‹ Quittance de minuitChapitre 17 sur 32 · Z-VOUS · texte numérisé non relu

Z-VOUS

, si cha- ,ié?...

— Allons donc! dit Lew.

La foule murmura.

Ellen eut froid dans le cœur.

Bfolly-Maguire et les gens de l'estrade firent un mouvement d'attention.

— Grognez, mes chéris! reprit le Brûleur; — l'enfant est plus fin que vous... Vous Élites justement ce que j'ai fait quand il a ouvert la bouche ce matin... Mais attendez. Si les madriers n'avaient que le quart de leur longueur actuelle, voudriezvous passer la chaussée a cheval?

— Tiens! tiens! firent quelques voix aux premiers rangs.

Le gros de la foule ne comprenait point encore. Ellen avait au front une sueur glacée; — au premier mot, elle avait compris.

— Je parle des i^ros chevaux de ces coquins de dragons, poursuivit le géant Mahony, — car nos poneys, les chères petites bêles, n'ont pas besoin de la chaussée pour traverser le bog... mais le quart, c'est trop long encore!... On peut scier chacun des madriers en dix, en vingt, — en cinquante morceaux !...

— C'est une pensée infernale! prononça la voix grave de Molly-Maguire.

— C'est une pensée du bon Dieu! cria-t-on dans la foule.

De rang en rang la lumière se faisait dans ces intelligences incultes et rétives, — on comprenait , — et, à mesure que l'on comprenait , <»n admirait bruyamment le sanglant stratagème du Brûleur.

— Il y restera cette fois, s'écria Gib Roe en

jetant son chapeau sans bords aux stalactites de la voûte...

— Il y restera ! répéta le pauvre Pat. — Oh ! sainte Vierge! la bonne idée!...

— Arrah! hurla Mac-Duif, — ça sera drôle!

— Ils y resteront tous!...

— Tous jusqu'au dernier!

— La boue a plus de dix pieds de profondeur à cet endroit-là!

— Il y a où mettre les cent dragons!

— Et cent autres avec!...

— Et mille autres!...

C'était un assourdissant tapage, une joie délirante, une fièvre de sang!

La haine satisfaite montait au cerveau de tous ces malheureux avec une violence folle.

Ils chantaient, ils criaient, ils éclataient en rires convulsifs.

La plupart s'étaient levés; les shillelahs se choquaient dans l'ombre, on louait Dieu, on attestait la Vierge parmi des blasphèmes inouïs.

Ellen était là comme au milieu d'un rêve affreux; son esprit nageait en un vague plein d'angoisses; elle ne pensait plus, et l'excès de son martyre lui en ôtait en quelque sorte la conscience.

Il s'était fait cependant un mouvement sur l'estrade, et Mahony, entouré d'une hoide enthousiaste qui avait envahi l'espace laissé libre, suivait ce mouvement d'un œil curieux.

Molly-Maguire s'était rapprochée des hommes masqués qui se tenaient derrière elle.

Une discussion courte et vive s'engagea ; on par-

lait tout bas. — Mahony tendait le cou pour entendis ; mais, au milieu du fracas général, bien peu de mots arrivaient à ses oreilles.

11 entendit seulement une voix qui ressemblait à celle de Mickey Mac-Diarmid et qui disait :

— Frère, vous êtes le premier, mais vous n'êtes pas le maître... Le bras qui voudra retenir cette foule sera brisé... Que Mortimer meure!

Quelques paroles s'échangèrent encore, puis Molly-Maguire revint au-devant de l'estrade.

On devinait que, sous sa mante rouge, ses bras étaient croisés sur sa poitrine; sa tête se penchait dans l'attitude d'une profonde et douloureuse méditation.

Le géant devina que la bataille était gagnée et mêla sa grosse voix aux voix triomphantes de la foule.

L'effrayant concert recommença plus tonnant et plus rauque. — Le sol tremblait; il semblait que la voûte invisible allait s'abîmer sous cet assourdissant fracas.

