VIII AVANT-PROPOS
sinon de phrases. Elles n'ont pas été laissées par mégarde ; quelques-unes même ont été rétablies tout
exprès :
« Clou martelé n'entre que plus avant. »
Ce qui m'importe n'est pas tant de séduire que de convaincre.
Que si l'on me reproche de n'avoir pas fait disparaître de ces pages tout ce qui n'a pas trait directement à nos revendications nationales et à la reprise des provinces perdues, je répondrai d'abord qu'il y aurait eu hypocrisie, sinon lâcheté, à dissimuler mes opinions personnelles et à faire le silence sur les graves conflits politiques auxquels j'ai été mêlé.
J'ajoute, en outre, — et ce sera ma conclusion — que la révision de la Constitution de Versailles me paraît toujours aussi indispensable au relèvement de la Patrie, que la révision du Traité de Francfort.
Langéhj, 23 Février 1910.
Paul DÉROULÈDE.
Qui vive? France, quand même