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vembre 1004, à l'abbaïc de la Reole, où on lui ôta inhumai- ». so. p. &5. nement la vie. ' Aimoin eut la douleur de se trouver présent à ce cruel spectacle : ce qui servit à le mettre plus en état d'en écrire l'histoire, comme il fit peu après. 'Il revint à Fleuri, où il reprit ses exercices literaires, dont il nous reste plusieurs productions. ' On croit qu' Aimoin ne vécut pas au-delà de l'année 1008. C'est ce qu on lire de la fin des miracles de S. Benoit, et de la dédicace qu'il fit à Gauzlin , alors Abbé de Fleuri, et depuis Archevêque de Bourges.
A Prés avoir levé, comme nous avons fait ailleurs, la confusion qui s'étoit inlroduite entre les écrits d 'Aimoin de S. Germain des Prés, et ceux de notre Historien, et qui avoit son principe dans la confusion de leurs persones, il ne nous reste plus de discussion à faire sur ce sujet. Aim. his. Fr. pr. 1°- U y a d'Aimoin de Fleuri une histoire des Francs, ' qu'il p- 81 • entreprit d'écrire par ordre d'Abbon son Abbé, comme il le
déclare lui-même dans l'épitre dédicatoire, par laquelle il la lui dédie, et la soumet à son jugement. U y mit donc la main du vivant d'Abbon, et par conséquent avant 1004, qui est l'année de sa mort. Aimoin dans la même épitre nous a tracé lui-même tout le plan de son dessein. 11 s y proposoit de recueillir en un corps d'ouvrage, et mettre en meilleur style, ce qui se trouvoit épars et mal écrit en divers livres, sur la nation des Francs, et les Rois qui l'ont gouvernée. C'est ce qu'il devoit exécuter en reprenant l'histoire dès l'origine de la nation, et la conduisant jusqu'au règne de Pépin le Bref, pere de Charlemagne. Circonstance essentielle, qu'on n'a pas assés observée. Elle auroit suffi seule pour ne pas attribuer à Aimoin un écrit qui pousse l'histoire beaucoup au-delà de ce terme, p.». 'Son ouvrage doit être divisé en quatre livres, dans le
premier desquels il traiteroit de cinq Rois de la nation des Francs, et de six dans le second. Le troisième seroit emploïé a donner l'histoire de sept autres Rois, et le quatrième celle de plus de huit. L'Historien promet d'y distinguer si bien les noms des Rois , qui se trouvoient ailleurs énoncés avec confusion, à cause de leur ressemblance, qu'il mettra leur généalogie dans un nouveau jour. Et afin de répandre plus de lu-
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miere sur tout son ouvrage, il crut de l'avis d'Abbon , devoir mettre à la tête une notice de la Germanie et des Gaules , où s'étoient passés les événements qu'il se proposoit de décrire. ' C'est-ce qu'il a exécuté dans une assés longue préface, où il p. m-ss. a pris pour ses guides, Pline, Orose, et principalemen t Jules César, qu'il ne fait presque que copier en ce qu'il dit de ces vastes païs, et des mœurs de leurs habitans.
Quoique le quatrième livre d'Aimoin dût contenir l'histoire de plus de huit Rois des francs, et même jusqu'à Pépin le Bref, comme on vient de le voir, néanmoins on n'y trouve, tel que nous l'avons, que celle de trois de ces Rois, jusqu'à la seizième année du regnedeClovisII. De sorte qu'il faut convenir, ou qu'on n'a point cet ouvrage en entier, ou que l'Auteur ne l'a point fini. ' Les principales sources où il a puisé ce vai. rer. u. i. 15. qu'il rapporteront S. Grégoire de Tours, dont Aimoin n'a- pj" Spp.Mp!*i!lp' voit cependant que les sept premiers livres ; Fredegaire ; l'abrégé que celui-ci avoit fait des six premiers livres de l'Historien précèdent ; les Gestes des François ; ceux de Dagobert ; Paul Diacre ; et quelques vies de Saints.
