuse prétention, supposons pour un moment, qu'avant qu'on eût fait à Paris usage du secret de l'Imprimerie, on l'eût exercé vingt ou trente ans dans quelques-unes de nos villes de Province. Dans ce cas, qui etoit possible, ne faudroil-il dater en France la naissance des Livres imprimés,

sainement de la solidité de celte

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