Et tout ce bruit enivrait de plus en plus la cohue : elle en était arrivée à ce point de ne se plus connaître. On retournait sur les gobelets vides les cruches de potteen épuisées. Des voix hurlantes demandaient à boire. — Parfois, de la nuit lointaine surgissait le cri de détresse d'un homme éloutfé par le poids de tous...

Le délire montait, en se régularisant pour ainsi dire. Les chants s'organisaient; les mains se rencontraient dans l'ombre, et le mouvement d'un branle fougueux emportait en sens divers les masses qui se choquaient et s'écrasaient

Puis, après quelques tâtonnements meurtriers, le mouvement prit un cours unique, et la foule, emportée par un irrésistible élan, se mit à tourner dans les ténèbres.

On se pressait ; des hommes renversés criaient sous le pied qui foulait leur poitrine; on se ruait avec une fougue désordonnée. La ronde immense allait, choquant les piliers immobiles et s'écrasant contre les aspérités des parois.

C'était un cordon sans fin qui passait et repassait devant le foyer où le Brûleur jetaient incessamment de nouvelles branches de bog-pine.

En passant, les faces échevelées s'éclairaient de rouges reflets , et allaient se plonger, comme en un couffre sans fond, dans l'ombre voisine.

D'autres s'élançaient du sein de la nuit, s'éclairaient et disparaissaient à leur tour.

Et toujours, toujours...

La tète et la queue de ce branle diabolique se mariaient dans les ténèbres. Jamais de cesse! Les têtes passaient, passaient, jetant leurs longs cheveux en arrière en montrant leurs faces démasquées. Et chacun mêlait son cri aigu ou grave à la clameur commune.

Les voix s'enrouaient, les jambes s'épuisaient; mais on chanlait, mais on dansait toujours.

Un cri s'éleva plus rauque. — La foule essoufflée trouva pour y répondre un long éclat de rire.

Des bras s'élevèrent; le lourd Mahony, saisi par trente mains à la fois, fut enlevé péniblement, et son corps énorme s'étendit, porté en triomphe au-dessus des tètes courbées.

La ronde continua un instant encore, puis ce

fut une clameur suprême. — Le flot s'affaissa ; les danseurs étaient couchés pantelants sur le sol.

Mahonv regagna paisiblement son poste.

Quelques minutes après, le silence régnait dans la galerie.

Tout cet enthousiasme était tombé; la fièvre folle s'était calmée.

On écoutait le roi Lew qui parlait.

Pendant la ronde, Ellen s'était adossée, à demi morte , à la paroi froide.

Et, tandis que la cohue ivre célébrait par avance la mort de so's terrible ennemi, tandis que les gens de l'estrade, immobiles et glacés comme des slatues, contemplaient, sans y prendre part, le tumulte insensé, l'Heiress lâchait de prier. Ses lèvres murmuraient machinalement des paroles d'oraison; du sein de sa détresse, elle essayait d'élever encore son âme jusqu'à Dieu.

Un instant elle crut que Dieu l'avait entendue: un rayon d'espoir descendit en son cœur qui se reprit à battre; le sang revint à sa joue; tout son pauvre corps réchauffé se sentit vivre.

La chaussée de planches était la route la plus courte de Tuam à Galway; — mais il y avait une autre roule...

La danse avait cessé; Ellen méditait sur cette chance de salut et la caressait chèrement , lorsque le roi Lew éleva la voix comme pour répondre à sa pensée.

— Tu n'as point menti, Brûleur, mon garçon, dit Lew; *- sous les madriers de la chaussée il y a où mettre tous les orangistes du monde et les modérés par-dessus le marché!... Mais Mortimer

est aussi malin que toi, et, quand on a pqur maiv cher de bonnes jambes de chevaux, on ne regarde guère à quelques milles de plus ou du moins. — Je voudrais parier que les dragons tourneront vers l'ouest et iront chercher le terrain solide du côté des lacs.

Ellen se remit à écouler comme au moment où Mahony expliquait son plan infernal.

