ACTE II 5çfc
LÀ MARQUISE
Vous serez exaucé.
LS MARQUIS
La comtesse, qui est très bonne, pourra vous être très uiile^
Mais je ne demande que cela, chère marquise.
LA MARQUISE
Madame, vous serez mon modèle en tout.
LA COMTESSE
Mille grâces!
LA MARQUISE
Il n'est rien de ce que vous ferez que je ne m'impose commeun devoir de faire égcalement à Pavenir.
LA COMTESSE
Oh ! vous VOUS parisianiserez très vite.
LA MARQUISE
Oui, j'espère. Vous verrez, comtesse, vous ferez des miracles T Vous convertirez les sauvages.
LA COMTESSE
Oh I vous exagérez !
LA MARQUISE
Non, non. Je sens que je ne m'acquitterai jamais. De celtesurprise dans les bras de mon mari datera le moment où jevous aurai voué un respect sans bornes .
LA COMTESSE
Qui se transformera bientôt en amitié.
LA MARQUISE
Sans bornes aussi, comme le respect.
.LA COMTESSE, voulant Vembrasser, Eh bien! adieu donc, chère belle!
LA MARQUISE, SB reculant.
Oh! votre élève, votre respectueuse élève.
LA COMTESSE
Vous ne voulez pas m'embrasser?
LA MARQUISE
Non, pas encore! Je suis encore trop Américaine! Quand le-
VOUS aurai égalée, oui ! Quand je me sentirai aussi Parisienne que vous.
LA COMTKSSE, SOriaTlt,
Gbére marquise!
LA MARQUISE, rcspcct exagéré.
Madame !
LE MARQUIS
Je vous reconduis, comtesse, je vous reconduis. {Il sort avec -la comtesse,)