‹ Qui trop embrasse...: Comédie en un acteChapitre 6 sur 99 · JEAN ET MAUD · texte numérisé non relu

JEAN ET MAUD

Oh!

PIERRE

Et boyaudier à la Villette.

JEAN

Pour le coup, c'est merveilleux, mais comment t'arranges-tu ?

C'est un don de naissance, je t'assure. Tout enfant, ma nourrice prétendait que j'avais une façon de prendre le sein qui était troublante, parole d'honneur !

MAUD

Quel fou !

PIERRE

Cela m'est resté, n'est-ce pas, Maud?

26 QUI TROP BMBRASSB4I4

MAUD

Ouii quand tu yeux^ tu es très geatil*

PIBRrS, à Jean.

Tu Yois, je suis gentil.

MAUD

Et très tendre.

piËKltfe Tu vois, je suis tendre.

MAUD, s'asseyant sur les genoux de Pierre.

Et très confortable.

PIERRB

Yed ! tù Tôis ! 1 àm confortable.

MAUD, à ml- voix.

Vô voler joer avec moâ ?

Chut I Pouce ! je ne joue pas»

iBAM

Mes enfants, je tous g'ôiie, j^ seiis qUé je YéUft gène,

(U se lève.) PiliitlRfi

Mais non, mais non.

JEAN

Si, si, vous mourez d*envie d'aller voir dans la chambre à côté si je n'y suis pas.

Quelque chose me dit que tu n'y es pas.

MAUD) A mi-voix.

Gela ùe fait riell. Où pôtlri'alt toit tout de iii6mé.

PIERRB

En plein jour, à la face du soleil?

MAUD

Nous fermerons les yeiix, cela fera la nuit.

JEAN

Mais oui, mais oui.

Qu'est-ce qu'il a, lui, Pousse-l' Amour !

JEAN

J'ai... j'ai... que je ne veux pas vous gêner, qu'il y a longtemps que vous seriez partis si je n'étais pas ici, et qu'enfin si vous ne disparaissez pas tout de suite, c'est moi qui vais m'en aller.

MAUD

Oh ! tu vois, tu es pris.

PIERRE, l'imitant.

Oh ! tu vois que tu es pris I Qu'est-ce que tu as à être jolie comme cela !

JEAN

Vous n'êtes pas encore partis? Je vais siffler la marche nuptiale de Mendelssohn. (il siffle.)

PIERRE

Ah ! non, pas en musique, (ils sortent.)

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