‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 134 sur 214 · ESTIENNE IX · texte numérisé non relu

ESTIENNE IX

Pape.

HISTOIRE DE SA VIE

c*.M. chr. i. s. c. 'ttiStienne, qui ne fit presque que se montrer sur le riTPriaM| M»fc Ci saint Siège, se nommoit Frideric avant son exaltation. flV\tsprde Lor N de sang roïal du côté de sa mere, et proche parent du *i. p. 1093. ' Pape Léon IX et de l'Empereur Henri le Noir. Il eut pour pere Gozilon, Duc de Lorraine, et pour frère Godefroi, qui succéda à ses Etats, et qui devint aussi Duc de Toscane par son mariage avec Beatrix, et l'un des plus puissants Princes de son temps. Dès son enfance Frideric fut instruit des Letres humaines, et de la science Ecclésiastique, apparemment à l'école de l'Eglise de Liège, où il remplit une place de Chanoine et la dignité d'Archidiacre, soie. 1. 1*. P. «s* i 'En \ 049 le Pape Léon passant par cette Ville pour se ren- KaM*n«>''n5Pi-T dreà Reims> emmena avec lui Frideric, qui le suivit ensuite ?on,8oTl vil' ^ Rome, et se trouva au Grand Concile de Reims, et aux autres que tint le Pape sur sa route. Au bout de deux ans, Léon le créa Cardinal Diacre du titre de sainte Marie m Dominica, Bibliothécaire et Chancelier de la Sainte Eglise Romaine. En cette qualité, Frideric avoit le soin de diriger les Bulles, les Diplômes, les Rescrits qui émanoient du S. Siège. Charge importante, qui demandoit un homme sçavant et habile dans les affaires*.

r,a»H. ci.r. .1. . . ' Le même Pape aïant pris le parti d'envover des Légats à J8 'to.1* n. T.' *b' Constantinople pour le sujet dont on a parlé dans son Histoire, choisit Frideric avec le Cardinal Humbert et Pierre, Archevêque d'Amalfi. Frideric partit avee ses Collègues en 1053, et eut part à tout ce qui se fit pour tacher de réunir l'Eglise Grecque avec la Latine, et réfuter les erreurs et les uoib. sch. an. calomnies des Grecs. ' Un Auteur presque Contemporain lui 10 ^' fait même l'honneur de lui attribuer tout ce qui se passa en

cette occasion, de la part des Légats. Mais il est dû au Cardinal Humbert.

Frideric

' Frideric de retour à Rome en 1034. après la mort du Pa- an. 10M | Cats. pe Léon, jugeant par l'épuisement où l'avoienl jetlé les fati- ekr' to c" 881 89 gues du voïage, qu'il n'avoit pas long lemsà vivre, tt se sentant d'ail). -urs un extrême dégoût pour le monde, se retira au "' Mont-Cassin, et y embrassa la vie monastique sous l'Abbe Richer. ' M. Dupin'le suppose In re de Friperie ; mais c'est une n0pin, ît. >ie. p. faute d'inadvertance à cet Ecrivain. "On parla diversement • Lamb. Sch. ib du motif de et lie retraite; et quelques-uns l'attribuèrent à g^**' ib't' d'autos causes. Léon de Marsi la rapporte effeeti.ement à l'indignation de l'Empereur Henri, qui auroit été irrite contre Frideric, à cause du Duc Oodefroi son frère, qu'il regardoit comme son plus grand ennemi. Mais Lambert de Schasnabourg soutient le contraire. ' En 1057 la place d'Ab- Cas», chr. a>. c. bé du Mont-Cassin étant vacante, Frideric fut unanimement « lu pour la remplir, le Vendredi dans l'Octave de la Pentecôte, vingt-troisième de Mai. ' Peu de jours après il alla avec le c.w. Cardinal Humbert, qui se trouvoit au Moi l-Cassin, r»cevoirla bénédiction abbatiale de la main du Pape V'jclor II, qui étoil alors en Toscane, et qui le reçut avec tous les témoignages d'estim»- et d'alïeclion. Entre autres marques de bienveillance, le Pontife Romain lui changea son titre de Cardinal Diacre, et lui donna celui de Cardinal Prêtre du litre de saint Chrysogone.

'Sur la fin de Juillet de la même année, Frideric s'en c.97. retournant à son mona-tere, par^a à Rome pour prendre posses?ion de son nouveau titre. Il y étoit encore, lorsqu'on y apporîa en diligence la nouvelle de la mort du Pape, décédé le vingt-huilieme du même mois. Aussi-tôt une grande partie du Clergé et les Ciloïens allèrent trouver le Cardinal Abbé, pour le consulter sur le choix d'un nouveau Pape. Frideric leur nomma cinq sujets, qu'il croïoit les plus propres pour remplir le S. Siège. Mais il n'en voulurent point d'autres que lui-même ; et i'aïant tiré par force de son logis, ils le conduisirent à l'Eglise de S. Pierre-aux-Liens, où ils l'élurent Pape, et le nommèrent Etienne, parce que c'étoit le second d'Août, jour de la fêle de saint Etienne Pape et Martyr. Dès le lendemain, jour de Dimanche, tous les Cardinaux accompagnés du reste du Clergé, et de tout le Peuple, le menèrent h saint Pierre, où il fut sacré avec grande cérémonie. ' Jusques-là on n'avoit jamais vû d'élection faite Lamb. »«h. a . avec une joie et une unanimité plus universelle.

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