‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 57 sur 214 · EVÊQUE D'UTRECHT · texte numérisé non relu

EVÊQUE D'UTRECHT

V XI SIECLE

Modernes l'ont avancé. 11 est au moins vrai, qu'il avoit un frère habitué près de Thiel au Duché de Cmeldres. ' Dès sa jeunesse sig. «n. c. iss | il se consacra au service de Dieu dans la Collégiale de S. Urs- no1 mar à Laubes, convertie depuis long-temps en une église paroissiale. 'Circonstance qui, selon Trithéme,a jetté a postérité Trii. »en. c. zit. dans l'erreur, en supposant qu'Adelbolde avoit été Moine de Laubes. Il y étudia néanmoins sous l'Abbé Folcuin^ouHeriger son successeur, ' et fréquenta les autres écoles cjui avoient alors chr. bir. i. t. P. le plus de réputation, nommément celle de Liège sous Notger J pAjf. chr' Evéque du lieu, et celle de Reims sous le célèbre (îerbert. ' A Trît. «en. u> l'aide d'un esprit vif et pénétrant, Adelbolde y fit pour son sie- n.'&M'sil cle de très-grands progrès dans les sciences humaines et divi- ch* an- mnés. Son érudition étoit si connue dès 994, qu'on le mettoit de pair avec les plus grands hommes de Lelres de ce tempslà : comme Heriger son Maître, Fulbert de Chartres, Abbon de Fleuri.

' A l'érudition Adelbolde joignoil un mérite supérieur et i?oii. » m> p. généralement reconnu, une prudence, une sagesse incompara- n 1 blés, et passoit dans l'esprit de tout le monde pour un homme de courage et d'excellent conseil. ' Tant de brillantes qualités rendirent son nom célèbre, elle firent connoitre à la Cour de JJ; r£\htie.' Germanie. Le Roi Henri depuis Empereur, l'y appella, et en »"• mifit un de ses premiers Officiers : ce que des Ecrivains des siècles postérieurs ont exprimé , les uns par le terme de Chancelier, d'autres par celui de Proconsul. Dès 1004 il y étoit en grand honneur, et y avoit acquis une estime singulière. ' Dès Boii. ib | p. 547. lors il donna des marques de ceux autres qualités, qui se ren- notcontrent rarement en un Ecclésiastique, en montrant qu'il étoit aussi brave Capitaine au'habile Politique. En cette double qualité il parut quelquefois à la tétc des armées, et eut beaucoup de part au gouvernement de l'Etat.

' Le siège de l'Eglise d'Utrecht étant venu à vaquer, le Roi Trit. ib. 1 Du Pin, Henri y fit placer Adelbolde. Presque tous les Ecrivains sont Lmmi.?'p. partagés sur le commencement de son épiscopat , les uns le s°w- p- admettant dès 1005, les autres en 1008, ou l'année suivante. Mais aïant succédé à S. Ansfride mort le troisième de Mai Mai., aci. t. 8. p. 1010, il ne peut avoir été ordonné qu'après cette époque. Aussi Linb! est-ce à cette même année que Lambert de Schafnabourg et «jj^ ™- ^ I les Annales d'Hildesheim rapportent son ordination : ce qui s'accorde avec la durée de son épiscopat et le terme de sa vie.

tltltMB 254 ADELBOLDE,

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jieka, ib. P. 86. ' La principale occupation du nouvel Evêque, fut de faire mag. p m) iwï.' fleurir la religion dans son diocèse, et d'y réparer les lieux saints. ?i! pM9ur«u V En ^ «ntreprit de rebâtir l'église de S. Martin dans sa rieda,p. îf»ï. ville épiscopale, et en fit un des beaux édifices de ce temps-là.

L'ouvrage fini en 1023, la dédicace en fut faite la môme année avec un pompeux et religieux appareil. L'Empereur S. Henri s'y trouva présent, avec douze Evêques de sa suite. Cette entreprise, qui suppose des frais immenses, n'empêcha pas que le zélé Prélat ne trouvât encore les moïens de renouveller quel- Heda, ib. p. 28i. ques autres églises. ' Il rebâtit nommément, et fonda comme de nouveau la Collégiale de Tiel, dédiée sous l'invocation de S. W'alburge.

On scroit dans Tâtonnement, si l'on voïoit aujourd'hui un Evèque à la tète di s armées. Mais cYtoil un usage assés ordi- Boii. ib. | Ditm. i. naire en ces siècles demi barbares. ' Adelbolde y parut quel- Bedî,' ibj ffii. (juefuis depuis son épiscopat , s'étant trouvé dans la nécessité Trj|.Pib."7*i?o | d'emploïer les armes, pour réprimer les pillages des biens de scri. e. 3i2. son église. Si l'on est curieux de sçavoirle détail de ses guerres, et quelle en fut l'issue, on peut consulter les Ecrivains cités à la marge. Notre généreux Evêque mourut le vingt-septième de Novembre 1027, dans la dix-huitiéme année de son épiscopat. în? Lu? "m*7 1 Quelques Auteurs lui en donnent dix-neuf ans , mais c'est une î " sw^iuKbiif.' erreur tjue l'époque de son ordination et celle de sa mort doip 9!' vent corriger. 11 n'en faut pas davantage non plus, pour mon-

trer que le sçavanl P. Pagi s'est trompé en renvoïanl la mort d' Adelbolde à l'année 1028.

