ANSELME
XI SIECLE. '
■ Mub. îb. p. 7i7- France dans la tenue des Conciles et autres assemblées. • m De-là Anselme passe à la description de la dédicace et la
translation du corps de saint Remi, qui se firent le second jour d'Octobre de l'année déjà marquée 1049. Ce morceau d'histoire comme tout le reste, est écrit avec une noble sim- P 7» -72* plicité, un ordre et un détail qui charment le Lecteur. ' Après quoi vient la relation du grand Concile, qui se tint les aeux jours suivants, troisième et quatrième d'Octobre. C'est la partie de l'écrit la mieux circonstanciée, comme la plus insi«. ib i Trit. ib. teressante. ' Sigebert et Trilh'éme ne l'avoient pas lûe avec attention, en ce que parlant des événements de cette assemblée, il mettent sur le compte de l'Evêque de Frisingue, Mab. ib. P. -m. ' ce que la relation dit être arrivé à Hugues Archevêque de p. 724-726. Besançon. Enfin Anselme termine son écrit par quelques miracles qui s'étoient opérés depuis la dédicace, à quoi il a joint la letre du Pape aux François, pour les engager à célébrer la fêle de la translation de saint Remi au premier d'Octobre.
Bar. an. t. n. ' Baronius est le premier qui ait imprimé l'écrit d'Anselme; ?o7P6, p* 10M" mais sans Ie nom de son Auteur, et après en avoir retranché Mari. t. 2. p 88- la première partie. ' Dom Marlol l'a donné dans la suile en 104, entier à la préface près et quelques lignes qui précèdent im-
BoH. i». apr. p. médiatement la letre du Pape Léon IX. ' Les continuateurs s 1 de Bollandus en ont aussi fait entrer plusieurs morceaux dans
conc. t. 9. p. leurs sçavantes observations sur la vie du même Pape. ' On tonnas. a encore daug ja collection générale des Conciles tout ce Mob. ib. P. 7ii- que Baronius avoit déjà publié du même ouvrage. ' La meilleure édition qu'on en ait, est celle qu'en a donné Dom Mabillon sur les manuscrits de saint Remi de Reims, avec Pieu. h. e. i. s9. des observations historiques et critiques. ' C'est sur cetle édition que le célèbre M. l'Abbé Fleuri a fait un ample extrait de l'ouvrage qui est un des plus beaux morceaux du XII volume de son Histoire Ecclésiastique, sand. bib. beig. ' A la tête du texte d'Anselme dans un manuscrit de saint jm. par. i. p.i26. Marun Tournai, se trouve la letre prétendue du Grand saint Benott à saint Remi Evêque de Reims, et à la suite une autre letre des Moines de saint Remi à ceux du Mont- Cassin, pour assurer ceux-ci que la letre précédente est sincère, et leur rendre compte de son envoi d'Italie en France. 11 n'y a pas, ce semble, lieu de douter que cette seconde letre ne soii aussi un écrit d'Anselme.
MOINE DE S. REMI DE REIMS. 479 Yi€llfrl.
' François Juret avoit autrefois un manuscrit, qui conte- v^jT vu. \w. noit sous le nom d'Azelin Moine de Reims, un poème en S." L 3?p. S?.' vers ïambiques rimés, dédié à l'Empereur Henri. Plusieurs circonstances pourroient faire croire, que cet Azelin ne seroit autre qu'Anselme qui fait le sujet de cet article. Les qualifications que porte Azelin, conviennent parfaitement à Anselme. Les temps lui conviennent également ; puisqu'il florissoit sous . l'Empire de Henri III dit le Noir. Il ne reste que le nom, qui est un peu différent. Mais on seait qu'anciennement on rendoit quelquefois le nom d'Ascelin pour celui d'Anselme. C'est ainsi que Guillaume de Nangis, suivant la remarque du docte P. Petau, dans son Rationarium temporum, partie première, livre huitième page 491, nomme Ascelin Adalteron Evéque de Laon. Si donc on prenoit Anselme pour Ascelin, on pouvoit prendre pareillement Azelin pour Anselme. D'ailleurs on prononçoit, et on écrivoit quelquefois Aselme, ou Azelme pour Anselme ; et comme l'on ne marquoit pas alors de points sur les I, il étoit aisé de lire Azelini pour Anzelmi. Nous en avons donné un exemple frappant pour le nom d'At'moimts, que son premier Editeur a nommé par cette raison Annomus.
Quoiqu'il en soit, cePoëmc ne peut pas faire beaucoup d'honneur à celui qui lui a prêté sa plume. Ce n'est effectivement autre chose, que l'impertinent écrit intitulé Cœnay le souper, ou festin, faussement attribué à S., Cyprien de Carthage, que ce Poète a mis en vers rimés. ' Saumaise, qui >'op. i». p. xn en avoit eu communication, en cite plusieurs vers dans ses MG* notes sur l'Histoire de l'Empereur Aurelien, par Vopisque. Colomiès a fait un procès litéraire à ce Critique, de ce qu'il lui avoit échappé de donner à ce ridicule écrit le titre de la Céne du Seigneur. ' Oudin nous apprend qu'il y en avoit omi. wn. ». 1. p. dans la Bibliothèque de M. de Lcibnitz, une édition faite 275' *7b' en 1681, avec une version à côté en vers Allemans; que le texte Latin y est divisé en vingt Chapitres, et qu'il portoit le nom d'un certain Maur, qui l'avoit dédié à Lothaire, Roi de France, depuis 954 jusqu'en 985. Mais Oudin ne dit point, que la traduction en vers Allemans ait été faite sur les vers Latins d'Azelin. L'écrit ne méritoit pas assurément la peine que se sont donné ces deux Poètes de l'assujettir aux régies de la versification.
XI SIECLE