‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 44 sur 214 · Tome VU, Dd · texte numérisé non relu

Tome VU, Dd

xi siècle. 210 NOTGER,

mener des bandes avec lui dans le cours de ses voïages : comptant pour rien l'embarras de faire porteries livres et les autres

p- 31 • choses nécessaires pour leurs éludes. ' De son Ecole sortirent

grand nombre de disciples du premier mérite, dont on a fait

?/TV iib" .'i'^' l'énumération autre pari. 'Quelques-uns firent passer la doctrine

| Lewl. lus. 10. . t.r» >t» i • r» »

p 22i. de leur Maître jusqu a Fragues, a oamberg et a Fans même.

Durand et Yazon, deux de ses successeurs, la firent revivre dans sa propre Eglise. Une dps grandes maximes du vigilant Evêque envers les Clercs, ëtoit de ne les jamais souffrir oisifs. 11 leur donnoit lui-même l'exemple pour fuir l'oisiveté. Ou il lisoit, ou il dictoit, ou il copioit lui-même des livres, ou il prioit, ou enfin s'occupoit aux autres fonctions du saint Ministère. Ui/'ib T Aitf0'J ^n a vu Par ''histoire de l'Abbé Herigcr, ' la part qu'eut notre Prélat aux affaires publiques. C'est ce qu'il ne put charitablement refuser au jeune âge d'Otton III , dont il avoit été Gouverneur, et dont il se trouvoit le proche parent. Ce Prince avoit une si entière confiance en lui, qu'il en fit son principal (e|/Vv» 40»' Conseiller. Tant de titres ' attachèrent étroitement Notger aux 07. ' intérêts des Ottons, comme il paroit par plusieurs des lelres • Mari. ib. p. 860 de Gerbert. * Les Papes en lui renvoïant souvent la décision des différends qui s'élevoient entre les Evêques d'en-deça les Alpes montroient qu'ils ne faisoient pas moins de cas de ses lumières.

cou, , t. o.. p. 747. Notger se trouva à divers Conciles. ' Il assista nommément à celui de Mouson tenu en 095, pour rétablir Arnoul sur le siège I-. 7s«. 785. de Reims, ' et à celui qui fut assemblé à. Francfort le premier de Novembre 1007, pour l'érection d'un siège épiscopal à B:imberg.Cefut-là une des dernières actions de sa vie, qu'il ter- S« " i ïwt t« mma P'em d'années, de gloire et de mérites, ' le dixième d'Avril i.3 [». uig'i Mab! 1008, après un épiscopat de trente-six ans et quelques mois. La n'a *| Le£i. hî'. plus part des Ecrivains marquent sa mort dès le mois de Mars i'j. p. ta. je l'anpée précédente. Mais c'est une erreur manifeste; et la date seule au Concile de Francfort, auquel se trouva le pieux Evêque, sufliroit pour la détruire. Quelque long que fût son l^oj. ib. P. épiscopat, ' néanmoins le Clergé et le peuple de Liège lui étoient si tendrement attachés, qu'ils déploroient leur sort de l'avoir si-tôt perdu.

Trii. «cri. c. 279. ' Trithéme et quelques autres, peut-être d'après lui, l'ont confondu avec le B. Notker le Bègue, qui fforissoit avant la fin

Î^Vfi/jji30' du IX siècle. ' Notre Prélat étoit lié d'une étroite amitié avec Adalberon Archevêque de Reims, qui lui adresse plusieurs le-

très entre celles de Gerbert , el qui le qualifie son pere, quoique plus ancien que Nolger dans l'épiscopat. ' Gerbert, autre ep. 49. admirateur de notre Evêque, le félicite dans une de ses letres, sur la grande réputation qu'il s'éloit faite en des temps où la probité étoit extrêmement rare. ' Il faisoit tant de cas de son p*r. s. cp. 34. amitié, qu'il n'oublia rien pour détruire les mauvais préjugés qu'on avoit voulu lui inspirer contre lui, lorsqu'il eut succédé à Àdalberon.