Le géant eut un sourire épais.

— Je vous dis, roi Lew, répliqua-t-il, que j'aurais cherché six mois durant sans trouver cela!... Le projet est sorti d'une meilleure tète que la mienne et l'on a pensé à tout , je vous promets.,. Il y a de pauvres diables dans les bogs qui sont assez affamés pour trahir leurs frères moyennant un morceau de pain... Gib Roe est-il ici?

Gib crut que sa dernière heure était venue, et n'eut point la force de répondre.

— il était ici tout à l'heure, répliqua Pat, toujours empressé à faire acte de zèle. — Holà ! Gib ! mon lils, où es-lu?

Gib était auprès de Patrick Mac-Duff, qui mit la main dans les cheveux crépue du coupeur de turf et l'attira vers le foyer.

— Le voilà! dit-il.

— Oh! mes bons amis! murmura Roe, — ayez pitié d'un pauvre homme, et ne me faites point mourir en état de péché mortel!...

Heureusement pour Gib, le Brûleur ne l'entendit point.

— Que diable marmottes-tu entre tes dents? demanda-t-il.

— Il a trop dansé, répondirent les autres.

— Gib, reprit le géant , — ton petit Patrick et ta petite Su sont-ils encore dans le bog de Clare- Gahvav?...

— Obi oui, toujours, mon doux ami, répliqua Roe en tremblant, — bien maigres toujours, les chers innocents!... bien contents quand on leur jette une pomme de terre!... et babilles de haillons toujours, comme le pauvre Gib Roe!

Le Brûleur jeta sur Gib un regard qu'il tâcha de rendre perçant; mais la pénétration n'était point son fort.

— Ce n'était peut-être pas lui, après tout, se dit-il.

Puis il reprit à haute voix :

— On leur donnera des pommes de terre, Gib, à ton petit Patrick et à. ta petite Su, s'ils veulent se comporter comme il faut... entendez-vous, roi Lew !... Les deux enfants iront dire au major qu'il y a une embuscade auprès du lac Corrib... et le major voudra prendre la chaussée de planches.

Ces paroles tombaient comme autant de coups mortels sur le cœur de fHeiress. Le rayon d'espoir qui venait de luire en son âme se voilait. Elle retombait au plus profond de son angoisse.

Gi]) ne se possédait pas de joie. Il avait relevé sa tête humble; il secouait ses cheveux hérissés; il battait sa poitrine à deux mains avec liesse.

— Oh! Mahony, disait-il en s'essuyant les yeux; — oh! mon fils cher! merci d'avoir pensé aux deux innocents! Ils conduiront le major jusque dans le trou, les douces créatures, — le major et ses dragons! — et ils riront bien.,. Oh! comme

ils riront, en voyant les Saxons se noyer dans la boue !

— Tout le momie rira, «lit Mac-Duff d'un air jaloux, — et je nie chargerais bien , moi qui vous parle , d'aller prévenir le major.

Mais ridée du petit Paddy et de la petite Su plaisait à la foule, qui grogna pour Mac-Duff.

Gib Roe, vainqueur, devenait un personnage important et se cariait auprès du loyer. — Comme le pauvre Pal enviait sa gloire!

La foule, harassée, trouvait encore la force de rire et de crier. Elle chantait victoire d'avance, et aux excès de sa joie, on pouvait mesurer la haine qu'elle gardait au major anglais. - Celle haine égalait presque la terreur superstitieuse qu'inspirait le hardi Saxon.

M >lly-Maguiie était toujours immobile et la tète penchée sur le devant de l'estrade.

Si quelque main audacieuse eùl soulevé les plis de son capuchon rouge, on eût découvert sous létoffe rabattue le franc et hautain visage de Morris Mac Diarmid.

Il était bien pâle. Son front plissé se courbait sous une pensée sombre. Son regard, qui se perdait dans les ténèbres, où grondait la cohue, avait une expression découragée. •

Un sourire amer était autour de ses lèvres.

Au fond de sa conscience, il pesait sans doute en ce moment les chances de la bataille engagée.