S IL SES ECRITS

J'Usqu'ici aucun de nos Bibliographes n'adonné une liste exacte et entière des écrits d'Adelbolde. Nous allons tâcher de suppléer à ce double défaut.

1°. Le plus estimable et le plus intéressant à tous égards, est la vie de l'Empereur S. Henri, mort en 402 i. On ne peut se prévenir qu'avantageusement en faveur de cet ouvrage, sçachant qu'il est sorti de la plume d'un Auteur qui avoit tous les talents qu'on vient de détailler, et qui aiant été le favori et un des premiers Officiers de son Héros, avoit connu par lui-même ce qu'il a entrepris d'écrire. Mais par malheur, nous n'avons que le commencement de celte vie, qui contient à peine

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X l SIECLE.

l'histoire des deux premières années de ce Prince, la suite est " perdue sans ressource, ou n'a peut-être jamais été écrite ; la mort de l'Auteur en aïant prévenu la perfection. Cette perte est d'autant plus grande, qu'on n'a rien dans ce genre qui soit capable de la réparer.

Pour éviter l'erreur, ' dans laquelle sont tombés la plupart And. ib i Vos», his des Critiques, au sujet de cet ouvrage d'Adelbolde, il faut I )ien h t | £avo , * p le distinguer d'une autre vie du même Empereur, écrite plus ^9si^ 1 n/u d'un siècle après sa mort. C'est pour avoir confondu l'une avec p- \ oud l'autre, que les uns ont donné la plus récente à notre Prélat, et can!*'. b. t.* 3. pw. que les autres doutant avec raison qu'elle soit son ouvrage, sont 3- pdemeurés dans le doute, et y ont jellé leurs Li cteurs, qu'Adelbolde en eut jamais écrit une lui-même. Le f;iit est cependant incontestable. ' Sigebert, qui écrivoit dans le même siècle, l'at- sif. «ri. e. 138 1 teste en deux divers endroits; et la partie de l'ouvrage qui nous cLr* 1044' reste, lui donne le dernier degré de certitude.

L'écrit qu'on a confondu avec celui d'Adelbolde, a été publié d'abord au sixième volume du recueil deCanisius, puis réimprimé dans le troisième de la nouvelle édition qu'en a fait M. Basnage. Depuis qu'il a été connu du public, (iretser l'a inséré dans ses vies des Saints de Bamberg, imprimées à Ingolstat en 1611. Les derniers Editeurs de Surius, et les Bollandistes l'ont fait entrer à leur tour dans leurs collections. Nous marquons ces dillerentes éditions, comme utiles à faire éviter l'erreur de confusion que nous entreprenons de détruire.

A l'égard de l'ouvrage de notre Prélat, il a paru pour la première fois au grand jour dans le recueil de (iretser d. ja marqué. ' Dans la suite M. de Leibnitz l'a fait réimprimer parmi ses L-ib. bruns. Historiens de Brunswick, ' et les Continuateurs de liollandus p'iii30"u,"jai. P. au quatorzième jour de leur mois de Juillet. Ces derniers Edi- 7**-7*4- Uurs ne lui donnent que le titre de fragment, parce qu'en effet ce n'est qu'une petite partie de l'ouvrage. N'importe, ce morceau, tout morceau qu'il est, mérite d'être regardé comme un des plus excellents monuments de ce temps-là. ' Les sçavants p. 723. n. 58. 1 Critiques, qui l'ont donné en dernier, manquent d'expressions p- 744- n- l55pour en relever le prix , et le qualifient sans difficulté, egregia lucubratio . . . pretiosum thesaurum : un écrit où l'on voit à découvert la fidélité de son Auteur, son habileté et son exactitude à traiter l'histoire.

Adelbolde l'avoil divisé par années, et non par chapitres, afin de mieux suivre l'ordre chronologique. Il le commence

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256 ADELBOLDE,

par l'année 1002, à laquelle S. Henri parvint à la Couronne de Germanie. Il ne nous en reste que ce qu'il dit sur cette année et la suivanle, avec quelques traits de l'année i004.

Rien de plus judicieux, ni de meilleur goût pour un siècle p. 745. n. i. 3. oui en éloit aussi dépourvu, ' que la Préface qui se lit à la tête.