' Folcuin, Abbé de Laubes, qui écrivoit du vivant de notre Foie.dcaib.Laub. Prélat, n'osant alors faire son éloge, de crainte de passer pour e- M flatteur, nous apprend seulement comme une chose reconnue de tout le monde, que l'Esprit de Dieu l'a voit gratifié du don singulier de la vérité et de la foi. ' Gozechin, Scholastiquc de Mab. ana. ib. p. Liège, ne craignoit pas de dire de lui quelques années après sa m' mort, qu'il avoit été le plus excellent Evêaue de tous ceux de son temps. ' Un autre Ecrivain, voulant laisser à la postérité Leoj. hi.. it> p. une idée de son gouvernement, fit de son vivant, comme il semble, ou au moins aussi-tôt après sa mort, les vers suivants, qui peuvent lui servir d'épilaphe, et dans lesquels le Poète a assés bien réussi à peindre sa sollicitude pastorale.

Vulgari plcbem, Clerum sermonc latino

Brudit, cl satiat magna dulcedine verbi :

Lac tenern pnebens, solidamquo valciiti'uus enram.

Sponte cadunl barescs sub forlc milite Cbristi : Fraus el ficta iides, lumor et commenta fugantur, El deprensa tremunt, tanquam sub judice moniin.

SES ECRITS

L'Enumeration raisonnée que nous avons faite des écrits d'IIerigcr, a déjà mis nos Lecteurs au fait de presque tous ceux de 1 Evêque Notger, comme lui étant communs avec cet Abbé.

i°. ' On lui attribue l'Histoire, ou les Gestes des Evôques cave, p. ww. 1 1 de Liège, imprimés dans le recueil de Chapeaville. H est cer- ju7BoitVrâ l'. tain que notre Prélat a eu beaucoup de part a cette Histoire, STO- n- *°et qu'il l'avoil même poussée jusqu'à son temps, comme il a été dit, quoique dans 1 imprimé elle .finisse à S. Remacle. Le fonds de cet ouvrage, c'est-à-dire les mémoires sur lesquels il

Ddij

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a été composé, sont un fruit du travail de notre Prélat ; mais la And. wb. bel*. f°rme est de 'a façon d'Heriger. ' C'est pourquoi Valere André E"i70* 'm6* et Sweert le donnent solidairement à l'un et à l'autre Auteur.

11 n'y a que la préface à laquelle Heriger n'a pas touché. De sorte qu'elle est telle qu'elle sortit de la plume de Notger, qui l'avoit faite pour la vie de S. Remacle, à la tête de laquelle elle se trouve. Cette préface est pleine d'érudition et de grandes Leod. lus. t. i.p. marques d'une humble modestie. ' Quoique ce soit un Evêque qui parle à un simple Abbé, il ne fait pas difficulté de le qualifier son bienheureux père, Pater beatùstme, ' et de se servir de termes qui ne conviennent ordinairement qu'à un inférieur U Long, wb. fr. a l'egard de son supérieur. ' De la manière que le P. le Long p m. ' parle de cette Histoire des Evêques de Liège, il semble qu'il ne

la croïoit pas encore imprimée, vw h», la», i.s. ' Vossius, Oudin et plusieurs autres Bibliographes donooî/ 'wri '"' "* 1 nent sans hes*ler a Notger la vie de S. Remacle, l'un ae ses pré- 483." 4M* l' sur. 3'. decesseurs dans le siège de l'Eglise de Liège. Surius l'a même s»p. p. 17-2». publiée sous son nom, après en avoir changé le style, et y avoir fait quelques retranchements. La préface, que l'Editeur a respectée, et qui est la même que celle qui se lit à la tête de l'Histoire des Evêaues de Liège, comme on vient de le dire, est véritablement l ouvrage de Notger. Mais le corps de la vie ne lui appartient, qu'autant qu'il a eu de part à l'histoire générale iaxL hi*. ib. P. «. des Evêques du même siège, ' de laquelle cette vie a été détachée. C est ce que Notger atteste lui-même : Vitam inde excepsnr. ib. p. 17. *am- ' Sa préface est adressée à Werini-ride, ou Werenhaire, Abbé de Stavelo, qui l'avoit prié de lui faire une vie de S. Remacle, mieux écrite et plus remplie que celle qu'on en avoit deja, et dont nous avons rendu compte à la page 94 de notre V volume. Werinfride, tel que nous le représente Notger, étoit lui-même un homme de Letres, qui travailloit pour la postérité. Mais personne ne nous a fait connoître en particulier les productions de sa plume.

