‹ Quinze ans à Paris, 1832-1848. Paris et les parisiensChapitre 9 sur 50 · MUSÉE DU LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

MUSÉE DU LUXEMBOURG

Un règlement du musée du Louvre porte qu'aucun ouvrage d'un artiste vivant, ni son portrait, ne pourront être admis dans ses galeries ; il fallait donc penser à en créer un autre pour donner asile aux talents contemporains, en achetant pour le compte de l'État toute œuvre jugée digne de rester. Les galeries du palais du Luxembourg furent en conséquence affectées à cet usage , et renferment les ouvrages les plus remarquables et les plus admirés aux expositions annuelles du Louvre. Une de ces galeries porte le nom d'Horace Vernet; et c'est justice, car les œuvres de cet éminent artiste y figurent pour la grande partie. Là vous verrez sa fameuse Judith , sa Barrière de Clichj, et tant d'autres tableaux qu'il serait superflu d'énumérer. — Paul Delaroche avec son beau tableau de la Mort cF Elisabeth d'Angleterre ; — Devéria avec la Naissance de Henri IF; — Biard avec ses Artistes ambulants , le plus délicieux , le plus vrai tableau du genre, occupent des places distinguées. Voici la Procession du pape ; — M Antagonisme de Raphaël et de Michel-Ange; — la Destruction des Mamelucks d'Horace Vernet, qui ont leur place marquée au Louvre; mais pour les nombreux admi-

rateurs de ce talent si vigoureux, si varié, si frais, il est à désirer qu'il l'attende encore longtemps. Le salon du dôme, qui lie les deux galeries, contient les modèles de tous les vases exécutés en or ou en argent par M. Odier, orfèvre du roi, qui, en sa qualité de pair de France, en a fait hommage à la Chambre.

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