ARNOUL
Moine de S. André d'Avignon.
ARnoul, dont nous entreprenons de parler, ne nous est connu que par ses ouvrages. Quoiqu'ils ne soient pas encore imprimés, il importe néanmoins d'en avoir une notice, afin d'être plus au fait du goût des gents de Letre de ce siècle. ' Dom Michel Germain, dans son Monasticon yal/icanum, qui Mon. gaii. est encore manuscrit, confond aussi Arnoul avec un autre Moine de S. André, nommé Ramnulse, ou plutôt Maymond, qui ne florissoitque soixante ans, ou environ, après lui, sous l'Abbé Pierre successeur de Ponce. Le motif le plus spécieux de celte confusion vient sans doute de ce que ces deux Ecrivains éloient Moines du même lieu, el qu'ils ont traité de sujets de presque même nature. ' Arnoul, qui écrivoil dés les premières années Mab. an. i. 53. n. de ce siècle, a laissé cinq ou six ouvrages de sa façon.
1°. ' Une chronique abrégée depuis le commencement du iuid. monde jusqu'à son temps. L'Auteur y comple ce qui est remarquable depuis cette première épo(|U< jus(ju'à J. C. 502;> ans; depuis J. C jusqu'à la quarantième année du règne de Charles, fils de Louis le Débonnaire, 854 ans; et depuis cette dernière époque jusqu'à l'année qu' Arnoul écrivoit, in quo nostra devenit œtas, 172 ans. De sorte que le tout bien compté, suivant la propre supputation de l'Auteur, fait 1026 ans depuis J. C. jusqu'au temps où finit sa chronique. S'il n'y a faute dans le texte, Arnoul y fait commencer le règne de Charles le Chauve, dont il y est question, neuf années avant que ce Prince nàquit. Cela n'empêche pas que son écrit ne puisse servir à illustrer l'histoire du pais. Il y est parlé d'Adalax femme de Guillaume Comte de Provence, et mere de la Reine Constance, f» inmr du Roi Robert. La mort de cette Comtesse y est marquée en 1020, la même année qu'Arnoul finit sa chronique.
2°. ' Un petit Martyrologe, ou Calendrier pour le cours de ibid. 1 Mo^ii l'année. Arnoul le tira particulièrement de ceux du vénérable Bede el d'Adon, et y ajoula quelques Saints qui manquent dans ceux-ci.
3°. ' Un traité des poids et des mesures, qui peut être de Mab.ib.
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IX SIECLE
252 ADELBOLDE
quelque utilité pour expliquer le Concile d'Aix-la-Chapelle , touchant la livre de pain prescrite aux Moines pour chaque jour, suivant la Règle de S. Benoit. Ce Concile dit que cette livre de pain doit peser trente sols , et la livre, dont parle notre Auteur, en pesoit vingt, et étoit de douze onces. A 1 article des liquides, où il explique la mesure de l'hemine, il dit qu'elle pesoit une livre, selon quelques-uns, et une livre et demie selon d'autres.
ibid. i". ' Un écrit touchant les Auteurs qu'on doit admettre, ou
rejetter, conformément au décret de Home : ce qu'on croit devoir entendre de la censure des livres faite par le Pape Gelase.
"ji.. ' Enfin deux autres petits traités, l'un sur ce qui regarde
le Solstice, l'autre sur le jour de la .Mort et de la Passion du Sauveur, sur quoi l'on a vu qu'Abbon de Fleuri et quelques autres avoient écrit depuis peu de temps. Arnoul ne prend point d'autre qualité dans ses écrits, que celle de Moine fragile, à quodam fragili Monacho, Armdfo nomine,
si,-. »cri. r. 157. ' Sigehert dans son catalogue d'Ecrivains Ecclésiastiques, fait mention d'un Arnoul , qualifié Moine comme le précèdent. Mais nous n'avons que l'identité de nom, de temps et de profession, pour juger que celui-ci est le même que l'autre. Celui dont parle Sigehert a voit choisi les plus belles Sentences des Proverbes de Salomon, et les a voit mises en vers. Arnoul dans cet ouvrage poétique avoit été attentif à ne point séparer le sens literal du sens spirituel.
ADELBOLDE,
Evèqie d'Ut h ech t.
HISTOIRE DE SA VIE
ik«ja. q.is. un. i«. 'a Del no i. de, ' l'un des Ecrivains le plus polis de son /V tems , étoit issu d'une famille noble, plutôt du pais de Liège ou de Hollande que de Frise , comme la plûpart des
* Ditm. 1. 8. p. 1 11 en peu do noms propres qui soient balde, Albalde, ou même Adelband. * Dft-
4Î5. 42t>. si diversement ëmi.i <in« «■■•lui d'Adelbolde. mar le nomme toujours Alholholde, r* "•
TaiiUVt il est nommé Adalbalde. AdolbalJe, romus Adalberon. Adalbode; d'autrefois, Aldebolde, Atbal-