p. u. g. 'A la suite de cette vie, Surius a imprimé deux livres des

miracles opérés par S. Remacle, qu'il a tronqués en quelaues endroits, et dont il a voulu transporter l'honeur à Notger. 11 lui attribue bien disertement le premier livre, et suppose qu'il est également Auteur du second. Mais c'est une erreur qui se détruit par le texte même de la relation. C'est l'ouvrage de divers Moines de Stavelo, oui ont vécu en différents temps, comme nous l'avons montre en l'endroit cité de notre V volume, où

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nous en avons donné une nolice suffisante. * M. du Pin sem- . du Pin. io. ble avoir regardé cette relation de miracles, comme étant du n i06même Auteur que la vie. C'est sans doute sur ce faux principe qu'il attribue l'une et l'autre au B. Notker le Bègue, parce que le premier Auteur de la relation témoigne visiblement avoir écrit vers le milieu du IX siècle, et qu'un des autres marque qu'il écrivoit en 883.

3° ' Quelques Ecrivains ont aussi voulu faire honeur à no- Bai| .17 8ep hb tre Prélat d'une vie de S. Lantbert, ou Lambert, l'un de ses «• «■ »• autres prédécesseurs après S. Hemacle. Mais on a reconnu depuis qu'il n'y a point d'ouvrage de lui sur ce S. Evêque. ' En Hi8, Ul Ja laFr efïet les quatre différentes vies qu'en ont publié Surius, Ca- *• p- 57-wnisius et Chapeaville, appartiennent à d'autres Ecrivains, comme nous l'avons déjà observé autre part. ' Surius a ajouté à sur. n s»Pt. P. l'écrit de l'Evêque Estiene, l'un d'entre eux, un appendice dif- *»-*"» ferent des quatre vies. Mais ce n'est point une production de la plume de Notger. On n'y reconnolt point son style. 11 est visible d'ailleurs, que ce n'est qu'un écrit de pièces de rapporl, afin de tacher de compléter ce qui manquoit à l'ouvrage d'Estiene, qui nirrile la préférence.

' Giles de Liège, Moine d'Orval, nous assure néanmoins, hi«t.u>. p. qu'il avoit lû à S. Bavon deGand une Lelre sur l'enfance de S. *** Lambert, qu'il croïoit être de la façon de Notger. Elle n'en portoit pas le nom ; mais il jugeoit qu'elle retenoit tous les caractères de son style. Ce qui fortifie le jugement de cet Ecrivain, c'est que cette lelre se trou voit jointe à une autre de notre Prélat sur S. Landoald, apparemment la même dont on va parler. Comme l'appendice de Surius contient divers traits sur l'enfance de S. Lambert , peut être auront-ils été pris , au moins en partie, de la lelre de Notger sur le même sujet.

4\ ' Vossius, Cave, Oudin et autres ne font aucune diffi- v0s«.ib. i cave, culté de regnrder notre Evêque, comme le véritable Auteur jtil.'sîdJ.p^iJ. de la vie de S. Landoald. Quelques-uns lui donnent aussi l'hi- g;lt8jlbAD',r bibstoire de la translation du même Saint et de ses Compagnons. e " ' Mais il n'a d'autre part à la vie, que d'avoir fait recueillir les mémoires sur lesquels elle fut écrite, ' et d'y avoir mis la pré- sur. 19. mar. p. face, ou épilre dedicatoire à Womar, Abbé de S. Bavon de fS1 J?8* LBoX'

. , ,r , . . 15». mar. p. 35.

