‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 66 sur 214 · AI · texte numérisé non relu

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après y avoir plaisanté d'une manière agréable et polie sur une mule de Poitou, que lui avoit demandé I'Evôque de Vereeil, il entre ensuite dans le sérieux, et a réussi à nous tracer de grandes marques de sa pieté, de sa religion, de son équité envers ses amis, de son estime et de son respect pour les Evoques. C'est dans cette letre qu'il nous apprend, que s'il avoit voulu consentir à déposer ceux d'Italie, lr roïaume étoit à lui. L'on comprend sans peine, que ce n'est là que la moindre partie des letres qu'il écrivit sur cette grande airain .

Il ne nous en resle qu'une non plus de toutes celles qu'il eut occasion d'écrire à Fulbert, Evêque ùe Charires, qui lui éerivoit assés souvent de son côté, comme il pareil par le recueil de ses letres. ' Celle de notre Prince, qui en fait la 128, est un eP. tm. témoignage non équivoque de son estime et de son attachement pour ce grand Prélat. Guillaume y touche un mot du dessein qu'avoit le Roi Robert, de faire couroner le Prince son fils, apparemment Hugu- s, et dit librement ce qu'il en pensoit.

' Il en écrivit aussi plusieurs à Aribert, Abbé de S. Savin en cp. m. Poitou, afin d'obtenir de ses Moines pour reformer l'abbaïe de Charroux. Mais il n'en est venu qu'une seule jusqu'à nous; le malheur des temps nous aïant privés des autres. On voit dans celle qui nous reste des traits bien édifiants du zèle de son Auteur pour le bon ordre, le cas qu'il faisoit des Moines réguliers et avec quel fruit il avoit étudié l'Ecriture.

Entre les autres letres du Comte Guillaume qui sont perdues, ' on connoit nommément celle où il faisoil au Roi Ro- «pw bert la description de cette espèce de pluie de sang, dont il a été parlé, et des effets qui s'en éloient suivis, en le priant de consulter à ce sujet les Philosophes de son roïaume. On sçait *p. io*. encore, qu'il en avoit écrit une autre à Azelin Evêque de Paris, dans laquelle il parloit du Roi d'une manière qui lui déplut beaucoup, lors qu'il en eut communication.

' Enfin la sixième letre qui nous reste de notre Prince, est eP. m. une réponse à une de celles d'IIildegaire, Agent de Fulbert à Poitiers et Scholastique deS. Hilaire. Sions'arrêtoità l'inscription qu'elle porte dans le recueil de celles de Fulbert, on la prendroit pour être d'IIildegaire plutôt que du Comte Guillaume ; tant sont grossières les fautes qui se sont glissées dans cette édition. On y lit Hildegarius pour Hildegario.

Tom. Vif.

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XI SIECLE

ADALBERON,

Evê^ik DE La ON.

HISTOIRE DE SA VIE

Guib. do Nov. vit. A D AL beron, surnommé A se e lin, en qui on vit un 1.3. ci. ix mélange de mal et de bien, de vice et de vertu, étoit

né en Lorraine, d'une famille qu'on ne connoit que par ses grandes ricliesses. On ignore a quelle Ecole il fit ses premières G«rb. .-M. par. •». études ; ' mais on sçait (ju'il les conlinua à Reims sous Gerbert, Zyrn.t' ' nui yenseignoil,au moins dès 970. 11 sçut s'insinuer bien avant dans l'amitié de son Maître, et Ht sous lui de tels progrès dans Dnd. act. n.t. pr. les Lelres, ' qu'il passa dans la suite pour un des sçavants homp. m i Fui», <>p. meg je SQn sjecie Sonsçavoir étoit soutenu par une éloquence

naturelle, qui paroissoit aux meilleurs connoisseurs n'avoir point alors d'exemple : Cui Deiis bene suadendi copiam incomparabilem dédit.

Du eu.*, t. a. p. ' Aïant eu le secret de gagner les bonnes grâces du Roi Lo- TV. p^Gis'r.vuV. thaire, soit par le crédit de ses parents, ou de ses amis, soit par Mai» "an»1' 1*3*' 1 300 prop1*6 mérite, ou ses intrigues, ce Prince le fit élire, quoiqu'encore jeune, Evêquedc Laon à la mort de Roricon. Il fut ordonné le Dimanche des Rameaux 1 977, par Adalberon Archevêque de Reims son Métropolitain, et inthronisé le propre GuH.. de n..v. ib. jour de Pâque. ' Le nouvel Evêque porta à son Eglise des sommes presque immenses, qui lui appartenoienl en propre, et les emploïa à augmenter les revenus de son Evéché, et ceux Foib. eP. 45-47. de son Chapitre. ' Les liaisons que Fulbert de Chartres entretint avant et après son épiscopal avec Adalberon, et les éloges qu'il fait de lui dans ses lelres, forment un préjugé avantageux en faveur de son mérite. Mais ce qu'il y avoil de louable en notre Prélat, fut horriblement terni par certains traits de conduite, que les Historiens ne rapportent qu'avec exécration. Mug. fi. ci.r. p. ' A la mort de Louis Y. dernier Roi de France de la race

Conc. t. 9. p. 70!). ' • ' On lit la souscription do no r>: Pré- Mouson. Ge n'est pas néanmoins a dire

lat on qualité d'Evoqué i!e Laon, mire qu'Adalberon de Laon (Al deja Evoque ,

cellei d'autres Evoque», au bai du décret mois «pulenvnl qu'il ratifia ce décret.

qu'Adalberon Arcbcv^uue do Ri'ims pu- lorsqu'il eut été éleré a l'épùcopaL C'e«t •île

blia d-i 5>7i. an Concile du Mont Stinir- de <ju< i il y a g and nombre d' Marie, pour la ivforni" dr l'alitur- ph-s.

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