Adelbolde y pose pour principe, que pour réussir à écrire l'histoire, il faut prendre à tâche que la vérité et l'utilité en soient inséparables. II passe ensuite à développer ce qu'exige cette double condition, et ce qu'il dit à ce sujet, joint à l'exécution de son dessein, montre qu'il s'étoit avantageusement élevé audessus du génie de son siècle. Son style répond au fondsde l'ouvrage. Il est clair, aisé, naturel, dégagé ue celte superlluilé de mots trop ordinaire aux autres Ecrivains de ce temps-là: et l'on peut même dire qu'il s'y trouve une certaine élégance. Trit. ehr. hir. ib. De sorte que ' Trithéme n'a rien dit de trop, lorsqu'en louant p- 150- cette histoire de S. Henri, il a avancé qu elle est écrite poli-

ment, pulchro et elegauti slylo.

Bon. a feb. p. 2". ' Les derniers Editeurs de cet ouvrage d'Adelbolde, en 544-5W. on, pUb]if; un auire sous son ,l0m cesl une vie (]e sainte Wal-

P. sis. n. 7. burge, Patrone de la Collégiale de Tiel : ' ou plutôt un abrégé de celle qu'en avoit écrit le Prêtre W'olfliard à la fin du IX siècle, et de laquelle nous avons rendu compte aux pages 081 et 082 de notre V volume. Quoique cet abrégé soit mieux écrit que beaucoup d'autres semblables monuments de ce temps-là, il n'approche pas des beautés du style qu'on vient de ibid i Beda, ib. remarquer dans 1 histoire de l'empereur S. Henri.' L'on ne laisse pas au reste de le croire de la façon d'Adelbolde , tant sur l'autorité de Guillaume de Heda qui le lui donne, que sur la réflexion toute naturelle, que ce Prélat l'aura faite pour l'usage de la Collégiale de Tiel, dont il avoit relevé les ruines. Aussi le principal exemplaire, su i va nt la remarque des Editeurs, seconservoit-il à Utrecht.

Bon. ib. p. 546- ' Immédiatementaprèscetabrefjé viennent deux Letres,qui se trouvent aussi à la suite dans le manuscrit des Jésuites d'Anvers, sur lequel les mêmes Editeurs les ont publiées. Elles appartienent au Gardien, ou Tiiresoiuer, de l'église de Tiel, et ont été écrites sur la fin de l'épiscopat d'Adelbolde. La première lui est adressée, et contient d'abord en peu de mots un bel éloge de ses grandes actions. Le reste est emploïé à lui décrire quelques miracles, qui s'étoient opérés depuis peu par l'entremise de sainte Walburge, et dont l'Auteur parle comme témoin

oculaire.

EVÊQUE D'UTRECIIT. 257 vi ci ,„

XI SIECLE

oculaire. L'aulre letre est adressée à un nommé Immon Diacre de l'Eglise de Wormes, qui aïant vû àTiel celle relation de miracles, avoit souhaité den avoir une copie. L'Auteur la . lui envoïa avec celte seconde letre, à laquelle il a joint un miracle oublié dans la relalion précédente.

Celte sorte de pièces pour l'ordinaire n'intéresse pas beaucoup les gents de Letres. Mais celles-ci méritent d'être counues pour la manière dont elles sont écrites. 11 seroit à souhaiter, que ceux qui dans la suite ont entrepris de faire des relations, les eussent prises pour modèle, et en eussent imité le style. On y trouve de la précision, de la netteté, et même un agréable naturel. Elles nous sont une nouvelle preuve, que dans les siècles les plus barbares il s'est toujours trouvé quelques Ecrivains, qui ont conservé le germe d'un certain bon goûl.

3°. ' Ce bon goût se fait sentir dans une letre d'Adelbolde aU Vit. anec. t. .1. Pape Silvestre 11, par laquelle il soumet à sa censure ce qu'il par' p' 86 93avoil écrit pour tacner de trouver la juste grosseur de la Sphère. La letre avec l'écrit enrichi de figures forme un petit traité, que Dom Bernard Peza donné au public, sur deux manuscrits, l'un de l'abbaïe de Tegernsée, et I autre de S. Pierre de Sallzbourg. Adelbolde l'entreprit à l'occasion d'un endroit de Macrobe, qu'il a soin de rapporter. Il n'y prend d'autre qualité que celle de Seolastique, et s'y représente comme étant encore jeune. 11 semble qu'il fût alors à Home, 'où il est certain t.*. j»r P.»e. qu'il fît quelque séjour avant son épiscopat. ' Trithéme a con- Tnt. ib. P. im. nu ce petit écrit sous le titre de question touchant le diamètre parce qu'il en est beaucoup parlé dans ce traité.

