VA IX AN DE
«.Ic'l'aut do monumeiibqui pouvoient l'en instruire. Son ouvrage p. m. c. i. au resle n'est pas exempt de fautes. Valcande y parlant d'un Fortunat, à qui Charlemagne donna l'abbaie de Moïenrnoutier, le représente comme Patri&ehe de Jérusalem. Mais les seavants sont persuadés qu'il l'étoit de Grade, et le même que celui qui, se voïant poursuivi par les Vénitiens, se retira en France vers 803.
bon. »». ju» p. 4°. ' On croit avec beaucoup de probabilité que Valcande a
883. noi aussj retouché la vie de S. Dié, ou Diey, d'abord Evêque de
Nevers, puis fondateur et Abbe du monastère du même nom en Lorraine, converti depuis long-ti rnps en une collégiale de
p. «si. d. -a Chanoines séculiers. Ce qui sert à appuyer ce sentiment, ' c'est que l'Auteur de cette vie, telle que nous l'avons, renvoie ses Lecteurs à celle de S. Hidulle, retouchée par Valcande , comme on l'a vû, et que d'ailleurs ce sont les mêmes fautes contre la chronologie dans l'une et l'autre. On peut ajouter, que les
p. us*, n. )W. temps y convienent ; puisque l'Auteur ou le Keviseur, n'écrivoit que quelque* années après l'élévation du corps de S. Dié,
spic i. 3 P sn. qui se fit en 1003.
En remontant plus haut, on trouvera que celte vie de saint
vi 'uil'3 % 870 ^ aura eu ,es mêmes avantures que celle de S. Hidulfe. ' La tradition du XI siècle portoil effectivement, que les actes de ce Saint avoient été originairement recueillis par ses disciples, et ensuite remaniés par un saint et sçavant Abbé de Moïenmoutier. Cette seconde circonstance, il est vrai, ne peut se soute-
|u87«. 8-9 n ii. nir en tout ; mais elle subsiste pour le fonds. U est clair par le texte que le dernier l«e\iseury a conservé cette circonstance remarquable, que ce fut. non un Abbé de Moïenmoutier, mais un Moine de Val-Ciolilée, aujourd'hui Sainl-Dié, qui remania ces actes. Il l'a voit fait par conséquent avant 980, qui est le temps auquelsles Chanoines prirent la place des Moines. Enfin Valcande les revit à son tour, et les rendit tels que nous les
(. «83 n. m avons. ' Il y promet une relation des miracles du Saint. Mais cet écrit projette est demeuré en idée, ou il faut dire qu'il
» ■ est encore cache , ou entièrement perdu. Dans la suite ces
actes furent envoies au pape Léon IX, qui les approuva dans un Concile tenu à Home en 1049, la première année de son pontifical.
Nous en avons plusieurs éditions, et quelques traductions
pUT5j»U546 19j0° en notre lan8ue- Mosander les a fait entrer ôans son supplément à Surius. Mais outre qu'il en a changé le style, la prélace