Quant à la manière dont il a exécuté son entreprise, et mis ses matériaux en œuvre, il n'a point réussi à nous donner une Histoire exacte et foncière. ' Il ne fait presque que désigner vai ih. ou indiquer légèrement les faits, à l'exemple de Fredegaire, sans entrer dans les détails convenables. 11 ne parle des guerres en particulier, que fort succinctement, et n'en développe ni les motifs, ni les causes, ni les suites, de quelque nature qu'elles soient. Non-seulement il ne cite aucun des Auteurs où il a puisé ; mais il ajoute de son crû diverses choses à ce qu'ils disent, renverse l'ordre dans lequel ils les rapportent, et se trouve quelquefois en contradiction avec eux.
' Aimoin en publiant son Histoire prévoïoit qu'il auroit des Aim. ib. p. ». critiques, même de son vivant. Nous ne voïons point qu'il en eût dès-lors ; mais il en a eu grand nombre dans les derniers siècles. Pasquier entre autres a emploie les chapitres 27 et 28 du V livre de ses Recherches de la France, pour faire connoîlre une partie des erreurs où est tombé noire Historien. Il ne se borne pas à les indiquer simplement ; il les vérifie même en conférant les endroits d'Aimoin à ceux des Auteurs dont il s'est servi. Il est vrai que ce Critique en cite quelquefois qui ne sont pas d'Aimoin, mais de ses Interpolaleurs. Il prend aussi d'autrefois un chapitre pour un autre, comme le 99 du
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Coin. aon. 654. III livre pour le 98. ' Le P. le Cointe de son côté a pareillen. Xr*t. ment rejey^ ^ noïubpe fautes du même Historien. Le célèbre Pierre Pithou, dans ses Mémoires des Comtes de Champagne et de Brie, remarque à son tour, qu'Aimoin parlant des charges de la Courone, les confond souvent, et que par-là il a jetlé beaucoup d'Ecrivains dans l'erreur. Il ajoùte qu'il seroit en état de montrer, qu'il a pris plusieurs autres licences, en abusant des termes des anciens Historiens, et les accommode n*iif. .H», t. dant à son temps, afin de faire parade de son latin. 'Aimoin
sio.'" ^m!7'^- nes* Pas Pms exac* en 00 ^m regarde la Géographie , commo a»- le prouve fort bien le sçavant M. l'Abbé le Beuf, par un cer-
tain détail d'erreurs assés grossières en ce genre de Literature, dans lesquelles il est tombé.
Il se trouve deux principaux manuscrits , fort différents l'un de l'autre, de l'histoire d'Aimoin, qui ont servi de modèle à presque tous les autres, et aux éditions qui en ont été faites. L'un appartient à l'abbaïe de Fleuri, et ne contient de l'ouvrage d'Aimoin, que jusqu'au quarante-deuxième chapitre du . quatrième livre : Ce qui conduit la suite de l'histoire jusqu'à la seizième année du règne de Clovis II, laquelle répond a la six cent cinquante-quatrième de notre ère vulgaire. De sorte qu'il y manque une suite de près cent ans, suivant le dessein de l'Auteur, qui s'étoit proposé, comme on l'a vû, de pousser son ouvrage jusqu'au règne de Pépin le Bref. On ne sçail, si Aimoin remplit entièrement ce plan ; et supposé qu'il l'ait fait, on ignore ce qu'est devenue cette continuation qui nous manque. L'autre manuscrit, qui fait partie de ceux de S. Germain des Prés, réprésente l'histoire d'Aimoin beaucoup plus ample. Non-seulement le quatrième livre y comprend plus de soixante-quinze chapitres que dans le premier manuscrit; mais il y est encore suivi, contre le dessein de l'Auteur, d'un cinquième livre (livisé en cinquante-sept chapitres, et conduit l'histoire jusqu'en 1165. Il s'y trouve de plus diverses additions et interpolations dans les qualres premiers livres, qui ne sont point dans le manuscrit de Fleuri. Celles du premier livre se réduisent presque à l'épitaphe de Clovis le Grand. Mais celles des autres livres sont considérables, et paroissent assés visiblement hors d We.