Comme il regarde aussi l'Astronomie, et qu'il y entre de l'Arithmétique et de la Géométrie, nous doutons s'il ne seroit pas le même ' que celui qui se trouve dans un manuscrit de la Momr. bib. bib. P. bibliothèque du Vatican, entre ceux qui appartenoient autre- 87 4 fois à Alexandre Petau, sous le nom de noire Prélat qui y est un peu défiguré, et ce titre: Albodiad GerbertumScholasticum de Astronomie sett Abaco. Nous aurions le même doute au sujet ' d'un traité de Géométrie, dédié au même Gerbert par u i»e„f, t. * P. Adelbolde, que M. l'AbbéleBeufa déterré dans un manus- 8Sent de la bibliothèque du Roi ; si ce sçavanl Moderne, qui avoil sans doule connoissancedu traité qu'a imprimé Dom Pez, ne paroissoit les distinguer l'un de l'itulre.

4°. ' Un autre manuscrit de la même Bibliothèque, cotlé ibid

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258 ADELBOLDE,

6055. 4, nous présente un autre traité sur le cours des astres, qu'Adelbolde a composé à l'occasion d'un endroit de Boëce : . comme il composa le précèdent à l'occasion d'un endroit de Macrobe. L'Auteur, selon M. l'Abbé le Beuf, à gui l'on en doit la découverte, y fait amplement voir qu'il avoit beaucoup étudié la Sphère par rapport aux planètes. Montr. ib. p. km. 5°. ' On voit à la bibliothèque du Vatican, et à Vérone <.49i. i. qUejqUes Cabinets de Sçavants, un autre manuscrit avec

ce titre : Albodi de minutiis. C'est le nom de notre docte Prélat, quoique défiguré ; mais on ne nous instruit point de ce qu'il traite dans cet écrit sur les minuties, qui est un sujet bien vague.

sij. seri. e. 138 1 6°. ' Trithéme, qui atteste, comme Sigebert avoit fait avant T\ chr.'wr. p'.'iso* mi> qu'Adelbolde avoit laissé plusieurs productions de sa plume sur l'une et l'autre Literature, spécifie en particulier un écrit sur les louanges de la Croix : De laude, ou laudibus S. Crucis.

Trii. ib. i Bon. i4. 7°. ' Un autre sur celles de la S. Vierge. Mais ce* Bibliograjoi. p. -m. o. 58. phe ne pQjjjj s| ces écrits étoient en vers ou en prose; car

de son aveu Adelbolde avoit publié plusieurs pièces en l'un et l'autre genre d'écrire, à la louange de Dieu et de ses Saints.

Bon. u>. 8°. ' Il ajoute qu'il avoit encore composé divers sermons à

l'honeur de ceux-ci, et fait entendre qu il les avoit vûs; puisqu'il parle en général d'autres ouvrages du même Auteur, qui n'étoient pas venus à sa connoissance.

H((ja,ib. P. ko. 9°. ' Guibert Abbé de Giblou, qui écrivoità la fin du XII siècle, nous apprend qu'Adelbolde composa le chant de l'office de Matines pour la fête de S. Martin, et le triomphe de ce Saint sur les Danois et Suédois, c'est-à-dire, les Normans, qui avoient tenté de s'emparer de la ville de Tours, et de la piller. Guibert rapporte quelques traits de ce dernier ouvrage.

p. ta». «83. 10°. ' Guillaume de Heda a publié une liste des Vassaux libres de l'Eglise et de l'Evêque d'Utrecht, et de ce au'ils en tenoient à homage. Adelbolde dressa cette liste pour 1 instruction de la postérité, et la fit ratifier en *1021 dans un Synode, où se trouva l'Empereur S. Henri, avec les Evêques, les Seigneurs de sa suite, et ces mêmes Vassaux. Cette pièce est intéressante pour l'histoire du païs. On y voit qu'au nombre de ces Vassaux étoient les Ducs de Brabant, les comtes de Guel-

EVÈQUE D'UTRECHT. 259 XI slECLB

dres, de Hollande, de Cleves et autres. Adelbolde s'y qualifie Evêque par la seule grâce de Dieu, Dei solummodo gratta.

' Le même Editeur aiant mal pris le sens de Trithéme, s'en p- «». autorise pour transporter à noire sçavant Evêque l'honeur du Dialogue sur la diversité de l'observation de l'Àvent dans l'Eglise. Mais nous avons montré, qu'il appartient £ Heriger, Abbé de Laubes , et qu' Adelbolde n'y a d'autre part, que d'y être nommé comme un des Interlocuteurs. ' Il écrivit nean- Mart. m. coii. moins quelque chose sur ce même sujet, lorsqu'il étoit à Ro- ni. Y. JS.'t"; me avant son épiscopat. Ce fut à la prière de Bernon depuis m- Abbé de Richenow, qui l'avoit consulté sur l'usage de l'Eglise Romaine par rapport à cette même observation. Bernon,

3ui a traité le même sujet, se sert dans son écrit de la réponse 'Adelbolde ; mais elle ne nous a pas été conservée.

AGANON,

Chanoine de Chatillon sur Seine.

