LE MARQUIS, LA MARQUISB
LÀ MARQUISB
Ecoute, Philippe, tu vas être content. Tu vas rigoler I
LE MARQUIS
Rigoler ?
LA MARQUISE
Oui. J'ai arrangé quelque chose avec M. Bertrand...
LE MARQUIS
Avec Bertrand ?
LA MARQUISE
Oui. Quelque chose de très bien! Une surprise! (On télé' phone.) Ah ! je sais... C'est pour moi. .. C'est Bertrand.
LE MARQUIS
Il ne vient donc pas déjeuner?
LA MARQUI8B, battant des mains. Non. C'est pour la surprise. Vas-y. Tu verras, my darling..« Va... c'est la surprise... Oh ! tu seras très content.
LE MARQUIS
Une surprise... (// va à ^appareil,) Allô! C'est vous, Bertrand ?... Oui... Comment? Vous dites?... Mais non, ce n'est pas possible! (A sa femme.) Vous avez fait acheter loo.ooo actions du Grœoland?
LA MARQUISE
Oui, pour me ruiner... C'est la surprise.
LE MARQUIS, à ^appareil, Allo! Eh bien, quoi?... Vous avez dit que c'était pour mon beau-père, pour Smiihson?... Oui... Alors? Quoi? Ces actions ont remonté du coup ! Elles ont triplé I
LA MARQUISE, alterrét.
Oh ! oh I
I4B MARQUIS
Allô ! Ma femme g^a^ne cinquante millions ! Bien. Je yoos remercie. Si, si, très content,. . . je suis très content. Ravi, je suis ravi. Je vous remercie. (// raccroche le cornet.) Ahl par exemple I Ah ! par exemple 1
LA MARQuisB, saopliaiit, Philippe I
LE MARQUIS^ lu rcpoussanl et croisant. les bras Non. C'est le bouquet! Vous faites des affaires maintenant !
BIDf:A.n