Tous les Critiques conviennent unanimement aujourd'hui, que tout ce qui se lit dans ce manuscrit, depuis le quaranteunième chapitre du quatrième livre exclusivement, sont des
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additions étrangères, qui n'appartienent point à Aimoin. C'est ' l'ouvrage d'un ou de plusieurs Moines de S. Germain des Prés, comme il est aisé de s'en convaincre par les diplômes et l'abrégé de l'histoire des Abbés de ce monastère, qui ont été intercalés dans le second livre et les deux suivants. Nous ne nous arrêterons point à discuter les additions du quatrième et cinquième livre. ' Plusieurs habiles Critiques l'ont déjà fait avec \w w*. iat. i ». beaucoup de lumière. On peut consulter à ce sujet Vossius, LuiS'. ^SibTu. le P. le Long, et sur-tout le P. Labbe dans la scavante et Ion- p- 3,!'- l gue dissertation qu'il a faite sur notre Historien. • Une partie ww-sn." ' ' de ces additions, c'est-à-dire, celles depuis le chapitre 58 du ^Vi?i. * p. »w! IV livre, jusqu'à la fin du même livre, qui comprenent une suite d'histoire depuis l'an 741 jusqu'en 829, a été imprimée in-16 à Cologne l'an 1502, sous le titre d'un Anonyme Moine Bénédictin.
La première édition de l'histoire d'Aimoin sortit en 151 1 Bib. d. d*- Lord., des presses de Badius Ascensius. Elle est en un volume in-folio, dédié à Guillaume Parvi, ou le Petit, Confesseur du Roi, qui paroît l'avoir dirigée. L'inattention à lire le nom de l'Auteur a fait qu'il s'y trouve nommé Annonius, au lieu d'Aimoinius. Il est facile de lire l'un pour l'autre dans une écriture où il n'y a pas de point sur les I. A la lin on a marqué, que l'Auteur étoit Moine de S. Germain des Prés, preuve que l'édition a été faite sur le manuscrit de ce abbaïe. L'Editeur avoit cependant eu communication de celui de Fleuri ; puisqu'après le chapitre 41 du IV livre, il avertit que ce dernier manuscrit ne va que jusqu'à cet endroit, et que vraisemblablement la suite est d'un autre Auteur.
Celte édition se trouvant pleine de fautes, Jean Nicot, Maître des Requêtes et Ambassadeur du Roi en Portugal, ' et t>o Pin, it>. non pas M. Pithou, comme l'a écrit M. du Pin, ' travailla dès bu», s. p. decoii. 1557 à en donner une nouvelle. C'est ce qui paroît par le privilège qui est de la même année. Elle ne fut néanmoins mise au jour que dix ans après, en 15G7. Le volume est m-80. et imprimé à Paris chés André Wechel. Celle-ci contient le texte d'Aimoin avec toutes ses additions, comme la précédante; mais elle est plus correcte. On y lit aussi après le chapitre 41 du IV livre la même remarque un peu plus étendue que dans l'autre. Wion et Possevin disent, que celle Won,*. ' p™même édition parut encore à Lyon la même année qu à Paris ; 8pp l" *' p 21 ' mais nous n'en avons vû aucun exemplaire.
