LA MARQUISE, LE COMTE
LA MARQUISB
Oui, oui, fout de suite. Je viens.
{Elle entre. Son sourire de commande s* efface, et elle se jette dans un fauteuil en sanglotant nerveusement,)
LB COMTB, passant la tête dans la baie de la porte. Il a ses
gants et son chapeau.
Enfin je vous trouve. Il faut que je file; alors je viens vous présenter mes hommages. Vous savez, votre déjeuner était exquis. Je n*ai pas pu manger de tout parce que je suis au régime. Mais... Comment, vous pleurez?
LA MAnQUlSB
Non.
LB COMTB
Ça me fait de la peine de vous voir pleurer.
LÀ MARQUISE
Oui. Vous étés bon. Vous êtes un bon canard.
LE COMTB
Comment ?
LA mauquisb Oui, un good duck. Je veux dire : bon garçon. On est confortable avec vous, vous n^ètes pas moqueur.
LE COMTE
^ Mais qui donc serait moqueur devant vous, chère Madame 2 Vous commandez le respect et l'admiration.
LA MA:RQuiSEf avec désespoir, NoD^ je suis une femme rigolo.
LB COMTB
Rigolo I
LA MARQUISE
Ouî^ rigolo, ridicule.
LE COMTE
Ridicule ! Quelle idée ! Mais je vous admire de tout mon cœur ! Vous êtes superbe, au contraire... Vous avez du sang^ de l'œil, de la race. Ah ! si toute la génération des deux ans TOUS ressemblait I
LA MARQUISE
Des deux ans ?
LE com-B
Les deux ans, les yearlings, les bêtes qui débutent en plat ou en obstacles. J'ai la langue farcie de termes de courses» N*y faites pas attention . Je fais assez de sport pour varier mes lorsirs.
LA MARQUISE
Oui, Philippe m'a dit que vous étiez toujours avec les bêtes»
LE COMTE
C'est-à-dire que je m'occupe de chevaux.
LA MARQUISE
Vous avez Pair vidé I
LB COMTE
Ohl marquise I
LA MARQUISB
Oui, fatigué, finished !
LE COMTE
C'est que j'ai passé la nuit en chemin de fer*
LA MARQUISE
Vous n'êtes pas fort ?
LE COMTE
Moi, si. Très robuste. Mais je n'ai pas eu le temps de dorw mîr cette semaine. J'ai fait trois fois la navette entre Dînant et Brighton/ pour les courses et le tir aux pigeons.