‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 65 sur 214 · GUILLAUME V, COMTE DE POITIERS · texte numérisé non relu

GUILLAUME V, COMTE DE POITIERS

SES ECRITS

Aiiem.ciir.p.m. y 'Antiquité nous apprend bien, que le Comle Guillau- JLime, h l'imitation de quelques Empereurs Romains, sçavoit manier la plu mu comme l'épée; mais elle ne nous instruit point s'il laissa de <a façon d'autres écrits que de simples lelres. De toutes celles qu'il eut occasion d'écrire, et qui formeroient un recueil aussi considérable pour la grosseur du volume, que précieux pour l'histoire, si Ton avoit eu le soin de nous les conserver, il ne nous en reste plus que six. On les a imprimées sans

Du ches t. « p. ordre entre celles de Fulbert de Chartres; 'et elles font partie de celles que Du Chesne a choisies pour les joindre à ses autres monuments, qui concernent l'histoire de France. On les trouve aussi entre les preuves de l'histoire des Comtes de Poitiers par Besly. Files sont beaucoup plus correctes dans ces

Ega*. Boi i. i. deux derniers recueils, que dans le premier. ' M. du Boulay,

p* 597 qui met noire Prince au rang de ses illustres Académiciens, et

qui en prend occasion de parler de ses letres, dit qu'on y trouve quelque élégance, satt's élégantes.

il y en a trois fort intéressantes par rapport au dessein qu'avoient les Italiens de faire passer à Guillaume, ou à son fils, le roïaume d'Italie avec le gouvernement de l'Empire. Outre plusieurs circonstances qui concernent ce fameux événement, l'Auteur y a laissé de grands traits de politique : non de cet art de jouer et de tromper les hommes, mais de cette prudence

Fuib. op. m. éclairée pour éviter d'en être trompé. ' Une de ces lelres est écrite à Maginfroi, Marquis de Suze, et à la Marquise Berte sa femme. Guillaume en y louant la bonne foi de ce Seigneur Italien, et celle de l'Evêque Alric son frère, avoue qu'il a été bien éloigné de trouver les mêmes dispositions dans le corps de la nalion, et que c'est une des raisons pourquoi il a rejette ses offres.

«p. U9. 1». ' Les deux autres letres sont adressées à Léon, Evéque de

Verceil, ami particulier de notre Comte, qui avoit travaillé le plus à faire réussir le dessein projette dont on vient de parler, cp-tio. ' On voit par la première, que Guillaume n'étoil pas éloigné

«se- d'accepler l'offre des Italiens en faveur de son fds. ' L'aulrc,

qui est la plus prolixe de toutes, comme la mieux écrite, regarde divers objets. 11 y a du plaisant et du sérieux. L'Auteur,

après

ET DUC D'AQUITAINE. 289 vi

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