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■ Bib. vin. Coo. * Dom Jacques du Breul entreprit ensuite d'en donner une autre édition, gu'Ambroise et Jérôme Drouart Libraires publièrent à Paris l'an 1602 en un volume in-folio fort bien con- Lab. ib. P. m i ditioné. Il est tout à fait surprenant de voir, ' que presque tous c'vtjj! ». nos Bibliographes modernes s'accordent contre la vérité du tfbib! uu! t. à lui assigner l'année suivante 1603. Tels sont entre aup m- 1res les PP. Labbe et le Long, MM. Cave, du Pin, Fabri-
cius et autres. Il est aisé que le premier aïant fait une fois la faute, les autres y soient tombées : ce qui suppose qu'ils se sont copiés les uns les autres, et n'ont point v û l'édition par euxmêmes.
Du Breul l'a donnée sur le manuscrit de S. Germain des Prés, mais sans avertir, comme les autres Editeurs, que le manuscrit de Fleuri ne va pas au-delà du chapitre 41 du IV livre. Il n'a rien oublié pour transporter à Aimoin de S. Germain l'honeur de cette nistoire , avec ses interpolations , et même les additions jusqu'au V livre exclusivement. Non-seulement il l'a décorée du nom et des qualités de cet Ecrivain, dès le frontispice du volume ; mais il emploie encore presque toute sa préface pour tâcher de le persuader. On sçait maintenant à quoi s'en tenir. En conséquence l'Editeur y a joint quelques autres écrits du môme Auteur, et le poème d'Abbon son disciple, desquels nous avons rendu compte en leur lieu. 11 y a aussi ajouté plusieurs autres monuments, qui rendent son recueil intéressant, moins pour le texte de l'histoire en question,
Î[u'ona ailleurs beaucoup plus correct, que pour lesopuscues dont il est accompagné, p&b.ib. ' M. Fabricius suppose par erreur, que le P. du Bois a fait
entrer l'histoire d' Aimoin dans la Bibliothèque de Fleuri, imprimée à Lyon en 1603. Depuis l'édition de du Breul, il n'y Fwb. bh. fr. ». a. en eut point d'autre ' jusqu'à celle qu'en publia en 1613 Mar- P «47-380. quard Freher, dans la seconde partie de son recueil d'historiens de France, qui parut à Hanaw en un volume in-folio. Cet Editeur y a suivi pour modèle l'édition de Nicot, jusqu'au chapitre 41 du IV livre inclusivement. Mais il en a retranché le chapitre 42 avec quinze suivants, et y a substitué les Annales d'Eginhard et la vie de Charlemagne par le même Historien. Il y a fait ensuite d'aulres additions, qui ne regardent point les véritables écrits d' Aimoin.
»a ciies. i 3. p ' En 1641 François du Chesne, continuant la collection des ,"MÛ" Historiens de France, commencée par André son pere, mit à
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la tête du III volume l'ouvrage d'Aimoin. Cette édition re- *""~~
présente le texte de notre Auteur dégagé de toutes interpolalions et additions étrangères. Elle a été faite sur un manuscrit semblable à celui de Fleuri, dont il diffère néanmoins, en. ce que le quatrième livre de l'Histoire y contient un chapitre quarante-deuxième, qui manque dans l'autre. Ce chapitre, qui traite en peu de mots de la fondation de l'abbaïe de Fleuri, et plus amplement de la translation qui y avoit été faite des Reliaues de S. Benoît, est intéressant pour connoitre le véritable Auteur de cette histoire , qui s'y donne clairement pour un Moine de cette abbaïe.
Après toutes les éditions de l'histoire d'Aimoin, dont on vient de faire le dénombrement, ' Dom Bouquet l'a fait im- B„uq. «ri. fr. i. primer de nouveau à la tôte du III volume de son grand re- 3* p' cueil des Historiens de France. Ce nouvel Editeur s'est servi du texte de l'édition de du Chesne, comme le plus correct , et a eu soin de le conférer à trois manuscrits, celui de S. Germain des Prés, dont on a parlé, et deux autres du XIV siècle appartenants à la bibliothèque du Roi. Un autre avantage de cette dernière édition, c'est que l'Editeur y a porté l'attention jusqu'à marquer aux marges les endroits d'Aimoin empruntés des écrits où il a puisé. Travail ingrat pour celui qui en a pris la peine, mais utile et agréable à un Lecteur.
