‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 51 sur 214 · S. WOLBODON, EVÉQUE DE LIEGE · texte numérisé non relu

S. WOLBODON, EVÉQUE DE LIEGE

d'or l'épilaphe suivante , qui retient tout le génie de son siècle.

EPITAPHE

logens carois bonor, sed morum gratia major,

Prsesulis offîcio te local et solio.

Scnsit dives, egen.s, ut eras ad singula prsesens,

Istis undc salue, his fluit uude cibu?

Hinc eadem cunctis assunt et viscère nobis;

Hincque Balutifcrum excolimus tumulum.

P tes. n. 18. ' Dieu déclara la sainteté de son serviteur par un si grand 9 nombre de miracles. qu'Etiene premier Abbé de S. Laurent,

se crut obligé de conjurer le saint Evêque au nom du Seigneur de cesser d'en faire; parce que la multitude du monde qu'ils ✓ attiroienl à son tombeau, troubloit la tranquilité du monastère.

p. |M. „ , v ' Wolbodon laissa de sa façon un Psautier, q^ui mérite d'être connu. Il l'a voit écrit de sa propre main ; et a la fin de chaque Psaume il avoit mis une effusion de cœur en forme de priere? tirée du Psaume même et conforme a son esprit. Plus d'un siècle après la mort du saint Prélat, on eonservoit à Liège son ouvrage comme un précieux thrésor, propre à nourrir la pieté chrétienne, et à exciter la componction dans le cœur, «art. am. «41. t. ' Ce qu'on nous apprend du fameux Psautier, que S. Ro- 6. Pr. n. 4i. bert de Molesme porta à Citeaux, où on le voit encore, feroit juger qu'il auroit été copié sur celui de S. Wolbodon. Il contient, comme celui-ci, une prière à la fin de chaque Psaume ; et l'on y appercoit des marques , qu'il avoit été écrit pour l'usage de quelque monastère de la Belgique. Ma*, ib r. em. ' Le Chroniqueur de Giblou a fait entrer dans l'éloge de n 7 l'Abbé Olbert, undiplome.de l'Evèque Wolbodon en faveur

de ce monastère. On y peut remarquer divers traits de sa pieté et de sa manière d'écrire, si c'est lui-même qui l'a dicté.

M SIECLE

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