‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 130 sur 214 · H- LEURS ECRITS · texte numérisé non relu

H- LEURS ECRITS

AN s bl me ne nous apprend pas seulement qu'Alexandre son confrère avoit composé une histoire des Evêques de Tongres , de Mastricht et de Liège , qui n'ont Mari. ib. p. 8*3. fait successivement qu'un môme Siège épiscopal ; ' il nous ***' instruit encore de quelle manière il exécuta son dessein. On a

déjà vû à quelle occasion il l'entreprit. Quant à l'exécution, il divisa l'ouvrage en deux parties. Dans la première, il mit un abrégé de l'histoire des vingt-sept premiers Evêques jusqu'à S. Remacle inclusivement : abrégé qu'il avoit tiré avec choix de ce qu'on en avoit déjà publié, c'est-à-dire de l'écrit d'Heriger, qu'il ne nomme pas cependant. Alexandre emplois l'autre partie de son ouvrage, à faire aussi en abrégé l'histoire des successeurs de saint Remacle, en commençant par saint Theodard, et continuant jusqu'à Vazon. Mais en étant venu à celui-ci , ii jugea à propos de changer sa manière succincte d'écrire, et de s'étendre davantage sur son histoire. Deux motifs, qu'Alexandre marque lui-même, l'engagèrent à en user de la sorte. 11 étoit bien aise d'une part, que la postérité n'ignorât pas les actions d'un si grand Evê-

ÏÏB ; et il vouloit de l'autre satisfaire le désir de la vénérable besse Ide, qui souhaitoit d'en être instruite, p. 844 845. L'ouvrage fini sur ce plan, ' l'Auteur l'adressa à la même Abbesse, par une épitre, ou préface, dont Anselme nous a conservé un assez long fragment. C'est peut-être tout ce qui nous reste, ou au moins tout ce qu'on a publié jusqu'ici de p. 83». 840. cet ouvrage d'Alexandre. ' La pensée qu'ont eu Dom Martene et Dom Durand, qu'il pourroit être le même que celui qu'ils ont fait imprimer, n'est ni fondée ni plausible. Aussi ne l'ont-iJs pas plutôt produite, qu'ils l'ont abandonnée. On pourroit d'ailleurs s'imaginer, que cet ouvrage n'est autre ue celui qu'on a dans le recueil de Chapeaville sous le nom 'Anselme, qu'on auroit pris pour Alexandre. Mais c'est ce oui ne se peut soutenir ; et l'on en va voir les raisons dans la suite.

Page 1