L'ouvrage d'Aimoin, qui nous a paru mériter une aussi longue discusstion, afin d'en faire connoître le bon et le mauvais, porte ordinairement le titre ftHistoria, ou Degestis Fancorum .
M. du Cange en avoit cependant vu un manuscrit, où il est Du cang. gi inj. intitulé : De abbreviatione historiarum . Titre assés convenable ; aucpuisque l'ouvrage est une compilation abrégée d'autres Historiens. 'On en trouve parmi les manuscrits de Jean Selden, un Angi. Mb. m», abrégé fait par un certain Wilhelme, sous ce titre : De gestis u n* mi' 7' Imperatorum, ex historia Haimonis Abbatis Floriacensis collecta. Aimoin est ici, comme on le voit, mal nommé Haimon, et encore plus mal qualifié Abbé.
2°. ' A la fin de l'histoire d'Aimoin, du Chesne et Dom on che». uj. p. Bouquet ont imprimé un poëme de plus de deux cents vers îb*"pi4i3»-i43!"q" héroïques du même Auteur, qui fait partie de l'ouvrage, comme y étant annoncé tout à la fin de la prose. 'Dom Mabillon Mab, art. t. 3. P. l'a aussi publiée au III tome de son recueil d'actes des Saints, 4,9*IMsur l'édition de du Chesne. Aimoin y décrit l'histoire de la translation du corps de S. Benoit du Mont-Cassin à Fleuri.
us.»».* 224 AIM0,N'
Comme il le commence par rapporter la fondation de son cave, p. sir. i. monastère, 'Cave le compte pour deux poëraes séparés l'un !!' s.1 pl; ms!* Fr' de l'autre. 'Nous avons observé ailleurs qu'Aimoin n'y a fait que mettre en vers ce qu'Adalbert, autre Moine de Fleuri, avoit écrit en prose sur le même sujet, plus d'un siècle auparavant.
3°. Il y a d'Aimoin un fort long sermon sur S. Benoit. On voit par-là et les autres écrits de notre Auteursur ce S. Patriar- Aim. h». Fr. pr. che des Moines d'Occident, combien étoil réelle 'la vénération qu'il déclaroit avoir pour lui. Ce sermon n'est proprement qu'un éloge, dans lequel Aimoin a recueilli ce que les Auteurs de sa connoisance avoienl dit de plus remarquable à la louange de ce Saint. Quelquefois le compilateur n'en rapporte que le précis. D'autrefois il le copie mot pour mot. C'est ce qu'il fait à l'égard des Poêles en particulier : tels que Gauzbertde Fleuri, Marc du Mont-Cassin, Paul Diacre, l'Abbé Smarag- Hor bib. par. i. de et l'Evêque S. Adlielme. 'Aimoin en usa ainsi, comme il p" 471* le dit lui même dans son exorde, afin que ceux qui ne pou-
voient avoir les écrits de ces divers Auteurs, trouvassent recueilli dans un seul et même discours ce qu'il y a de principal P 27o-*w. sur S. Benoît. ' Ce sermon est imprimé dans la Bibliothèque de s. Ben. vii. par. Fleuri, d'où ' on l'a fait passer à la suite de la nouvelle vie de " p- 'o-8*- s. Benoit en grec et en latin, imprimée in i°. à Venise en 1723. Mais on a sagement retranché de cette édition les poésies copiées par Aimoin, et déjà imprimées dans la première sjrii. poe. chr. partie de ce recueil. ' On l'a aussi publié dans d'autres collections à la suite des poésies de Marc du Mont-Cassin , déjà nommé.