Gand, qui sétoit adresse a lui pour avoir cet ouvrage. Cette ^. épitre, où se lisent Quelques traits de la préface qui est à la tête de l'histoire des Evêques de Liège, et où Notger a laissé

xi sinr.LR.

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quelques marques de son érudilion, ne peut lui être légitimement disputée. Elle est en date du mois de juin 980, la neuvième année de son épiscopat. Pour éviter les redites, nous renvoïons à ce que nous avons déjà dit sur cette vie et l'histoire de la translation, à l'article dos écrits de l'Abbé Heriger. On y verra, que l'une est l'ouvrage de cet Abbé, et l'autre un fruit du travail d'un Moine de S. Bavon. i.co.1. in», ib. 5.° ' Giles de Liège ajoûte, que Notger avoil aussi écrit quelque chose sur sainte Landrade, Vierge dans la première Belgique, et qu'il l'avoit lû avec les deux pièces précédentes de notre Prélat. Mais il ne paroît aujourd'hui nulle part rien sous son nom touchant cette Sainte. La vie qu'on en a est de Tîiierri Abbé de S. Tron à la fin de ce siècle, et au commen- . cément du suivant.

Bon. s. f«r. p. 6°. ' Bollandus a publié sous le nom de notre sçavant Evê- 366"376- que, avec d'amples observations historiques et critiques, la

vie de S. Hadelin, ou Hadalin, Prêtre d'Aquitaine, fondateur de l'ancien monastère de Celles près de Dinant sur la Meuse. Les manuscrits qui lui ont fourni cet ouvrage ne portent point le nom de Notger. Mais l'Editeur avec sa sagacité ordinaire a découvert sans beaucoup de peine par le texte même, Moi>. ici. i. 2. p. que c'est un écrit de sa façon, ' à quoi Dom Mabillon a sousion n. 1 1 noi. iL. crjt volontiers. L'Auteur en effet se donne manifestement pour Bon. îb. p. 3-3. un Evêque de Liège ; ' et la préface, qui contient plusieurs choses, et retient tout le style des préfaces qui sont à la tête des vies de S. Remacle et de S. Landoalu, nous annonce Notger sans équivoque. 11 y avoit environ trois siècles entiers, que S. Hadalin n'étoit plus au monde, étant mort vers 690, lorsque Notger entreprit d'écrire son histoire. C'est pourquoi il ne l'a écrite que sur des traditions, telles apparemment qu'elles se conservoient dans le monastère du Saint, et qu'elles lui furent communiquées par les Moines du lieu, qui l'engagèrent à prendre la plume.

Quoiqu'il se soit arrêté avec une certaine complaisance, à rapporter les miracles qu'opéra le Saint de son vivant, il n'entre dans aucun détail de ceux qu'il fit après sa mort. Il parle de ses vertus, mais trop généralement. Les liaisons du Saint avec S. Remacle aïant fait naître à notre Auteur l'occasion de parler de celui-ci, il l'a fait avec beaucoup trop d'étendue, et sans nous en apprendre rien de nouveau. Aussi Dom Ma- Mat. u>. p. 1013. billon a-t-il retranché presque tout ce qu'il en dit, ' de l'édi-

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tion qu'il a donnée de son ouvrage d'après celle de Bollandus , qu'il a conférée à un manuscrit de l'abbaïe de S. Hubert. Ce second Editeur en a aussi retranché la préface : sans doute sur la considération, qu'elle ne contient presque rien qui ne se trouve dans les autres préfaces du même Ecrivain.

