NÉRI^A
Moi, je me baignais dans une eau tiède où mes esclaves faisaient couler du lait, de l'huile parfumée et de l'essence de rose. Veux- tu me montrer la chambre où tu te baignes?
MAUD Mais avec plaisir.
(Elles se l6veTit toutes deux.)
LES DEUX COURTISANES 6t
ROBERT, (il se lève aussi.)
AhlAh!
(La pendule^ sonne quatre heures:
NÉRÉA
Trop tard. Il faut que je m*ea aille!
(Elle s'arrête.)
MAUD
Qu'est-ce qu'il y, a? Que. faites vous?
NEREA
L'aube sans doute is'éveille. Je n'avais que la nuit. Il faut nous quitter.
Qiioi I C'est vi^i !
, NÉRKA
Adieu Maud ! Je garderai dans les jardins du Ciel le souvenir de tes traits.
(Obscurité peu à peu sur la scène.)
. MAUD Nérca !
NÉRi':A .
Je regrette de partir si vite, nous aurions eu des choses à nous dire. Les sièdes changent. Les femmes ne changent pas.
MAl'D Xcréa! Restez encore! Restez.
yÈHÈX
Adieu, ])ciite Maud. Tu as des yeux qui me rappellent ceux de Hymuis avec quelque chose en plus qu'on ne doit trouver qu'à Paris. Adieu ! Adieu! petite Maud.
(Obscurité brusque, puis lumière. Nércaa disparu )