^im.^ de mir. s. 4«>. La vénération d'Aimoin envers S. Benoît, ' lui fit encore entreprendre la continuation de l'histoire de ses miracles, déjà commencée par Adrevald et Adélere, autres Moines de
sig. *eri. c. ioi. Fleuri, dont on a parlé sur la fin du IX siècle. ' Sigebert, qui fait mention de cet ouvrage, dit qu'Aimoin y reprend la suite des miracles opérés au temps du Roi Eudes, et la conduit jus-
Ai«. ib. i. *. c. qu'au règne de Robert le Pieux. ' De sorte que sa conlinua-
~ tion, qui est divisée en deux livres, et le recueil d' Adrevald
et d'Adélere, qui est imprimé à la tête, contienent les miracles qui s'étoient opérés en divers lieux par l'invocation et les mérites de S. Benoît, sous trente Abbés consécutifs, qui avoient gouverné Fleuri pendant l'espace de plus de trois cents qualre-
rii. Abho. o. ». vingt-cinq ans. ' Aimoin avoit commencé à travailler à cet
ouvrage,
ouvrage, lorsqu'il écri voit la vie d'Abbon. * Trithéme qui n'a- •Tni.rhr.hir.ut.
voit connoissance que de ce seul écrit de notre Auteur, dit p* i13*
qu'il l'avoit entrepris par ordre de cet Abbé ; et qu'il le dédia à
un Moine nommé Renauld, que ' Possevin nomme Romuald. séri e. 3os|Po«.
■ Mais c'est à Gauzlin Abbé de Fleuri, et à toute sa commu-
nauté qu'il est dédié; e| il paroîl parles termes de l'Auteur,
que ce fut à leur persuasion qu'il se porta à prendre la plume.
Aimoio a trouvé le secret de rendre son ouvrage intéressant, en ce qu'il y a fait entrer grand nombre de traits qui regardent l'histoire publique, et plusieurs autres qui concernent celle de son monastère. ' C'est en conséquence que les du Chesne en dd cho*. t. p. ont imprimé une partie considérable entre les Historiens de France.
Outre ces morceaux détachés, nous avons trois éditions de l'ouvrage entier. ' La première est dûe aux soins du P. du Bois Fior. i>ib. ib. p. Célestin, qui l'a publié dans la Bibliothèque de Fleuri, à la 79 iWsuite de celui d'Adrevald et d'Adélere, qui fait le premier livre du recueil : de façon que le premier d'Aimoin est compté pour le second, et le second pour le troisième. ' Les succès- Bon. II. m»r. p. seurs de Bollandus ont ensuite inséré, sur l'édition précédente 39,-3,6-;met les manuscrits de Fleuri et de Pereci, l'ouvrage d'Aimoin dans les monuments qu'ils ont imprimés au vingt-unième de Mars pour servir à l'histoire de S. Benoit. ' Enfin Dom Ma- n»b. B>. t. e. p billon en a donné une troisième édition sur celle de du Bois et celle des Bollandistes.
' Dom Matthieu Lauret, Abbé de S. Sauveur de Castello, ^im, cbui. i. aïanl occasion de parler d'Aimoin dans la Chronique du Mont- 3 ,vt **• Cassin, qu'il publia à Naples en 1G1G, et que Dom Angélus de Nuce décrie fort dans la préface de la sienne, reproche aux Moines de Fleuri de porter la vénération pour ses écrits, jusqu'à les enfermer avec les Os de S. Benoît. Il s'agit sans doute du recueil des miracles dirigé par notre Auteur , et peut-être aussi du poème sur la translation du corps du même Saint d'Italie en France. Si les Moines de Fleuri font effeetiment ce qu'on leur reproche ici, l'on ne voit pas quel sujet on auroit de les en blâmer. C'est une coutume assés constante, et jusqu'ici irrépréhensible, de conserver avec les Reliques des Saints les procès verbaux et autres actes, qui constatent la vérité de ces mêmes Reliques, et la sainteté de ceux dont elles sont les dépouilles. Les écrits d'Aimoin, dont il est question, sont de cette nature à l'égard du corps de S. Benoit. Dom