'a G a non, ou II a g an on, le premier Ecrivain qui p»p. ut». «i« Aparoît à la tête de la nouvelle Bibliothèque des Auteurs Bourg- *■ 1 p de Bourgogne par M. l'Abbé Papillon, y est représenté d'une manière aussi peu avantageuse, que peu exacte. Ce n'est pas au reste le seul endroit de ce nouvel ouvrage qui auroit besoin de corrections. Il y auroit de quoi en faire un entier, si l'on vou- Ioit entreprendre de rectifier ce qu'il y a de défectueux, et de suppléer a ce qui y manque. On y suppose, qu'Aganon florissoit dès le règne de Iiuges Capet; quoiqu'il soit visible Bon. vt. jnn. p. par ce qu'il nous apprend lui-même, qu'if n'écrivoil que plus ' n de vingt-cinq ans après. C'est ce que montre incontestablement un miracle qu il rapporte avec toutes ses circonstances, comme opéré au Concile d'Airy, tenu en 1020. Gozberl, sur qui il s'opéra étoit depuis quelques années au service des Chanoines de Châtillon -sur Seine, au diocèse de Langres, lorsqu'Aganon en écrivoit l'histoire.

Elle fait partie d'un écrit de sa façon sur S. Vorle, Patron de cette Collégiale, et connu sous le nom de Verolus dans les monuments latins. ' L'Auteur, qui prononça publiquement au p^Mi^n. 11 pjour de la fête du Saint, ce que contient son écrit, s'y donne 38 D

Kkij

260 AGANON,

visiblement pour Chanoine de cette Eglise. Nous ne le connoissons que par son ouvrage ; mais il suffit pour nous donner de sa persone une idée avantageuse. 11 y a beaucoup d'apap*p. ib. rence ' que M. l'Abbé Papillon, qui en voulant l'apprécier, l'a rangé dans la classe des pièces fort plates, n'avoit pas eu le loisir de le lire. Ce Bibliographe avoit trop de lumière et de justesse d'esprit, pour en porter un tel jugement, s'il en avoit pris lecture.

On peut assurer, qu'il nous reste de ces temps-là peu de monuments en ce genre, qui soient plus judicieux, plus solides, plus édifiants, où il y ait plus de candeur et de naïveté dans les détails, plus de noblesse dans les pensées, plus de variété dans les expressions. Le style, il est vrai, n'en est pas entièrement pur et élégant ; mais il n'est aussi ni rempant, ni plat, ni absolument barbare. On y dislingue trois parties, sans l'exor-

Boii. ib. p. 3x3. de. ' Dans la première l'Auteur fait un éloge général du Saint, pour suppléer à ce qu'on ignoroit de son histoire. Sa prudente discrétion lui fit prendre ce parti, plutôt que de se hazarder à débiter des uiits douteux, incertains, ou même faux.

p. 383-337. n. 3- ' La seconde partie, qui est la plus prolixe, est emploïée au récit des miracles du Saint. Aganon n'y rapporte que ceux qui s'étoient opérés de son temps, et môme sous ses yeux, si l'on en excepte le premier de la relation. Cette partie de l'ouvrage est intéressante pour l'histoire du diocèse de Langres, à raison de ce qui y regarde plusieurs de ses Evoques, et la translation de S. Vorle. On y trouve aussi quelques circonstances touehant la tenue du Coneiled'Airy, qu'un chercherait inutilement

i • mt. » ailleurs. ' Enfin la troisième partie contient de fort belles moralités, avec une solide et pieuse exhortation à l'auditoire. •V »•»• Si ' Hollandus n'a pas connu cet écrit, comme le prétend

le dernier Bibliographe de Bourgogne, il a ignoré lui-même.

Hoir ib. p. 3t». ' que î es Continuateurs en ont eu entre les mains jusqu'à quatre

p.' 3n*-.im. divers exemplaires, sur lesquels' ils l'ont donné au publie, avec quelques observations et des notes historiques et critiques. L'ouvrage s'est trouvé tronqué dans l'exemplaire qui leur éloit venu de l'Eglise de Châtillon. Il y manquoil quelque chose dans la première partie , deux nombres entiers dans la seconde, et toute la troisième. Aucun de ces exemplaires ne porloit le nom de l'Auteur. C'est pourquoi l'écrit est im-

Mab. opu*c. n. 2. primé, comme appartenant à un Anonyme. ' Mais Dom Ma-

p* 9' billon en a vû dans la bibliothèque de M. le Président Bouhier

CHANOINE DE CHATILLON. 261 x| 8n

à Dijon, un cinquième exemplaire, dans le titre duquel le nom d'Aganon est disertement marqué Voici ce litre Homilia et libellas de mimculis B. Veroli, ab Aganone viro Scholastissimo ; c'est-à-dire, suivant le langage de ce temps-là, un homme très-habile dans les Letres. Expression, dont M. Papillon n'a pas saisi le vrai sens.

