LE MARQUIS, LE COMTE
LE COMTB^ entrant avec la margaise.
Ecoutez^ Maggy^ j'ai des choses sérieuses à vous dire, des choses délicates.
Quoi?
Quand?
Ohl
LA MARQUISE
LE COMTE LA MARQUISE, Suffoçuée»,
LB COMTE
Ecoulez. J'ai réfléchi. Pas demaio .
LA MARQUISE
Ohl
LE COMTE
Oui, je comprends. Cela vous ennuie. Mais je n'aurais que 25 minutes. Et vraiment 26 minutes c'est trop peu pour une première entrevue, même pour une seconde.
Ohl
LÉ COMTE
Mais après-demain. J'ai tout lâché pour vous. J'ai toute ma journée libre. Vous irez déjeuner chez une amie. Je vous emmène en automobile le matin. Nous irons à Versailles. J'ai un petit pavillon là- bas, à ma disposition. Une chambre très bien, style Marie-Antoioetfe. Le style pas très pur. Parce que voilà, j*ai mis des rideaux japonais pour égayer. Mais c'est très bien . Il ne passe pas beaucoup de voitures. Et puis on est à la campagne. Maggy, c'est convenu. Ditec, après -demain ?
LA MARQUISE
Ni après-demain, ni jamais.
LE COMTE
Quoi?
LA MARQUISE
Jamais 1
•y3 LE JE NE SAIS QUOI?
LE COMTE
Parce que je vous aï dii que demain je a^avaisqueaS minut«9> cela vous a froissée ?
LA UAHQUISB
Oh!
LE COMTE
Alors pourquoi ? Après votre visite au chenil, cet après-inîdi> après ce délicieux baiser dans mon fumoir?
Je regrette cette visite, j'étais troublée, j'ai des remords.
LE COMTE
Elle vous a pourtant réussi. Ça vous a énervée, ça voua ft surexcitée. Vous ne nierez pas que c'est à votre visite que vous devez ce montant, ce brio^ cet éclat, ce feu^ cette poudre à canon, ce salpêtre, ce phosphore!
LA MARQUISE
C'esWvrai I
LE COMTE
Vous voyez I quel résultat déjà pour une simple visite ! Vous verrez, après la première douzaine. , .
LA MARQUISE
Mais non, m<iis non, ya suffit.
LE COMTE
Non, ça ne suffit pas
LA MARQUISE
Si, ça suffit.
LE COMTE
Non, ça ne suffit pas.
LA MARQUISE
Votre but est atteint .
LE COMTE
Mais non, mon but n'est pas atteint.
L'effet est obtenu.
LE COMTE
Il n'y a pas d'effet sans cause.