‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 145 sur 214 · HUMBERT · texte numérisé non relu

HUMBERT

Cardinal, Évêqi e de Blaxche - Selve.

HISTOIRE DE SA VIE

HUmbert , que d'autres nomment Hi bert , ' l'un des plus scavants hommes de son temps, est le premier François bien connu qui ait été élevé à la dignité de Cardinal. ' Il naquit en Bourgogne* au commencement de ce Laof. in. Ber.e. *. siècle, ou tout au plutôt à la fin du siècle précèdent. Ceux *' 8* Xb' qui le font Lorrain, ont pris le lieu de son éducation pour celui de sa naissance. ' En 1015 ses parents, qui nous sont cai. w$. do Lor. inconnus, le mirent à Moïen-Moutier, où il s'engagea dans ' * par p* w* la profession monastique. ' Sigebert parlant de lui, le qualifie sig. »cn. c.iso. Moine de Toul , parce que cette Abbaïe se trouve dans ce Diocèse. ' De-la il est arrivé, que la plupart des Modernes W». ti,n9prenant mal le sens de cet Ecrivain, ont fait Humbert Moi- i °p.' 79s Yl*^ ne de saint Mansui, autre Abbaïe dans la ville même de PJ; U\" feï'i.

Toul. * p.3«.

'Aussitôt après son entrée dans le Cloître Humbert, w.Lib.|.^w.

quoique tout jeune, s'appliqua sérieusement à l'étude. Il ne ivit. s«l1c.'C33i. négligea aucune des facultés de Literature alors en usage ; et à l'aide d'un bel esprit il y fit de grands progrès. Plus il

1' H eil effectivement nommé Ubert dans la vie de S. Jean Gualbcrt, écrite an XII siècle; et grand nombre «la Modernes lui donnent le mémo nom, en l'écrivant avec une H. Mai» le B. Ijmfranc son contemporain, et Sigebert qui ccrivoit peu aptes , le nomment toujours Ilumbert.

< L'opinion qui suppose Ilumbert né en Bourgogne, plutôt qu'en Lorraine, ni fondée d'une pari' sur ce que Berenger. qui n'avoit aucun motif de le faire a'un pars plutôt que d'un autre, le nomme toujours le Bourguignon. ' D'ailleurs le B. Lanfranc. entreprenant do justifier col illmirs Cardinal des injures dont

le chargeoit Berenger, se borne à dire Mab. act. t. 9, p, que ce no fut pas de Bourgogne, mais de 474. n. 21. Lorraine, que le pape S. Léon l'emmena à Home : ce qui est vrai. Il ajoute ensuite , que quand même Humbert aurait o'é Bourguignon , Berenger avoil lort don prendre sujet de lui insulter, pana: que f'Rsprit de Dieu souffle où il lui plait. C'est-à-dire, que ehaqne pals a ses sçavants et se* genls île mérite : ce qui n'eal pas nier qu'Humbert fut Bourgui- Lanf, ib. gnon , i.i prouver non plus qa'iJ fût Lorrain. Aprè* tout la Bourgogne et la Lorraine étant limitrophes, il est aisé c. S. d'attribuer à l'une ce qui appartient à l'autre.

acqueroit de connoissances, plus il souhaitoit en acquérir.

Dès 1028 il passoit pour avoir un grand fonds de sçavoir. Mais il le poussa beaucoup plus loin dans la suite , sous les Abbés Nortbert et Lambert, qui prirent soin de diriger ses iub. «i. u 9. p. études. ' Il donna une application, particulière au grec, ce 76. n. ». n»ét0ji pas fort commun alors, et l'apprit suffisamment

pour être en état de traduire les écrits en cette langue. On avoil alors au Diocèse de Toul un secours particulier pour cai. ib. par. i. p. l'étudier avec fruit. ' L'Evêque saint Gerara y avoit donné «m. 1*7. c. sa. retraite quelque temps auparavant, à des Communautés entières de Grecs, qui y étoient venues chercher un asyle. Rom, Pont. vit. ' Quelques Modernes prétendent même , qu'Humbert scaib i^Fni.Gaii.pur. ausgj j'Hébreu ; maison n'en a point d'autres preuves que nf. ib. leur autorité. Ce fut par ces voies, ' qu'il parvint à se faire