Cinquante ans avant que les successeurs de Bollandus publiassent l'écrit d'Aganon, ' le P. Esliene Legrand, en avoit fc'p «»» inséré une traduction françoise dans son histoire de Ch&tillon, imprimée à Autun en 16al. On ne devine pas aisément, pourquoi M. l'Abbé Papillon reproche à cet Historien, de n avoir pas averti de quelle langue il avoit traduit l'ouvrage en question. Auroit-il soupçonné qu'il eût été en une autre langue que la latine ? Après tout, si cette traduction a été faite sur le manuscrit de l'Eglise de Chatillon, elle ne peut être qu'imparfaite, par les raisons qu'on a vûes plus haut.

Evèque de Chartres.

FUi.bert, ' la plus grande lumière de l'Eglise (ialli- m»i> .ci v cane en son temps, est encore inconnu par rapport à 686' "' sa famille, et au lieu d<- sa naissance. ' 11 nous apprend lui-mê- F«ib car. P m. me : qu'il n'était considérable ni par son extraction , ni par ses ' biens.

Sed recolens quod itou opibus, nec sanguine fretus, Consceudi Callicdrara, pauper du corde levatus.

' Quelques sçavanls ont panché sur un endroit de ses écrits, fi.*, h. k. i. jm. à le faire Romain. Mais ce qu'ils en citent, est très-équivo- [' 757pr' fii

1 La différente maniera de prononcer ce un doubla W, Wlperl, VNbert, dont «n a nom, cat cause qu'il *e trouve différemment f.iit Wilbert. El comme ce deruier nom naécril dans le< imprimes et les manuscrit*. roûsoit plus éloigné que le) autre* du veri-

Au lieu de Fulbert, ou y lit Fulbert, Fulpert, table nom, l'on en a pris occasion de Ulbert, et mémo L'uibei t; quelquefois avec dtn\ personnes différentes.

XI SIECLE. '

que, et ne le prouve en nulle manière. On seroit mieux fondé à le croire de Poitou , ou en gênerai d'Aquitaine. Ses liaisons étroites avec le Duc Guillaume V, à qui ces provinces obéissoient, en font un grand préjugé. Préjugé, qui prend la

Fuii,. «p. is. force de preuve, ' lorsqu'on voit Fulbert se représenter comme sujet de ce Prince, qu'il qualifie son Maître, herus meus. •p. «. S'il avoit nommé ' l'Evêque, à qui il adresse sa douzième letre, peut-être auroit-il levé toute difficulté sur ce point. 11 est certain qu'il étoit né, et avoit reçu sa première éducation dans le diocèse, ou même la ville épiscopale de ce prélat. Mais il ne parott pas moins certain, qu elle n'est écrite ni à un Pape, ni à un Evêque d'Italie. »r. ib. ' Malgré la pauvreté de sa famille , Fulbert trouva le moïen

H«r. fond. «tri. d'avoir de bons Maîtres, ' sous lesquels il fit des progrès merveilleux pour son temps, dans les Letres humaines et les

Mab. mi. i. 3. P. Sciences ecclésiastiques. On ne connott de ses Maîtres, ' que le docte Gerbert. Mais c'en est assés pour juger du mérite de ses premières études. Au sortir des Écoles de Reims, il se retira à Chartres, à quoi il fut peut-être engagé par Herbert, un de ses condisciples, qui étoit de la ville, et qui de Juif s'étant fait chrétien, devint un des sçavants hommes de son siècle. Là Fulbert ouvrit une Ecole, qui bien-tôt acquit une brillante réputation. Nous ne répéterons pas ici ce que nous en avons dit 1 ailleurs, tant pour ce qui regarde les sciences dont on y donnoit des leçons, que par rapport à la manière admirable

ttg'uYi*' 4Ï0" ^ont on y ense^no^- H su"" de dire, ' qu'il n'y en eut

^"bos! i j î5£ point alors de plus célèbre dans presque toute l'Europe. On on. 1007. n. i. * accouroit des pais les plus éloignés, d'Arles, de Liège, de A^'.^ad s. p. Cologne, comme des lieux les plus voisins. 'Les Moines et

les Clercs y alloient à l'envi écouter le vénérable Socrate qui

la dirigeoit.

Aux fonctions d'Ecolalre dans l'Eglise de Chartres, Fulbert î»obi fv*M rûu' joig™1 encore celles de Chancelier. Titre ' qui est devenu in', i. s.0,c. 43.p. équivoque à l'égard de plusieurs Ecrivains, qui en ont pris *• occasion de supposer faussement que Fulbert avoit été Chan-

celier de Robert Roi de France. Ses travaux literaires ne furent pas cependant sans récompense, quoiqu'en un siècle où AJem. eh. p. 173 les Letres n'étoient pas généralement estimées. ' Guillaume p1. S iMÎ'i Comte de Poitiers et Duc d'Aquitaine, dont on a déjà dit

t Volés le* nombre* XVI, XVII do dis- loi p#*es 44 et 43 du yolume prudent, cours hisloriquû & la icto do c« volume el

EVÊQUE DE CHARTRES. 2b3

XI SIECLK

un mot, Prince letré et protecteur des gents de sçavoir et de vertu, appel la Fulbert près de sa persone, et le combla d'honeurs. Entre autres bienfaits il lui donna la Thrésorerie de S. Hilaire de Poitiers, que Fulbert retint longtemps, même depuis son épiscopat, mais qu'il remit avant sa mort entre les mains de son bienfaicteur.