7°. ' Parmi les manuscrits de l'abbaïe dePontigni, on trou- J1^" bib- bib- pve sous le nom de Notger un traité de Rhétorique, un autre du Comput et deux livres sur l'Astronomie. Mais comme l'Auteur n'est point qualifié Evêque de Liège, nous n'osons pas assurer, qu'ils appartiennent à notre Prélat. Us peuvent également être de quelqu'un des Notkers de S. Gai, dont on aura écrit le nom par un G au lieu d'un K. Il est pourtant vrai que Notger auroil pû composer ces écrits avant son épiscopat ; et dans ce cas il neseroil pas surprenant qu'il n'y soit pas qualifié Evèque.

' On atlribue à Notker le Bègue la traduclion'laline du fa- n^î^r, nieux traité de l'Interprétation, qui est entre les écrits d'Ari- dëu'.-iui'p. tri. stote. M. Iluet nous la donne effectivement pour être de la Ufi' façon d'un Notger. Nous avons allégué une raison qui fait légitimement douter qu'elle soit du Moine de S. Gai : ainsi elle pourroit bien appartenir à l'Evêque de Liège.

' Gesner compte au nombre des écrits de ce dernier un re- Gt^n,bib u" p cueil de Séquences, un traité sur la Musique et la Symphonie et un autre des Interprètes de l'Ecriture. Mais il est visible que ce Bibliographe confond ici noire Prélat avec Notker le iWue, à qui ces ouvrages appartiennent.

M. le Baron de Crassier ae Liège conserve dans son Cabi- Monlf ,b- p C0Rnet deux textes des Evangiles, écrits en 800. Sur la couverture de l'un et de l'autre, qui est enrichie d'ivoire, on voit en bas relief, entre autres décorations, la figure de l'Evêque Notger, priant à genoux, un livre ouvert entre les mains, avec cette inscription, composée de deux vers, qui ne peuvent être que de lui.

Ea efc'O Notkerus peccati pondère pressus. Ad te flecto genu, qui terres omriia nuiu.

L'on a par-là une preuve, que ces deux textes des Evangiles lui ont appartenu autrefois, et qu'il en avoit fait faire la couverture. La tradition porte, qu'il avoit donné en présent à la Collégiale de S. Jean TEvangéliste, dont il est le principal fondateur, le plus riche de ces deux livres. C'est de-là qu'il

ïimm 216 A1M0IN,

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est passé par voie de reconnoissance à M. le Baron de Crassier.

Moine de Fleuri.

HISTOIRE DE SA VIE

Hut. ut. deia Fr. aImoin, 1 l'un de nos plus fameux Historiens de ce i.5. p. 6« 64». A siècle, a été longtemps confondu avec un autre Ecrivain de même nom, qui florissoit plus d'un siècle avant lui, comme nous l'avons montré ailleurs. Quiconque ignoreroit le principe et la cause de cette confusion, et ne seroit pas au fait des preuves qui la détruisent, peuvent recourir aux pages

Aioi. vit. Abbo.

citées de notre V volume. ' Aimoïn nâquit en Perigord, dans n 18- un lieu nommé alors Ad-Francos, aujourd'hui ville-franche,

entre les rivières d'Isle et de Dordone. Sa famille tenoit quelque rang entre la Noblesse du Pais. Aunenrude sa mere, qui vivoit encore en 1004, étoit proche parente de Girauld Seigneur d'Aubeterre en Sainlongc. On ignore le nom de son n. te. «. Pcre » et l'on ne sçait si c'étoit par lui ou par sa mere ' qu'il se trouvoit parent de Rosemberce, femme du Vicomte Amalguin, ou Amaluin, Avoué de 1 Abbaïe de la Reole en Gascogne.

rii. Abbo. pr. i ' Dès son enfance Aimoin fut élevé à Fleuri, ou S. Benoît ^s;,JVri*i V*' snr ^°^re' ou '1 embrassa la profession monastique. • Plusieurs »7Ïa| Du p'in, î& Modernes en mettent l'époque en 970, sous 1 Abbé Oylbold. «•n? «ipp. |>. 3™s! Mais c'est une double faute, en ce qu'ils avancent de dix an?

