‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 143 sur 214 · II · texte numérisé non relu

II

Q h o j o i1 f. les écrits de notre Pape ne soient ni en grand nombre, ni d'une certaine étendue, ils demandent néanmoins quelque discussion.

1°. Il y a de lui plusieurs Letres, presque toutes intéressantes, en ce ou'elles concernent particulièrement les affaires de France. Oldoini n'en a connu que cinq ; mais on en Rom. pom. v«. trouve au moins huit, sans y comprendre les Bulles etPri- ' ! r viléges accordés par ce Pontife. Elles sont presque toutes réunies dans la collection générale des Conciles, et dispersées en divers autres Recueils. Binius, Margrain de la Bigne,

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Conc. i. 9. |>. 'Ôn en compte jusqu'à quatre écrites à Gervais, A c^'. î^p' i9fr vêque de Reims. Après avoir rassuré ce Prélat dans la miere, contre les bruits par lesquels on tàchoit de le r

et Papire le Masson ont été les premiers qui en ont publié quelques-unrs.

Arche a preendre

suspect de favoriser l'Anli-Pape Benoît , Nicolas l'e\horte a soûtenir le Roi p:;r ses avis salutaires. Il s'agissoit particulièrement d'empêcher ce Prince de se prêter aux mauvais conseils de ceux qui cherchoient l'impunité de leurs crimes, dans la division de l'Eglise Romaine. La fin de la Letre fait voir que c'est une réponse a une de celles de Gervais, qui y parloit d'un voïage qu'il projettoit de faire à Rome. Par la seconde le Pape ordonne à l'Archevêque d'interdire l'Evêque de Beauvais, qui avoit été, disoit-on, ordonné par simonie : jusqu'à ce qu'il fût allé à Rome , se justifier au Concile qu'on y de soit tenir. Il parolt par-là que cette Letre fut écrite quelque-temps avant le mois d'Avril 1059. Le but de la troisième est de recommander à Gervais de faire justice à l'Eglise de Verdun , pour quelque dommage qu'elle avoit souffert. Afin de l'y mieux engager, le Pape lui dit , qu'elle étoit sous la protection particulière du S. Siège. Il la lui promet à lui-même dans sa quatrième Letre, en reconnoissance de son attachement et de la fidélité envers l'Eglise Romaine, et lui accorde ce qu'il lui avoit demandé en faveur de l'Evêque Conc. ib. p. io97. de Senlis. ' Ce qu'il ajoûte de l'incertitude de son voïage en France, feroit croire que cette Letre seroit une réponse à celle oui nous reste de Gervais au même Pape. p. us», iim. ' Nous en avons une cinquième de ce Pontife à saint Edouard Roi d'Angleterre , qui lui avoit écrit pour lui demander qu'il confirmât la fondation du Monastère d'Oùesttninster, qu'il venoit de rétablir, en confirmant de son côté les revenus que le S. Siège avoit en Angleterre. La Letre du Pape est une réponse à celle-ci , et contient enlr'autres choses un éloge de la piété des Rois d'Angleterre, p. to96. ' Il y en a une sixième , écrite aussi-tôt après le Concile de

Rome en Avril 1059 , et adressée aux Evêques, aux Abbés, aux Clercs et à tous les Fidèles de France. On en a déjà Hug. pi. n,r. p. donné une notice plus haut ; ' et Hugues de Flavigni l'a insérée en partie dans sa Chronique.

jjjH conc. ib, p. ' Une septième au Comte de Rouergue, rapportée aussi par le même Ecrivain. Le Pape y exhorte ce Comte à donner

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ner sa protection aux Eglises, aux Pauvres, et le menace d'excommunication, s'il relient plus long-temps les terres que l'abbaïe de saint Vanne de Verdun possedoit dans son pais.

' Une huitième au Clergé de Sisteron, pour lui notifier Caii. qu'il lui avoit ordonné Evêque Gérard, élu par Hugues ,'w'1,'w' Abbé de Cluni, Légat du S. Siège en ces quartiers-là, par l'Archevêque d'Arles, l'Evèque d'Avignon et autres Prélats de la Province. La Letre entre dans le détail de plusieurs points importants, (jue Gérard devoit observer, principalement à l'égard de 1 ordination des Clercs, cjui ne dévoient point y être admis, s'ils n'étoient letrés, et n avoient les autres qualités prescrites par les Canons. On voit par cette Letre, qu'encore alors on ne donnoit point le baptême, hors les cas de nécessité qu'aux veilles de Pâques et de Pentecôte. Outre l'édition marquée, on l'a encore dans l'Histoire de Provence par Douche.

Enfin ' une neuvième Letre à la Heine Anne, Princesse conc. a», p. 1095. de Russie, que Henri I Roi de France avoit épousée. Le tp% -*du eues! Pape l'exhorte à continuer ses pratiques de piété, et lui donne 1 4 p- md'excellents avis pour porter le Roi son époux à régner chrétiennement, et pour bien élever les Princes ses enfants. La piété de cette Princesse au reste ne l'empêcha pas de contracter de secondes nôces avec Raoul Comte de Crépy, après la mort duquel elle alla mourir en son pais. Quand à la Letre, elle pourroit bien être l'ouvrage de saint Pierre de Damien, entre les écrits duquel elle se trouve.

Quelques Papes avoient déjà commencé à user quelquefois, dans l'inscription de leurs Letres, de la formule oui joint au souhait dû salut la bénédiction apostolique. Nicolas 11 est le premier qui a soutenu uniformément l'usage de cette formule.

Outre les Letres dont on vient de rendre compte, il y a encore de ce Pape diverses Bulles et Privilèges. On n'en trouve aucune dans le dernier Bullaire Romain de Lyon. Mais Baronius, Ughelli ' et les PP. Labbe et Cossart en ont conc. u». ». tmpublié plusieurs dans leurs recueils. On les réunira sans doute 109*' 11 "1l avec les autres du même Pape qui sont moins connues, dans la nouvelle édition du Bullaire, qu'on imprime actuellement à Rome.

2*. Le Pape Nicolas fit plusieurs Décrets, pour tâcher de

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