ROI DE FRANCE
XI SIECLE
Chartres et de Blois, laquelle il quitta ensuite pour cause de parenté. La troisième fut Constance, fille de Guillaume Comte d'Arles, Princesse d'une beauté extraordinaire, mais d'une" humeur altiere et impérieuse à l'excès, qui exerça souvent la patience du bon Roi. Constance rendit Robrrt pere de quatre fils et de deux filles: Hugues, Prince accompli, qui paroissoit être né pour faire le bonheur des François, et que les Italiens à la mort de l'Empereur S. Henri postulèrent pour leur Roi, mais qui mourut dès 1020, après avoir régné quelques années avec son pere ; Henri, qui régna après lui ; Robert qui fut Duc de Bourgogne; Eudes, Evéque d'Auxerre, selon quelquesuns; Alix, qui épousa Baudoin V Comte de Flandres; et une autre fille dont on ignore le nom. ' Robert eut aussi un n«.ib. p m fils naturel, nommé Amauri, à qui il donna Montfort en appanage, et qui fut trisaïeul du célèbre Simon de Montfort.
S- IL SES ÉCRITS
Uillacme de Malmesburi , et presque une infinité n»im. «un*
Angl. p. 65.
d'autres Ecrivains , dont on a déjà cité quelques-uns , s'accordent à relever par de grands éloges le sçavoir du Roi Robert. Il n'en fit cependant presque point d'autre usage qu'à composer des hymnes, des séquences , des répons et autres pièces de même nature, pour enrichir les Offices de l'Eglise. C'est ce qui lui a fait ' donner le titre de Théologien Theosopho, d«i c**. |i. im>t. dans une Charte de Guillaume V Comte de Poitiers. 6' p<
1°. De toutes les hymnes que notre pieux Monarque a composées, on ne connoit nommément que ' celle qui commence ciieh. euc. p. par ces mots : Chorus novœ Hierusalem. Elle est en vers iamtiques dimetres; et l'Auteur y exhorte les Fidèles à louer le Sauveur sur la gloire de sa résurrection, pour laquelle il a enlevé à l'Enfer ses captifs, et les a introduits dans le Ciel. Guillaume Duranti, livre 9, c. 21, n. 23, la donne sans difficulté au Roi Robert ; quoique Josse Clichloue, qui l'a publiée et paraphrasée, en transporte l'honeur au grand S. Ambroise. 'On m«. d« rr. t. prétend, que la dévotion qu'avoit notre Prince pour la sainte 1 ,p" Vierge, lui fit composer d'autres hymnes à son honeur. Mais on n'en indique aucune en particulier.
2. Robert composa aussi quelques séquences, qui ont été autrefois chaulées à la inesse dans certaines églises. ' Telle est «»«.««. c«u.