' Baronius a cru que Fulbert avoit été Moine de S. Pére Flar. an 1007. n. en Vallée. Mais la lelre vingt-unième sur laquelle il établit son H S M opinion, et qui semble au premier coup d'œil la favoriser, la détruit réellement. On y lit les noms de tous les Moines qui composoient alors cette communauté ; et celui de Fulbert ne s'y trouve point. ' M. Cave, M. Baillet et le P. le Long, qui cave. P. sis. «9 le dit apparemment d'après eux, sont encore moins receva- Lef^Sf! bU>' bles à faire Fulbert Abbé de Ferrieres avant l'année 1004 ; 'puisque Rainard gouvernoit ce monastère en la même quali- Mab. u>. 1. 51. n. te au moins dès 997. ' Tout ce qu'il y a de vrai, c'est que ft',b. ep. w. M< Fulbert étoit lié d'une amitié très-étroite avec les plus grands J7 JJj"^- Abbés de son temps, S. Abbon de Fleuri, S. Odilon de Cluni, le B. Richard de S. Vanne, et qu'il fut toujours fort affectioné à l'ordre monastique.

' Après avoir enseigné longtemps à Chartres, et s'être ac- Tnt. cbr. Mr. 1. quis par sa doctrine l'estime des Rois, des Evêques et des peu- îisf' 159 1 8wir"

{)les, le mérite de Fulbert le fit élire Evêque de cette ville à a mort de Rodolfe. ' Il fut particulièrement redevable de Fuit», ep. 4 1 Mab. son élévation au Roi Robert, avec qui il avoit étudié à l'Eco- Ô'V' 3' p' 371 le de Reims. ' Presque tous les Historiens s'accordent à met- Bar.ib 1 vos«.ib. 1 tre le commencement de son épiscopat en 1007. Quelques- Ma^anP.'ib5Bait. uns néanmoins le renvoient contre 1 autorité de son épitaphe, p- 143

neuf ou dix ans plus tard. ' Il fut sacré de la main de Leote- fdu>. ep. sa. rie, ou Leuthenc, Archevêque de Sens, son Métropolitain. Le terme de son épiscopat fait juger que son ordination se fit . sur la fin de septembre, ou au commencement d'octobre. ' On Fku. u>. suppose qu'il étoit encore jeune 1 alors; mais la suite de sa vie montre, qu'il devoit approcher de l'âge de cinquante ans au moins.

1 Ce qui a fait croire que Fulbert éloit prés depuis sa jeunesse jnsqu'à l'épiseopat.

encore jeune lors de son ordination, ' est La preuve qu'il □ 'étoit pas alors ieune, «ni pgjb, car. ib.

le vers suivant, où il dit on parlant de lui- d'une part le long U'inps qu'il enseigna avant

toèm» : El juventm perduxit ad hoc, ut que d être KvAque, et de l'autre l'âge de Mab. ana. ib.

EpUtopu$ eitet. Mais il * But dire seulement, vieillesse auquel il arriva, quoique son ppi-

que la providence l'avoil conduit par de- scopat ne fut que de vingt-un ans et demi.

XI SIECLE

Mab. ana. ib. p. ' Les fonctions de l'épiscopat, dont il se vit chargé, ne lui *x' firent point interrompre les leçons publiques qu'il fuisoit à ses

Fuib. «P. io. 47. disciples. Seulement ' il cessa de se mêler de Médecine, et de donner des remèdes, comme il en usoit auparavant. A ces deux sortes d'occupations s'en joignit une autre, qui demandoil iur. ïu. un temps considérable. ' En devenant Evoque il devint l'oracle de presque toute la France. Les Princes, les Evêques, les persoiu s privées avuient recours à ses conseils, comme à une source de lumière. On en a la preuve dans le recueil de cor».:, t. 9. p. 787. ses lelres. ' Au mois de mai 1008, peu de temps après son orm dination, il se trouva au Concile que le Roi Robert avoit con-

