Tome VU. N n p
XI SIECLE
282 GAUZLIN,
§. lises ECRITS.
U e i. q u r sçavant que fût Gauzlin, ii ne laissa point, que l'on sçache , de productions considérables de son sçavoir. ' L'Auteur de sa vie fait à la vérité mention d'un discours public qu'il avoit prononcé à Rome, et qui lui attira un applaudissement universel. Mais il ne nous apprend point, s'il meritoit de passer à la postérité, soit par la matière qui en faisoit l'objet, soit par la manière dont l'Orateur l'avoit traitée. Le même Ecrivain parle aussi d'une profession de foi que Gauzlin présenta en 1022 au Concile d'Orléans. Mais il ne dit point, si l'écrit entroit dans un certain détail, ou étoit d'une certaine étendue, pour qu'on pùt le regarder comme un traité dogmatique.
On sçait encore, que Gauzlin écrivit grand nombre de letres au sujet de différentes affaires, qui le regardoientpersonellement, ou dans lesquelles il fut obligé d'entrer. Tel fut entre autres son différend avec Foulques Evéque d'Orléans. Telle fut la déposition de Tedfroi Abbé de Bonneval,qui s'étant retiré près de notre Prélat, l'avoit engagé à prendre ses inte- Fuib. ep. 3». 40. rêts. Il y a de Fulbert de Chartres sur ces deux affaires qua- ' 1 Ire letres à Gauzlin, lesquelles en supposent au moins autant de
sa part. Elles font même mention d'une cinquième qu'il écri vit à Arnoul Abbé de S. Pére en Vallée. Il eut encore occasion d'en écrire au sujet de la résistance qu'on fit à sa promo- Mab. an. i. 55. tion à l'archevêché de Bourges, ' et en réponse à Hadvise Duchesse de Bretagne, aux Princes Alain et Eudes ses fils, et à l'Evêque de Vannes, touchant Félix Moine de Fleuri, qu'ils demandoient pour Abbé de S. Gildas de Ruys. Il ne nous reste plus maintenant aucune de toutes ces letres, qui nous donneroient de nouvelles lumières sur tous ces événements.
Nous en avons néanmoins deux autres de notre Prélat sur deux autres sujets. ' L'une est adressée à Oliba, Evêque de
auquel ils placent la mort de Gaurlin. Dans cette mort; et la petite chronique du même
se cas il fiudroit la renvoïer à l'année 1030, lieu la mettant en l'année 1029, on doit s'en
parce que selon eux ce huitième jour éloit tenir à celle époque, qui est confirmée par
Marca. hisp. app. en 10Ï9 avant Pâques. ' Mai* ces termes d; l'Historien de notre Prélat, qu'il dit être
p. 10*5. 1086. l'épitaphe ne sigoiflent que la huitième heure mort en la XXV année, depuis qu'il éloit
du mardi, qui éloit le second de septembre. Abbé de Fleuri. S'il n'étoit mort qu'en
auquel jour le Neerologe de Fleun marque 1030, c'aurait été la XXVI .
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Vich en Catalogne. Gauzlin y parle plus en qualité d'Abbé — qu'en celle d'Archevêque; quoiqu'il y prenne l'un et l'autre titre. C'est un compliment de condoléance sur la mort de Bernard Comle de Besalu, frère d'Oliba, en réponse à la letre circulaire, par laquelle celui-ci avoit annoncé cette mort à ses amis.
L'autre letre de Gauzlin qui nous a été conservée, est plus intéressante. C'est une réponse ' au Roi Robert, qui avoit écrit Fnib. ep. 95. à notre Prélat, et à quelques autres sçavants de son roïaume, touchant celte espèce de pluie de sang qui étoit tombée sur une des cotes maritimes d'Aquitaine, comme on l'a rapporté ailleurs. Ce Prince les engageoil à lui dire si l'antiquité îburnissoit quelque exemple d'un semblable phénomène, et quel fâcheux événement s'en étoit suivi. ' Gauzlin montre au Roi ep.95.
[>ar le recueil de Valere Maxime, la Chronique d'Eusebe, 'Histoire des Lombards et autres anciens monuments, qu'on avoit effectivement vû autrefois des phénomènes approchants de celui dont il étoit question, et qu'ils avoicnt été suivis de calamités publiques, dont ils sont presque toujours des présages. Quant à la différente nature des taches qu'imprimoit cette pluie de sang, il n V répond que par des raisonnements mystiques et moraux. ' Fulbert Evêque de Chartres, qui avoit été «p. j". aussi consulté sur le même phénomène, y fait une réponse à peu près semblable. Tel étoit le génie du siècle.
On a inséré dans les actes du Concile de Limoges tenu com. ». 9. . en 1031 , un assés long discours que Gauzlin avoit autrefois te- 87* 873' nu à la Cour en présence du Roi Robert, contre ceux qui refusant de reconnoître S. Martial pour Apôtre, lui donnoient rang entre les Confesseurs. Entre les raisonnements qu'y emploie notre Archevêque, on en apperçoit quelques-uns tirés des faux actes du Saint. Ceux qui sont cle son cru, n'ont guéres plus de force que les autres. Il semble qu'OdoIric Abbé de S. Martial, grand partisan de son apostolat, qui produisit ce discours dans l'assemblée du Concile, en faisant un grand éloge de l'Auteur, l'avoit en écrit.
' Gauzlin fit présenté son abbaie de Fleuri d'un morceau du Dn che». t. 4. suaire de Notre Seigneur, enfermé dans un reliquaire d'or en forme de bras, sur lequel il fit graver ces quatre petits vers, apparemment de sa façon.
Gaudia la?la Fort marins ista, Sindone Christi Plena rcfulgcns. (vin.)
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v. 81Pp,r 284 GUILLAUME V, COMTE DE POITIERS
M 31tl.Lt..