‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 52 sur 214 · ARNO U L · texte numérisé non relu

ARNO U L

Archevêque de Reims.

a Rnoi l, dont on a déjà fait l'histoire en partie dans cm. t. 9. p. 731.1 i\ celle de Gerbert, étoit fils naturel de Lothaire Roi p" 49Ôhr, jub.'«!.' de France. Destiné à l'étal ecclésiastique, il fut mis dans le '• 50 n *• l3- Clergé de Laon, et devint Chanoine de la Cathédrale. Quelcfue temps après la mort d'Adalberon, Archevêque de Reims, qui arriva en Janvier 988, Arnoul, quoiqu'encore jeune, fut élu pour le remplacer. ' L'acte de son élection contient un élo- conc ib. ge avantageux de son mérite, et ne dissimule pas néanmoins le vice de sa naissance. ' Le Roi Hugues Capet consentit volon-. Mari. t. ». P. s» tiers à son ordination, et avoit même conlnbué à lui procurer cette dignité. La politique de ce Prince lui faisoit sans doute espérer de mettre par-la Arnoul dans ses intérêts, et de l'empêcher de troubler sa nouvelle domination, en favorisant le parti du Prince Charles sou oncle, ' à qui il avoit auparavant livré la hu«. fi chr. p. ville de Laon. ,r'r

Mais le contraire arriva pour le malheur du jeune Prélat. ' Bien-tôt il fut accusé de s'être révolté contre son Souverain, c,mc. ib. p m. et d'avoir aussi livré la ville de Reims, que Charles avoit eflec- "n tivement surprise par la trahison du Prêtre Adalger.Hugues en porta ses plaintes au S. Siège ; et aïant attendu en vain pendant dix-huit mois une réponse favorable, il fit assembler en 991 un Concile à Kabbale de S. Basle, duquel nous avons rendu compte. Arnoul y fut entendu ; et trois habiles Orateurs y prirent la défense de sa cause. 'Néanmoins s'étant confessé £h ;3". ^pSK coupable, il y fut déposé de l'épiscopal, et relégué à Orléans. Gerbert fut ordonné en sa place, comme il a été dit, et l'occupa quelques années. Si-tôt que la nouvelle de ce double événement eut été portée à Rome, le Pape blâma l'ordination de Gerbert et la déposition d'Arnoul. ' II se tint à ce sujet en c«qc. ib. p. w- 995 un Concile à Mouson, et peu de temps après un autre -h 7 Reims, où il fut réglé que GerDert cederoit à Arnoul le Siège .

de cette Eglise.

Ce décret ne fut cependant mis à exécution qu'après la mort du Roi Hugues Capet. ' Alors Arnoul fut tiré des prisons d'Or- Duc&e».èb P. 143. léans et rétabli sur son Siège. ' Son compétiteur étant devenu Conc. ib. p. 7T».

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M SIECLE

Pape en 999, se fit un mérite de lui en confirmer la possession. Mari, ib n. 6i. i ' Notre Prélat continua de gouverner assés paisiblement son m. î.'w î* Eglise, jusqu'au onzième de Mars 1021 , ou même 1023, qu'il mourut. Dom Marlot est pour cette dernière époque ; et Dom Mabillon, après l'avoir combatue, s'est eru obligé d'y revenir, déterminé par l'autorité de la chronique de Mouson. Arnoul est le dernier des Archevêques de Reims, qui ait porté le titre d'Archichancelier des Rois de France. 11 fut enterré dans le chœur de l'église de S. Remi de Reims, où on lui érigea l'épitaphe suivante. Il avoit été bienfaiteur de cette abbaïe ; et le Necrologe de la maison l'en qualifie Moine, ce qui est confirmé par un autre monument.

EPITAPHE

Gall ch. ib. p. 'Hic jacet Arnulpbus, regali stemmate fufui,

E^L' BuTV |b" 1 Remorum Pnesul, nulli pietate secundua :

m.' ° ' ' p Spes inopum, pes 1 debilium, pater Moaacboram.

Assertor veri. rigidi servalor honesti :

Quera fera mors rapuit rjtuu nulli parecre no vit.

Flele patrem Monachi larrimarutn fonte perenni.

Ce qui nous reste des écrits d' Arnoul, est si peu considérable en soi-même, qu'il ne vaudroit pas la peine ou 'on en parlât, si ce n'étoit autant de pièces originales pour l'nistoire ae son temps.

codc. ib. P 734. i 1°. ' Nous avons de lui son sermonl de fidélité aux Rois Hu- Mari. ib. P. m. gues et R0Dert. Il est conçu en des termes dignes de remarqua, et nourroit servir de modèle en pareille occasion. coik. ib. p. 737 t 2°. ' Un décret d'excommunication contre ceux qui avoient M»n ib P. 4i pîllé l'Eglise et la ville de Reims, jusqu'à ce qu'ils eussent restitué. La pièce, quoiqu'en un style véhément, est assés bien écrite pour cetems-la, Arnoul la publia pour se justifier du soupçon où l'on étoit, que c'étoit lui-même qui avoit livré la ville de Reims, comme il avoit effectivement livré celle de Laon.

conc. ib p. -3$. ' ' Cette pièce en attira une autre dans le même goût, qui If h""1 ,h p* fut oubliée par les Evêques de la Province, assemblés à Senlis

en 990, afin d'appuyer la justification de leur Métropolitain.

Ils l'envoyèrent ensuite aux Evêques absents, avec une letre

I An lieu Je pet, on lit iptt dans le Got~ veraité de Pari» par Du Boullsy. Mai» ta lut Ckrùtiana et daos l'histoire de l'Coi- Uçoti de Dom Marlot parott préférable.

ARCHEVÊQUE DE REIMS. 247 xl 81KCLE

circulaire qui la suit dans les mêmes recueils que les autres pieces précédentes, et qui fait la XXII de la seconde classe de celles de Gerbert.

On y a un autre monument de ces mêmes Evêques, qui couc. a».P. 7», est un titre en bonnes formes de l'inconstance bumaine. C'est la *ri* 1 p 44 letre que ces Prélats, après s'être détachés de leur Archevêque, pour épouser les intérêts du Roi Hugues, écrivirent au Pape Jean XV, en conformité et pour appuïer les plaintes de ce , Prince contre Arnoul.

2°. ' Nous avons aussi de cet Archevêque l'acte de renon- J0™1* p 738 ciation, par lequel il se reconnoit indigne de l'épiscopat, et ' p 48 consent qu'un autre plus digne soit reçu en sa place. Il est fait sur le modèle de celui qu'Ebbon, autre Archevêque de Reims, donna en une semblable conjoncture.

4°. Les écrits que publia Gerbert pour la défense de sa cause, supposent qu Arnoul en fit de son côté; mais il ne nous en reste plus rien. ' Il y a seulement deux de ses lelres parmi celles «p. par. * de Gerbert, qui en fut le Secrétaire, 4 et une troisième, qu'Ha- îpspie. t. *. p. 530. riulphe a fait entrer dans sa chronique de S. Riquier. Celle-ci est écrite à l'Abbé Ingelard, et lui est fort honorable, (vi.)

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