de son vivant et après sa mort, la réputation d'homme très versé dans les sciences divines, comme dans les letres humaines : Scientia divinarum ac sœcuiarxum Literarum opprime eruditum. Témoignage que lui rendoit peu après sa mort le B. Lanfranc, sur la foi de tous ceux qui l'avoient connu par eux-mêmes, et des autres à qui ils l'avoient fait connoître. Ce qu'il dit de sa vertu persévérante, et de sa pieté reconnue de tout le monde, est encore au-dessus, cai. ib. par. s. p. ' Une si brillante lumière ne pouvoit être toujours cachée ?Rkh. chr. i. s. dans l'obscurité du Cloître. * Richer, chroniqueur de Senoc iS- ne, a avancé qu'Humbert avoit été Abbé de Moïen-Mou-

tier ; mais il n'y a plus de doute, qu'il s'est trompé sur ce point. La Providence avoit d'autres vues sur Humbert, et cai. ib.p. es. 70. le destinoit à de plus grandes choses. ' Le Pape Léon IX, qui l'avoit connu n'étant encore que simple Evèque de Toul, nar. an. 10*9. n. voulut l'avoir près de sa personne : ' en quoi remarque Baronius, il se fit à lui-même un grand mérite, et rendit à l'Eglise un service signalé. Humbert lui auroit été peut-être inutile en Lorraine : au lieu qu'il l'a servi avantageusement à Mab. an.i. m. n. Rome. ' Après le Concile que ce Pontife vint tenir à Reims en Octobre 1049, il prit sa route par la Lorraine, et em- Bar. an. 105!, d. mena avec lui le Moine Humbert. ' Baronius dit qu'il l'établit Abbé de Sublac, vulgairement Subiago, et apporte en preuve un fragment de la chronique de ce monastère, où l'Abbé dont il s'agit, est effectivement nommé Humbert, et a», i. 60. n. qualifié venu de France, ductum ex Francia. ' N'importe, cet

Humbert

Humbert est réellement diffén nie il est visible par les traits la même chronique ; et Dom 1 11 mérite néanmoins d'être cor rétablir son monastère, dont il bliothéque de bons livres, et avec laquelle il souffrit les peir gouvernement fut traversé. L'( de mérite, point connu d'ail leu à l'Italie, entre plusieurs autres me siècle.

' Celui qui fait le sujet de c vèque de toute la Sicile par 1 leur arrivée à Rome. Il étoit re Concile qui s'y tint en Avril, qualifie tel dans la souscriptic qui y fut donnée en faveur de Le but du Pape en la lui coni ^ la foi aux Sarasins, qui doin " t\ prétend qu'ilumbert exécut / y eut un heureux succès. ' Mi & ancien nous apprend, qu'Humt *. ci le, à cause des incursions d H Pouille et la Calabre, Léon 1 i*4e Blanche-Selve, ou sainte F ___»jir le chemin d'Aurele, Diocèsi ^"Calixte II, qui le réunit à celi petit nombre d'habitants.

' Cette promotion se fit en 1 Humbert un Conseiller fidèle compagnon inséparable dans le nouveau Cardinal l'accompa verain Pontife alla lever de te un de ses prédécesseurs dans le eut occasion de faire voir qu'

1 II ne faut pus non nias le confondre' ;nei: un truisii nv.' Humbert, Abbé ibr S. I. auront ilo Rom<* no rn>''in<' temps. Celui-ci paroit «voir ïtù île Licj.'t; , et purent ila Godefroi Chanoine cl Prevol «le Liejw, à a»i H li' présent il» rjn..|<jH*>*: Kcliquts >lu Martyr S. Laurent

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