Et à voir ces hommes à cœur d'enfant , bavards comme des femmes, timides, furieux et se laissant aller aux triomphes délirants d'une puérile vengeance, il se demandait, lui le cœur valide et

ferme : — Sont-ce là les soldats de mon armée?...

Et un lourd dégoût s'appesantissait sur son aine. — Et il lui fallait toute la vigueur de son courage pour ne pas tourner le dos et fuir devant la misère morale de ses propres soldats.

Mais celait une nature généreuse, — soudaine et patiente à la fois. Au dedans de lui brûlait et ne pouvait point s'éteindre ce feu sacré des belles âmes, l'amour de la patrie.

Il avait rêvé une fois l'Irlande grande et libre. — Qu'importaient les obstacles de la roule? et n'y avait-il pas deux issues à ce chemin où s'était engagée sa forte jeunesse : la victoire et la mort?

Il marchait; chacun de ses pas était un effort douloureux ; bien souvent un choc imprévu le rejetait brisé tout en bas de la route ardue ; — mais il remontait infatigable, et la pensée ne lui venait point de regarder en arrière.

IJp jour cet homme avait rejeté loin de lui d'un bras fort son seul espoir de bonheur dans la vie.

Ceux qui ne le connaissaient point , et ses frères eux-mêmes, en voyant ce front fier et calme, en voyant ces yeux sans larmes, s'étaient dit souvent : — Il l'a oubliée !... Il ne l'aimait pas.

Oh! comme ils se trompaient! et combien il l'avait aimée! — et comme il chérissait encore sa mémoire !

Jessy O'Brien, son unique amour! la poésie de sa jeunesse ardente! le repos de ses premiers labeurs! la récompense espérée qu'il avait vue longtemps au bout de ses fatigues!...

Jessy, son rêve sans tache, sa douce fiancée!

Tout ce que son cœur avait de chaleur et de

tendresse, il l'avait donné à rette femme qu'on l'accusait de n'avoir point aimer. (>( amour 6tai grave, dévoué, profond comme son âme. — Il était impérissable comme sa volonié. — Jes<^ m.iriée, Jessy morte, gardait sa place entière au fond de ce cœur, et n'avait point à craindre de rivale.

Quand sa course solitaire l'emportait au loin et qu'il allait, soldat infatigable, combattre seul pour la grande cause de la patrie, le présent disparaissait parfois pour lui devant un songe enchanté...

Ils étaient deux. Son voyage triste avait une compagne. — Auprès de lui s'épanouissait un frais sourire de vierge, il entendait la voix naïve d'un cœur qui l'aimait , qui cherchait son cœur, et d'où sortaient des paroles adorées.

Jessy, pauvre Jessy! douce martyre, vous étiez là! Voms saviez les durs efforts de sa lutte hardie, et vous le souteniez, et vous lui redonniez. courage, quand l'obstacle à franchir dépassait la force d'un homme.

Jessy! belle et pure fille de la montagne! ange radieux dont le sourire avait tenté le ciel, vous viviez dans sa mémoire, et votre souvenir aimé était le baume qui s'étendait sans cesse sur la blessure ouverte de son âme...

Que parlaient-ils de vengeance, ces hommes qui ne vous avaient point connue! Morris, lui, vous voyait au ciel , où votre divin sourire lui parlait de miséricorde et de pardon...

Il ne pardonnait point pourtant, car il n'était qu'un homme, et son âme se révoltait, indignée, à la pensée du lâche assassinat. Mais, aux heures

où la réflexion grave dominait leà souvenirs et le reportait tout entier vers la patrie aux abois, tout autre sentiment s'eftaçait en lui. Sou amour tout seul aurait pu resfer debout. Sa haine s'éteignait ou plutôt se confondait avec la grande haine qu'il portait à l'Angleterre.

Et alors, refermant son cœur sur l'image adorée de la mort, il repoussait lord George l'assassin hors de sa voie, comme le penseur écarte du pied l'obstacle importun qui lui barre la route.

