ROBERT B. A
MAUD Ça faitBa... A. B. G. D. E. F. G. H. I.
ROBERT C'est I...
MAUD Ça fait Bai... Continuons.
ROBERT
Ça fait bai. A. B. G. D. E. F. G. H. l. J. K. L.M.N. 0. P. Q. R.S... C'est S... Bais.
MAUD Ça doit être un baiser.
ROBERT 11 faut que je te donne un baiser.
(Il TembrasBe longuement.)
■Il MMlfllf "
38 LES DEUX COURTISEES
MAUD
C'est gentil... mais ça ne doit pas être (;•! ( l \i table.) Est-ce ça?(/)eaxcou/?5.)Ce n'est pas ça ! J'ai iiiifi idée!. M la /aA/c) Faut-il que mon ami embrasse la table? (Trots coups,) C'est oui.., Non, attends... (A la table.) Faut-il qu'il embrasse une des petites bonnes femmes toutes nues. {Deux coups. C'est non.
ROBERT
Dis donc Maud, il faut peut-être que.
(Il dit un mot à l'oreille de Maud.)
MAUD, riant.
Ah! non,ce serait un peu foril (Sérieuse,) Nous allons lui demander. (A /a /aôZe.) Esprit, est-ce qu'il faut faire ce ce que mon ami vient de me dire? {Deux coups,) C'est que... deux coups...
ROBERT Oh ! ça, par exemple...
MAUD, riant.
Mais non ! Je dis : la table a frappé deux coups. C'est non.
ROBERT
Ah ! tant pis.
MAUD, à la table.
Faut-il qu'il embrasse la plaque où est gravé votre nom? {Trois coups formidables.) Oh !
ROBERT C'est ça !
MAUD Eh bien, embrasse la plaque...
ROBERT, (très ému.) Ma parole, came fait quelque chose.
MAUD Tu as peur.
ROBERT Non, mais...
MAUD Dépêche-toi donc.L*esprit n'aurait qu'à s'en aller!
ROBERT, (se baissant) C'est vrai !
MAUD
Et embrasse bien, très fort, pour la réveiller .
ROBERT
Un baiser qoi réveillerait un mort.
(Il embras9e. ) (Coup de théâtre, la scèfte devient obscure, puis s'éclaire, r^éréa en tunique, une guirlande de roses aux cheyeux, des sandales aux pieds apparaît resplendissante.)
MAUD et ROBERT, (emsemble) Oh !
40 i^a.mus. couBnsAiiies