AUX
NOTICES DU XIe SIÈCLE
Les Bollandistes ont publié au 9 de septembre la légende de sainte Osmanne, sur deux manuscrits ; l'un de l'abbaye de Saint Denis en France, l'autre plus ample de l'abbaye de Saint Calais- Capgrave, parmi ses légendes de sainls d'Angleterre, avoit déjà donné celle-ci avec quelques différences dans les circonstances des faits. Les éditeurs croyent qu'il n'y a rien qu'on puisse convaincre d'erreur et de mensonge manifeste. Us pouvoient encore ajouter qu'il n'y a rien non plus qu'on puisse avec fondement assurer être vrai. On n'y trouve rien qui puisse servir à fixer le temps où vivoit l'auteur ; il n'a pas même indiqué dans sa légende le siècle auquel a vécu sainte Osmanne. Celte sainte est honorée dans l'abbaye de Saint Denis en France, qui possédoit ses reliques dès le commencement du x* siècle, comme on le voit par un manuscrit de ce temps, à l'usage de cette abbaye, conservé parmi ceux de Notre-Dame de Paris, oh le nom de sainte Osmanne se trouve avec toutes les différentes litanies qu'on ebantoit dans ce monastère aux Rogations. Cette observation est de M. Le Beuf, qui, dans le Journal historique de septembre 1750, p. 196, croit qu'il auroit été plus à propos de donner la légende de sainte Osmanne, toute mauvaise qu'elle est, sur la copie conservée à l'abbaye de Saint Victor de Taris, dans le Pantilogium de Gui de Chastres, fait abbé de Saint Denis en 1343 ; où elle est sans aucune lacune. (Do* Clément, T. X, 1756. Addit. et corrections, pp. wvi et lxvij.)
Fin des Notes.