Se venger d'un homme était trop peu pour lui...

En ce moment où les instincts changeants et la courte vue de cette foule qui l'entouraient se montraient à lui sans voile, Morris Mac-Diarmid sentait le doute et la pitié emplir son àme. — Il était seul, tout seul parmi cette tumultueuse cohue. — Par instant, sa tâche commencée lui semblait un rêve impossible.

Il ne savait plus s'il était dans la vraie voie. Il se demandait si 0 Connell n'avait pas mieux compris l'impuissance de ce peuple enfant, et si mieux ne vaudrait point même attendre du temps et de la vaste raison de Robert Peel un remède aux maux intolérables de l'Irlande.

Mais il était Irlandais. Il ne croyait point à O'Connell, et tous ses instincts se révoltaient contre le bienfait qui tomberait d'une main anglaise.

Il fallait combattre, combattre toujours : O'Connell, Robert Peel et ses propres frères!

Et Morris se disait, dans l'orgueil indompté de sa force : — Je combattrai !

Il n'y avait plus maintenant ni doute ni hésitation dans rassemblée. Chacun y disait son mot triomphant et jowux. Pat, (iib, Mac-Duff, le Brûleur et tons les autres, sur les premiers et sur les derniers rangs , devant et derrière l'estrade, autour du feu et dans l'ombre, mêlaient leors plaisanteries sanglantes et se renvoyaient de cruels lazzi.

Le major Perey Mortimer leur avait fait tant de mal!

Sa mort était désormais résolue. Il ne pouvait échapper. Sa tombe était creusée.

Chacun faisait parade de sa haine longtemps contenue. On luttai! d'inventions cruelles, et ces imaginations affolées se cumplai>aient a évoquer leurs vengeances prochaines, entassant Tune sur l'autre les images du meurtre.

— Us s'enfonceront petit a petit, dit Mac-Duff, — et quand on ne verra plus que leurs têtes, ce sera le bon moment pour les slnllelahs !...

— Oh! mes hls, et comme ils crieront! ajouta le pauvre bon Pat.

— Et comme ils appelleront leurs mères!- dit Gib Roe. — La petite Su lira bien et le petit Paddy, l'innocent! s'amusera comme un homme...

— Je voudrais y être déjà!...

— Je m'approcherai tout près de ce démon de major, et quand il criera grâce pour la dernière fois, je lui enfoncerai la tète dans la vase avec mon pied !

Avant que cette bonne idée fût couverte par les applaudissements qu'elle méritait à coup sûr, un cri s'éleva du côté de la porte, cri d'angoisse et

d'indignation poussé par une voix que personne ne reconnut.

— Oh! malédiction!... malédiction sur vous tous !... avait dit la voix.

Il se fit entre les colonnes un silence de mort. Chacun retenait son souffle, et il semblait qu'un charme magique enchantait désormais les mille langues de l'assemblée.

— Qui a parlé? dit Molly-Maguire en se levant. Le géant Mahony, tenant à la main un morceau

de bog-pine enflammé, s'élança dans la direction de l'entrée.

— Qui a parlé? demanda de nouveau Molly- Blaguire.

El dans la foule on disait :

— Saint Finn-Bar! nous sommes perdus!...

— Ayez pitié de nous, bon saint Janvier!

— Sainte Vierge! saint Patrick! saint Gérald !...

— II y a un traître ici!...

— Och! mes fils, c'est la voix d'un Anglais!...

— Les dragons sont peut-être sur le galet à nous attendre!...

On s'agitait sourdement; c'était comme une mer soulevée. Mais nul n'osait s'avancer du côté de l'entrée, derrière laquelle pouvait être la mort.

La torche du géant brillait à l'endroit d'où était parti le cri, et qui naguère était plongé dans une obscurité profonde.

Elle éclairait le visage renversé du pauvre Pat et les traits épouvantés de Mac-Duff.

C'était à la place occupée un instant auparavant par Ellen Mac-Diarmid.

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