‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 129 sur 214 · CHANOINES DE LIEGE. 473 X| S1ECLE · texte numérisé non relu

CHANOINES DE LIEGE. 473 X| S1ECLE

Abbesse à le solliciter, étoit le désir de sçavoir l'Histoire de S. Ebergise ou Ebregise, Evêque de Tongres, dont le corps avoit été transféré a Cologne, et celle du célèbre Vazon, un de ses successeurs, mort, comme on l'a vû, en 1048. Il paroît visiblement par-là que ce fut en cette même année, qu'Alexandre prit la plume pour satisfaire la vénérable Abbesse. On ignore les autres événements de sa vie. Seulement il semble qu'il n'étoit plus au monde, lorsqu'en 1056 Anselme écrivoit ce que nous en venons de rapporter.

Nous sommes un peu mieux instruits ' de ce qui regarde la «£■ un°'£ personne d'Anselme. Il étoit issu d'une famille noble, et devint ie.' ' D* encore plus recommandable par la beauté de son esprit, l'inte^rité ae ses mœurs, et une pieté exemplaire, qu'il ne l'étoit par sa naissance. ' L'Evêque Vazon , connoissant tout ib- p- a05son mérite, se l'attacha par ses bienfaits, et le rendit confident de ses plus secrètes actions. ' Theoduin, successeur de "> »■ « Vazon, n'eut ni moins d'estime, ni moins d'attachement pour Anselme. En 1053 qu'il fit le pèlerinage de Rome au tombeau des Apôtres, il voulut l'avoir en sa compagnie. Là Anselme fit rencontre du B. Thierri, ce célèbre Ecolatre de tant de monastères, et son intime ami depuis long- temps, qui malgré les difficultés insurmontables qu'il avoit trouvées à faire le voïage de Jérusalem, conservoit toujours le désir de l'exécuter. Anselme lui exposa si pathétiquement les périls qu'il y avoit à craindre, qu'il le détourna de son dessein, et le ramena à Liège.

De simple Chanoine, ' Anselme devint dans la suite Doïen J«j- ••»• p de la Cathédrale, et en celte qualité avoit beaucoup de crédit dans les assemblées du Clergé. ' 11 semble qu'il fut déjà re- J^'-^g j *• f vêtu de cette dignité, lorsqu'en 1055 il s'agit de donner un eo.V'7*. Abbé au monastère de saint Hubert. Les sentiments se trouvant partagés à ce sujet, Anselme qui étoit do l'assemblée, les réunit tous en faveur de Thierri, dont il fit connoitre avanta-

Î;eusement le mérite. ' Plusieurs Modernes, qui se sont copiés AndjLlbjb- 'ïJfes uns les autres, supposent qu Anselme fut Doien de 1 hglise beig. p. «*> 1 *«• deNamur, et scolastique de celle d.' Liège. Mais leur autorité p?m% ne peut tenir contre celle de l'Auteur cité, et presque con- &riff;«. ,!. "ÏÎ! lemporain, nui le fait Doïen de la Cathédrale de Liège même. A l'égard de l'emploi de scolastique, il fut rempli depuis Vazon, qui l'avoit exercé, par Adelmanne, Alestan, Odulfe, Gozechin , Valcher, Francon ; et l'on n'y trouve point de

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