‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 61 sur 214 · GUILLAUME V · texte numérisé non relu

GUILLAUME V

Comte de Poitiers et Dec d'Aquitaine.

>biioa. .-hf. p. f> u i i. l a i" M e , dont nous entreprenons l'éloge, eut fa. ,f° i6T m"' ^J Pour Pere Guillaume IV, surnommé Fier a bras, Comiub. an. i. son. te de Poitiers et Duc d'Aquitaine, à qui il succéda dès 990.

Emme sa mère étoit fille de Thibauld, et sœur d'Odon, l'un A'iem. ji>. p. ni et l'autre successivement Comtes de Champagne. ' Etant né a\ec toutes h s heureuses dispositions du cœur, de l'esprit et du corps, il se ut y réunir un seavoir peu commun en son temps, une pieté singulière, et toutes les autres excellentes qualités qui font les plus grands Princes. Aussi a-t-il mérité de porter le surnom de Grand, comme un titre de distinction. Ce n'est pas un petit suj< t d'éloge pour les Ecoles du X siècle, d'avoir formé un Elevé aussi accompli, p n7 ' Aiant été instruit des Le très avec succès dès son enfance.

il y prit tant dégoût, qu'il en lit d;ins la suite une de ses occupations plus ordinaires. Tout le temps qu'il pouvoil avoir libre, il le passoit sur les livres, dont il s «'toit fait une nombreuse bibliothèque. II y emploioil même, à l'exemple de Charlemagne, la plus grande parlie des nuits, sur-tout en hiver mie les jours sont courts. U se rendit par-là habile à manier la plume comme l'épée. el lit ainsi revivre en sa persone la conduite des anciens Empereurs, qui senvoienl unir les travaux tumultueux de Mars avec les doux exercices de Minerve. Son goût pour les livres étoit si connu de ses amis, même les plus éloignés , qu'ils ne croïoient pas lui pouvoir faire de plus agréable couct. 9 p. m. présent. C'est dans cette vue, que Canut Roi de Danemark et d'Angleterre, lui envoïa un ancien manuscrit en letresd'or, enrichi d'estampes, qui représenloient séparément grand nom- ). p. i73. bre de Saints. ' L'amour qu'avoit Guillaume pour les Letres, s'étendoit sur ceux qui les cultivoient. Il suffisoit d'être sçavant, pour être assuré d'avoir part à ses bonnes grâces et à ses bien-

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