voqué à son palais de Cheles, et y reçut des marques publiques du respect et de la vénération qu'on lui portoit. On voulut en effet par honeur, qu'il y souscrivît immédiatement après les Métropolitains, et avant onze autres Evêques dont plusieurs, tel qu'Adalberon de Laon, étoient fort anciens dans l'épiscopat. 11 paroit par- là que se9 Collègues le regardoient dès-lors comme leur pere et leur Docteur. Nous ne sommes point instruits en détail des actions de ce Fuib. ep. Pr. p. s. grand Evêque. Une des plus mémorables ' fut la réédification de sa Cathédrale, qui avoit été réduite en cendres en 1020, dans l'embrasement de la ville. Fulbert entreprit de la rebâtir avec une magnificence, qui surpassoit infiniment les faculeP. 97. un. im. tés d'un Evêque qui étoit sans ptrimoine. ' Mais il trouva des ressources abondantes dans la libéralité de Canut Roi d'Angleterre et de Danemarc, et celle de Guillaume Comte de Poicate, p. sis. 2. tiers, son illustre bienfaicteur. ' La dévotion singulière qu'il avoit envers la sainte Vierge, sous l'invocation de laquelle cette Cathédrale est dédiée, le porta à y établir la fête de sa nativité» dont l'institution étoit encore de nouvelle date ail- Foib. car. P. soj leurs. ' Le même motif de pieté lui fit faire plusieurs Proses et ep. pr. p. t. 3. Hymnes à sa louange.

Au défaut d'histoire suivie des actions de notre Prélat, nous avons dans ses letres quantité de traits de sa conduite pastole. On y voit qu'il avoit sçu réunir en sa persone une fermeté vraiment épiscopale, avec une noble douceur, et une humilité sans bassesse. Attentif à user de l'une ou de l'autre avec une sage discrétion, lorsqu'il étoit obligé d'emploïer son zélé tout de feu, pour réprimer les désordres, ou corriger les abus, c'étoit toujours sans blesser le respect qu'on doit aux Puissante 9«. ces. ' 11 aimoit tendrement son Prince, et avoit pour lui un

sincère

sincère attachement. Aïant encouru sa disgrâce en une occa-

sion, il n'eut point de repos qu'il n'eut regagné son amitié.

Joignons à ces traits généraux, et à ceux que nous fournissent

ses épitaphes, ' ce qu'il dit lui-même des devoirs d'un Eve- Mart. ance. t. 1.

que ; et nous aurons son portrait assés au naturel. Il n'a pû p' 131 ' ,35'

écrire autrement qu'il agissoit : de sorte qu'en exposant ce que

doivent ôtreles bons Evêques, il a réussi à se peindre lui-même.

' Ce pieux et sçavant Prélat mourut, plein de jours et de Foib. ib. pr.p. 3. mérites, le dixième , ou onzième d'avril ; car il y a d'anciens | ubC "hiE Auteurs pour ce dernier jour, s'il n'y a faute dans leur texte. ljll8- f ^J; Mais le plus grand partage entre les Anciens et les Moder- fi .*chr. P. roi

. • . 1 1» , 1 • i>l*r. chr. p. 741

nés, est au sujet de 1 année de cette mort. Les uns, comme ciab. 1. a. c. *i Hugues de Flavigni et Clarius, la marquent dès 1027. D'au- VoM' tt* très la placent en 1028. Le plus grand nombre, sur-tout parmi les Modernes, la mettent l'année suivante. Quelques-uns la renvoient jusqu'en 1031, et Raoul Glaber deux ans encore plus tard. Comment découvrir la vérité au travers de tant de différentes opinions? Sera-ce à la faveur du jour de cette mort? En ce cas-là le sentiment de ceux qui la marquent en 1028, revient à celui qui la place en 1029, et n'en fait plus qu'un. La raison en est sans réplique ; car le dixième d'avril en 1028 étoit avant Pâque, suivant la supputation de nos François de ces temps-là, qui continuoient de compter 1028 jusqu'à Pâue : au lieu que suivant notre manière de compter aujour* hui, l'année 1029 étoit commencée avec le mois de janvier. Pour avoir quelque chose de plus décisif sur la véritable année de la mort de Fulbert, il faut recourir à son épitaphe. C'est une pièce originale, qui vraisemblablement est ôe la façon de Sigon 1 , qui prit soin de ses funérailles. Il y est marqué, qu'il gouverna l'Eglise de Chartres vingt-un ans et demi. De ces six mois prenons-en deux et vingt jours, pour remplir l'année 1007, à laquelle fut ordonné le S. Evêque. Il restera vingt-un ans trois mois et dix jours, qui joints à 1007, nous conduiront au dixième d'avril 1029. C est donc à cette annéelà qu'il faut rapporter la mort de Fulbert. Nous soûmettons volontiers cette discussion Chronologique, qui nous a paru nécessaire, au jugement du dernier Supplementeur de Moreri, qui a tâché de la transporter à Tannée précédente.

I ' Ce Siaon. sacossivement Scolastiqae de l'abbaïe de S. Floronl de Saamar, qui Mari. am. coll. I.

et Chantre de l'Eglise de Chartres, dont on ajouto qu'il nota les Répons de l'office de 5. p. Ilïl. n. 48.

a déjà ua occasion de parler plusieurs fois, et» Saint, composés par Kainaald, Mallre-

ea est eocore qualifié Dofvn par l'historien Ecole d'Angers.

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