entiers cet événement, et qu'ils lient l'année 970 avec le gouvernement d'Oylbold, qui ne fut Abbé qu'en 983. Il est juste Aim. de mir. S. B. de s'en rapporter à Aimoin lui-même, ' qui nous apprend que ■n.'i. C48.,n.l{rrf1>' ce nJt sous Amalbert prédécesseur d'Oylbold, et successeur de Richard en 979. De sorte qu'on ne peut placer plutôt qu'en celte année-là, ou la suivante sa consécration à Dieu. Il est aipiu. angi. sen. P. sé de juger par-là du fonds qu'on doit faire sur l'autorité ' de

I U le trouve aussi nommé par cor- montai , Uaymon , ou Heimon , ai »rnpOon, Axinonius . Aumumiu», H<*&- fi

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Pitseus, lorsqu'il nous donne Aimoin, qu'il nomme1 Haymon, ~~ — — comme quelques autres Ecrivains, pour Anglois de nation et Moine d Yorc.

'Aimoin eut pour Maître à Fleuri le célèbre Abbon, qui Aim. bis. Fr. Pr. ' en fut ensuite Abbé, et à l'Ecole duquel il fit beaucoup de p SIprogrès dans les Lelres. ' Trilhéme reconnoît qu'il se rendit Trit. chr. hir. t. 1. très-habile dans toutes sortes de sciences : in omni génère scien- p ,,a* tiarum docttmmus, et qu'il réussit à bien écrire en vers et en prose. Il est effectivement celui de nos Historiens de ce siècle, qui a écrit avec le plus de politesse et de pureté. ' Il témoigne Aim. ib. i Do m», lui-môme avoir eu à Fleuri des condisciples de mérite , qui s- B* contribuèrent à son instruction. Tels furent Gauzlin , depuis Abbé du monastère et Archevêque de Bourges ; Bernard , Evêque deCahors dans la suite ; Bernon , Abbé de Richenow ; Hervé Thrésorier de S. Martin de Tours ; et Constantin, Modérateur de l'Ecole de Fleuri .

Le progrès d'Aimoin dans la vertu fut égal à celui qu'il fit dans les sciences. Ses ouvrages respirent une pieté aussi tendre qu'éclairée ; ' et il y a laissé de grands traits d'une humble mo- ibid. — va. am>o. destie. Il n'y parle de lui-même qu'avec une extrême réserve, F' et quelquefois avec mépris; se donnant pour le plus ignorant

et le plus méprisable de tous les Moines : Sensu minimus

corum peripsema omnium.' Si Baroniusl'atraitéd'Iconomaque, ml *«. p. «70. ce n 'a été que par une erreur de fausse supposition, en prenant pour l'ouvrage d'Aimoin ce qui n'est qu'une appendice étrangère h son Histoire des Francs. ' Quoiau'oblige par état à des Aim. bis. Fr. i»r. éludes saintes, Aimoin ne crut pas y aéroger en s'appliquant p' à l'histoire civile, qui a une étroite liaison avec celle de l'Eglise. ' D'ailleurs l'application qu'il y donna, ne lui lit jamais ou- p- »• blier sa profession.

' Abbon son Abbé avoit pour lui des sentiments de prédilec- tu. au», n. 16 lion, qui ne pouvoient être fondés que sur son mérite. 11 le prit avec lui dans le second • voïage qu'il fit en octobre et no-

1 ' Pitseus parla encore d'an antre Haymon qu'il fait aussi Angloi*, et qui selon lui fut d'abord Moine deS. Dcnys en France, pais archidiacre de (ianturben. Il attribue a cclui-ei, dont il met la mort an IX d'octobre vers 1054, plusieurs commentaires sur l'Ecriture, dent livres d'homélies sur les F.pitrei et les Evangiles de l'année, et plusieurs autres ouvrages. Hais ce prélemlu Haymon est on Ecrivain chimérique, et les

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