‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 146 sur 214 · Tome VII · texte numérisé non relu

Tome VII

XI SIECLE. ' '

' qu'il avoit lû avec fruit les ouvrages de S. Augustin. Halinard Archevêque de Lyon s'entretenant avec le Pape, on vint à parler de la découverte des Reliques de saint Etienne premier Martyr. Ce Prélat l'aïant donnée au moins pour suspecte, Humbert en prouva la vérité par un livre du S. Docteur, qu'il fit venir exprès de Moïen-Moutier ; ne se trouvant pas apparemment à Toul. Notre Cardinal suivit le Pape dans les pèlerinages de dévotion et les autres voïages qu'il entreprit le reste de cette année-là et la suivante, tant pour le bien de l'Eglise, que pour les intérêts de l'Empire. Mab. ta. ib. p. ' En 1053 se trouvant à Trani, Jean Evêque du lieu lui communiqua une letre, à lui adressée de la part de Michel Cerularius Patriarche de Conslanlinople , et de Léon Evêque d'Acride Métropolitain de Bulgarie, qui y chargeoient de reproches l'Eglise Latine, sur les points dont il a été parlé ailleurs. Humbert aïant pris lecture de l'écrit, qui étoit en grec, en fit une traduction latine, et la porta au Pape Léon, qui y répondit comme on l'a vû en son lieu.

ss^si^'J ' V" ^e Pac^1(îue Pontife désirant de rétablir l'union entre i >if an. i. |'Egjjge Latme ej ja Gréque, se détermina à envoïer

trois Légats à Constantinople. Il choisit à cet effet Humbert , Frideric Archidiacre et Chancelier de l'Eglise Romaine, et Pierre Archevêque d'Amalfi. Les Légats, avant que de partir allèrent au Mont-Cassin, se recommander aux prières des Frères. 1 Puis s'étant mis en chemin sur la fin de l'année 10o3, ils arrivèrent heureusement à Constanlinople. Us y furent reçus avec de grands honneurs par l'Empereur Constantin Monomaque , qui les logea quelques jours dans son palais. Pendant leur séjour dans cette grande ville , Humbert , qui étoit l'ame de cette légation, en dirigea tout le cours, travailla à réfuter lui-même la letre du Patriarche Michel et de l'Evêque d'Acride ; quoique le Pape Léon l'eût déjà fait. 11 y opposa un assez long ouvrage, dont il sera parlé dans la suite, et en fit encore un autre pour répondre à celui de Nicetas Peclorat, Moine de Stude, qui contenoit les mêmes reproches, que la letre précédente.

bar. an. 105*. n.

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